Les sélections du Brouillon : les beaux livres

  • Georgia O'Keeffe

    Camille Viéville

    • Citadelles & mazenod
    • 8 Septembre 2021

    Née en novembre 1887 dans le Wisconsin, Georgia O'Keeffe étudie à l'Institut d'art de Chicago et à la Ligue des étudiants en art de New York. Figure incontournable du cercle d'Alfred Stieglitz, éminent photographe et galeriste new-yorkais dont elle sera la muse et la compagne, elle est au centre de l'effervescence de l'art américain au début du XXe siècle.
    Tout au long du siècle, elle dessine en pionnière une voie qui lui est propre, entre figuration et abstraction, modernisme et primitivisme, végétal et minéral, nature et architecture. Ses vues urbaines, ses fleurs, ses paysages hypnotiques - rives sylvestres de Lake George, plaines et canyons du Texas, panoramas désertiques du Nouveau-Mexique ...-, ses squelettes et os d'animaux, souvent en gros plan, forment des motifs récurrents qui s'inscrivent dans un courant biomorphique et subjectif en rupture avec l'abstraction géométrique.
    À travers cette monographie de référence, Citadelles & Mazenod invite ses lecteurs à célébrer l'originalité et la singularité d'une artiste visionnaire, en présentant un panorama iconographique d'une ampleur sans précédent.

  • Frida Kahlo : tout l'oeuvre peint

    Andréa Kettenmann

    • Taschen
    • 9 Juillet 2021

    Si quelques femmes artistes sont parvenues à entrer dans l'histoire de l'art, aucune n'a connu une ascension aussi fulgurante que la peintre mexicaine Frida Kahlo (1907-1954).
    Reconnaissable entre mille et représenté sur plus de cinquante autoportraits extraordinaires, son visage est admiré depuis des générations. Cette oeuvre unique, associée aux centaines de photos prises par de grands noms comme Edward Weston, Manuel et Lola Álvarez Bravo, Nickolas Muray ou Martin Munkácsi, a fait de Frida Kahlo une icône de l'art du XXe siècle.
    Frida a décidé de devenir peintre après un accident survenu durant son l'adolescence. Son mariage avec Diego Rivera, en 1929, la propulse sur le devant de la scène artistique, non seulement au Mexique, mais aussi aux États-Unis et en Europe. Une personnalité comme André Breton a fait l'éloge de son travail et a inclus la peintre dans le cercle international des Surréalistes. En 1939, il expose ses oeuvres à Paris où Picasso, Kandinsky et Duchamp les admirent.
    Ce livre format XXL offre au lecteur l'opportunité d'explorer les peintures de Frida Kahlo comme jamais auparavant. À l'aide de reproductions superbes, parfois agrandies par rapport à leurs dimensions originales et en interaction avec des photos célèbres de l'artiste, il présente des oeuvres provenant de collections privées, difficilement accessibles au grand public, ainsi que d'autres que l'on croyait perdues ou qui n'ont pas été exposées depuis plus de 80 ans. Ce volume représente l'étude la plus complète à ce jour des peintures de Frida Kahlo.
    Des dessins, des extraits de son journal intime, des lettres et une biographie abondamment illustrée de photographies de Frida, de Diego et de la Casa Azul - la maison de Frida et le centre de son univers - donnent un aperçu très personnel de la vie et de l'univers artistique de Frida Kahlo.

  • Georgia O'Keeffe

    Didier Ottinger

    • Centre pompidou
    • 25 Août 2021

    Aux États-Unis, Georgia O'Keeffe (1887-1986) a acquis un statut quasi-légendaire et demeure la plus célébrée et reconnue des peintres américaines. Cet automne, le Centre Pompidou présentera la première exposition rétrospective française de l'oeuvre de O'Keeffe, réalisée en collaboration avec le Musée Thyssen de Madrid, la Fondation Beyeler de Bâle et le Musée Georgia O'Keeffe de Santa Fe.

  • Vivian Maier

    Collectif

    • Reunion des musees nationaux
    • 15 Septembre 2021

    Vivian Maier (1926-2009) est connue comme photographe. Il aura fallu le hasard de la découverte de son corpus photographique en 2007 dans une brocante aux Etats-Unis pour que le public puisse la connaître.
    Vivian Maier naît à New-York en 1926. Son père est d'origine austro-hongroise et sa mère est française, ce qui la conduit à séjourner à plusieurs reprises en France dans sa jeunesse. Elle commence à exercer le métier de gouvernante d'enfants dès 1951, d'abord à New-York puis, jusque dans les années 1990 à Chicago où elle s'éteint au printemps 2009.
    Cette passion qui l'habite et qui deviendra une activité presque quotidienne, l'élève aujourd'hui au rang des plus grands photographes emblématiques de la Street Photography, et la fait figurer dans l'histoire de la photographie aux côtés de Diane Arbus, Robert Frank, Helen Levitt ou Garry Winogrand.
    Son oeuvre est constituée de plus de 120 000 images photographiques, de films super 8 et 16 mm, d'enregistrements divers, de photographies éparses, et d'une multitude de pellicules non développées, comme autant de trouvailles fascinantes.
    Les scènes de rue et les quartiers ouvriers, là où elle rencontre la vie, constituent une des grandes thématiques de son oeuvre. Au travers de nombreux portraits d'inconnus à qui elle délivre une fraction de seconde d'éternité en croisant leurs regards, Vivian Maier fixe un geste, une expression, une situation, la grâce de petites choses accessibles.
    Il y a aussi l'univers des enfants qui a été le sien durant si longtemps, et qui est aussi le monde de la liberté où le temps n'existe plus. Elle s'attache aux formes, aux rythmes, aux matières et aux objets trouvés au détour de ses longues promenades.
    D'abord en noir et blanc jusqu'aux années 1960, Vivian Maier utilise la couleur, où elle joue des spécificités de cette nouvelle technique pour varier sa pratique photographique.
    Dans cet ouvrage, des rapprochements nouveaux de ses photographies forment un ensemble dense et brillant de son travail. Grâce à des archives inédites de la photographe, de nouvelles analyses scientifiques sont présentées, mettant en regard plusieurs aspects de sa création.
    Vivian Maier « empoignait la vie qui était partout où elle portait son regard. Elle la saisissait par petites séquences, elle l'observait, elle la suivait. Véritable artiste dont la sensibilité et l'humanité apparaissent sans nul artifice.

  • Icônes de l'art moderne, la collection Morozov

    Anne Baldassari

    • Gallimard
    • 2 Septembre 2021

    Après le grand succès succès de l'exposition « Icônes de l'art moderne. La collection Chtchoukine » le Fondation Louis Vuitton présente du 24 février au 25 juillet 2021 « Icônes de l'art moderne. La collection Morozov ». Les frères Mikhaïl et Ivan Morozov, hommes d'affaire moscovites, ont constitué une collection extraordinaire d'oeuvres d'art moderne d'artistes tels Picasso, Matisse, Gauguin, Van Gogh, Cézanne, Bonnard, Denis, Degas, ainsi que d'artistes russes (Vroubel, Chagall, Malevitch, Repine, Larionov, Serov...) Nationalisée lors de la révolution de 1917, la collection fut distribuée, après la Seconde Guerre mondiale, entre le musée de l'Ermitage (à Saint-Pétersbourg), le Musée des beaux- arts Pouchkine et la galerie Tretiakov (à Moscou). C'est grâce à la collaboration remarquable de ces musées russes que la Fondation Louis Vuitton présentera ces oeuvres. Il s'agit d'un événement artistique exceptionnel puisque jamais cet ensemble d'oeuvres n'a été présenté hors de Russie. Un dispositif spécial d'accueil du public sera mis en place dans la stricte application des recommandations sanitaires du gouvernement a?n de garantir la sécurité et la meilleure protection des visiteurs.

  • David Hockney : a year in Normandie

    Collectif

    • Reunion des musees nationaux
    • 10 Novembre 2021

    Catalogue de l'exposition.

  • À l'aube de ses quatre-vingts ans, David Hockney a recherché pour la première fois la tranquillité à la campagne, un lieu où observer le coucher du soleil et le changement des saisons, un endroit où tenir à distance la folie du monde. Ainsi, lorsque la Covid-19 et le confinement ont frappé, cela n'a pas changé grand-chose à la vie à La Grande Cour, la ferme normande plusieurs fois centenaire où Hockney avait installé son atelier un an auparavant.

    On ne reporte pas le printemps est un manifeste qui célèbre la capacité de l'art à divertir et à inspirer. Il s'appuie sur une multitude de conversations et de correspondances inédites entre David Hockney et le critique d'art Martin Gayford, son ami et collaborateur de longue date. Leurs échanges sont illustrés par une sélection de peintures et de dessins inédits réalisés par l'artiste sur son iPad en Normandie, en lien avec des oeuvres de Van Gogh, Monet, Brueghel et d'autres encore.

    Constamment poussé à aller de l'avant par son enthousiasme contagieux et son sens de l'émerveillement, à contre-courant depuis toujours, mais très populaire depuis soixante ans, Hockney ne se préoccupe pas de l'opinion des critiques. Totalement absorbé par son environnement et les thèmes qui le fascinent depuis des décennies: la lumière, la couleur, l'espace, la perception, l'eau, les arbres, il a beaucoup à nous apprendre, non seulement sur notre façon de voir... mais aussi sur notre façon de vivre.

  • Georgia O'keeffe : l'espace pour liberté

    Alicia Inez Guzmán

    • Flammarion
    • 25 Août 2021

    À une époque où l'indépendance des femmes était radicalement proscrite par les normes sociales, Georgia O'Keeffe fait figure de liberté. Elle se déplace à sa guise d'une côte à l'autre des États-Unis, choisissant ses foyers entre l'activité débordante de New York avec son mari Alfred Stieglitz et l'autonomie réconfortante plus solitaire du Nouveau-Mexique. Elle met un point d'honneur à produire de l'art où qu'elle soit. Elle transforme les espaces et les objets que d'autres pensent connaître en chefs-d'oeuvre de lignes et de couleurs. Elle affirmait que regarder l'un de ses tableaux c'était voir comme elle voyait, et non de quelle manière elle vivait. Les aquarelles et les peintures de Georgia O'Keeffe, les photographies des plus grands artistes qui l'ont entourée tout au long de sa vie ainsi que les images d'archives de ses amis et de sa famille provenant du Georgia O'Keeffe Museum font la richesse de cette biographie.

  • Vivian Maier : en toute discrétion

    Françoise Perron

    • Loco
    • 17 Septembre 2021

    Une nouvelle photographe, Vivian Maier, est découverte en 2010 alors qu'elle vient de disparaître. Ses dizaines de milliers de clichés, dont une majorité de négatifs non développés, ont été découverts après sa mort, faisant d'elle une artiste célèbre.
    À partir de là, tous s'interrogent sur l'histoire de cette femme, sur sa personnalité, et découvrent qu'elle a aussi, un lien très fort avec la France.

    Françoise Perron est partie sur ses traces, à New-York, à Chicago et dans les Hautes-Alpes et recueilli le récit de ceux qui l'ont bien connus en France et aux États-Unis, dévoilant ainsi, au-delà de la caricature de nounou acariâtre, qui a souvent circulé à son sujet, une personnalité trouble et attachante.

  • Fleurs aimées : entre peinture et poésie

    Collectif

    • Hazan
    • 29 Septembre 2021

    Ce florilège de poèmes et de peintures suit un principe simple : chaque poème est illustré par une oeuvre qui lui répond, par des correspondances tantôt évidentes, tantôt discrètes, dont nous souhaitons qu'elles mettent en valeur la couleur, l'atmosphère du texte qui l'accompagne. Si les fleurs en sont le thème principal, des poèmes dédiés aux saisons permettent aussi d'en retrouver l'essence. Le temps d'une année, de quatre saisons, cette anthologie (au sens propre, en grec ancien, de « collection de fleurs / action de cueillir des fleurs ») ne prétend pas épuiser un sujet aussi foisonnant, mais espère en proposer un aperçu sensible et personnel, et réussir à capturer les parfums fugaces de ces fleurs sur papier.

    Poèmes de Guillaume de Lorris, Christine de Pisan, Omar Khayyâm, John Keats, Victor Hugo, Louise Colet, Emily Brontë, Charles Baudelaire, Walt Whitman, Emily Dickinson, Arthur Rimbaud, Renée Vivien, Anna de Noailles, Stéphane Mallarmé, Guillaume Apollinaire, Hélène Picard, Rilke... dialoguent avec les oeuvres de Hokusai, Tissot, Manet, Redon, Degas, Cézanne, Monet, Renoir, Van Gogh, Bonnard, Vuillard...

  • La lune dans l'estampe japonaise

    Anne Sefrioui

    • Hazan
    • 13 Octobre 2021

    La lune occupe une place très singulière dans la culture japonaise, au point qu'une fête, Tsukimi, lui est traditionnellement consacrée chaque année, à une date qui varie entre la mi-septembre et le début d'octobre, suivant le calendrier lunaire. La célébration, toujours vivace, consiste à se réunir en famille ou entre amis pour contempler l'astre nocturne lorsqu'il est dans sa phase pleine, au moment de l'année où sa brillance est la plus grande, rituel qui s'accompagne d'offrandes et de mets spécifiques. Contrairement à la tradition occidentale qui associe à la lune une image mélancolique, voire négative, elle est au Japon l'expression de la fécondité et de la prospérité - trace, sans doute, de fêtes anciennes célébrant la fin des récoltes. Plus largement, elle symbolise l'automne, participant ainsi d'un genre poétique et artistique intitulé « Neige, lune et fleurs », qui résume le cycle des saisons.
    Les estampes réunies dans cet album témoignent de l'importance qu'elle occupe dans l'imaginaire des artistes. Certaines illustrent clairement la fête de Tsukimi, montrant des réunions sur une terrasse ou sur le bord d'une rivière. D'autres rappellent son lien étroit avec la poésie, comme en attestent les feuillets entre les mains de quelques personnages, mais aussi avec les contes et les récits mythologiques - rappelés notamment par la présence de lapins. Ailleurs, la lune marque simplement le passage à la nuit, lorsque le soleil a disparu et que chacun se hâte de rentrer chez soi ; ou au contraire, quand la tombée du jour sonne le début d'une autre vie, celle des courtisanes et des plaisirs secrets. Enfin, présente parfois pour sa seule qualité esthétique, la lune éclaire un paysage, empreint dès lors de mystère, ou participe d'une composition savante et délicate, mêlant fleurs et oiseaux.
    Les plus grands noms de l'estampe japonaise se trouvent réunis dans ce recueil, Hokusai, Hiroshige, Yoshitoshi, dernier grand maître de l'ukiyo-e, plus tard Hasui Kawase et bien d'autres. Si chacun, avec son style singulier, a célébré l'astre de la nuit, de l'ensemble se dégage une atmosphère particulièrement paisible et poétique.

  • Chemins sans issue selon Van Gogh

    David Haziot

    • Ateliers henry dougier
    • 23 Septembre 2021

    Le Champ de blé aux corbeaux est devenu un tableau mythique. Mais s'il excelle à faire connaître une oeuvre, le mythe obscurcit plus qu'il n'éclaire. Non, cette toile ne fut pas la dernière de Van Gogh, et non, il ne s'est pas suicidé devant. Longtemps, par égard pour les témoins vivants, on a occulté le rôle de Théo et d'autres personnes dans la tragédie d'Auvers-sur-Oise. Ce récit rétablit, par le don de vie du roman, le scénario de la fin.

    Le Champ de blé aux corbeaux, ainsi remis en perspective, en sort plus poignant. Comme tout chef-d'oeuvre, il est une synthèse de l'art de son auteur par la couleur et par le trait, en adéquation parfaite avec son ressenti de l'instant. Le comprendre le fait d'autant plus aimer.

  • De l'or dans la nuit de Vienne selon Klimt

    Alain Vircondelet

    • Ateliers henry dougier
    • 8 Avril 2021

    « La toile aux dimensions inhabituelles sortait peu à peu de sa solitude de lin. Klimt l'avait recouverte d'une ample couche d'or mat, au cuivré profond, d'une densité puissante propre à accueillir le motif. Il se souvenait des fonds des fresques de Ravenne et des coupoles de San Marco et de Torcello, tous dorés eux aussi, aptes à recevoir. L'or comme un ciel offert à toutes les promesses, disait-il. Car de lui naîtrait l'objet même du tableau... » Le Baiser de Klimt est devenu le tableau de tous les records : le plus connu du XXe siècle, le plus admiré, le plus copié, le plus « marchandisé »... Mais que sait-on de sa création ? Et surtout, quel sens Klimt a-t-il voulu donner à son chef-d'oeuvre ?

  • Tourbillons impressionnants, flots tumultueux des rivières, torrents bouillonnants, cascades vertigineuses, violentes intempéries, douces pluies poétiques, neige immaculée et silencieuse : l'eau sous ses multiples formes occupe une place essentielle dans les estampes japonaises des XVIIIe et XIXe siècles. La mer surtout, omniprésente dans l'archipel nippon, participant de l'identité des Japonais, est sublimée. Parmi les représentations récurrentes de vagues impétueuses déferlant sur le rivage, menaçant des embarcations, se brisant sur les falaises, les rochers et les récifs, une image aussitôt s'impose : celle de la célèbre Grande Vague de Hokusai. Des artistes tels que Hokusai en effet, mais aussi Hiroshige et Kuniyoshi vont devenir les maîtres incontestés de cette représentation de l'eau, relevant de véritables défis techniques pour saisir à la fois l'instantanéité et la pérennité du mouvement, en exprimer l'éternel recommencement, en traduire l'ampleur et la force. Jeux de lumières, de couleurs et de lignes, stries profondes, traits vifs, courbes ou volutes leur permettent de synthétiser et de schématiser les divers mouvements des eaux, tour à tour dormantes, bouillonnantes ou écumantes. À partir des années 1830, un nouveau pigment, le bleu de Prusse, va leur permettre de rehausser leurs oeuvres d'une teinte intense et profonde, donnant à l'eau toute sa force d'expression, autorisant tous les contrastes et les variations infinis de bleus.Dans un style tout à la fois réaliste, abstrait et innovant, ces maîtres de l'estampe capturent le caractère unique et quasiment sacré de l'eau dans une véritable communion avec la nature, et nous livrent leur vision d'un monde empreint de spiritualité.

  • Vivian Maier : à la surface d'un miroir

    Paulina Spucches

    • Steinkis
    • 4 Novembre 2021

    New York, 1953. Joanna et Lawrence Ward engagent une nouvelle nourrice pour leur fille Gwen.
    Très secrète, un peu étrange et parfois sévère, Vivian Maier trouve pourtant les faveurs de la petite fille qui la suit dans ses pérégrinations urbaines et l'observe capturer le monde qui l'entoure à travers l'objectif de son Rolleiflex.
    À mi-chemin entre fiction et biographie, Paulina Spucches nous entraîne de Brooklyn au Champsaur, imaginant le contexte que pourrait renfermer chaque cliché de Vivian Maier, génie de la photographie de rue.

  • Shin Hanga, les estampes japonaises du XXe siècle

    Brigitte Koyama-Richard

    • Scala
    • 14 Octobre 2021

    Les grands maîtres de l'estampe ukiyo-e n'étaient plus de ce monde lorsque leurs oeuvres connurent un succès phénoménal en Occident. Aux siècle suivant, les derniers peintres de l'ukiyo-e, concurrencés par la photographie, se tournèrent vers la peinture et l'illustration.
    L'éditeur et commerçant Watanabe Shôzaburô qui appréciait plus que tout les estampes décida de leur donner une seconde vie. Il eut l'idée de créer un nouveau style d'estampes à l'aide de jeunes peintres. Ce mouvement porta dès lors le nom de Shin hanga (nouvelles estampes).
    Cet ouvrage propose de remonter le temps jusqu'à la création de ces nouvelles estampes dans les années 1910. De nombreux artistes y participèrent. Ce sont les principaux maîtres de ce mouvement qui sont ici présentés à travers leurs oeuvres.

  • Caillebotte, peintre des extrêmes

    Stéphane Guégan

    • Hazan
    • 13 Octobre 2021

    Une monographie complète sur Gustave Caillebotte (1848-1894), rIchement illustrée de près de 300 reproductions. Le peintre de la vie moderne, tel que Baudelaire le rêve en 1846, n'est-ce pas lui ? N'est-ce pas Gustave Caillebotte (1848-1894) qui, trente ans plus tard, comblera cette attente ? Ce livre est né de cette interrogation et de ce qu'elle implique dans la relecture en cours de notre modernité.
    D'abord relégué aux marges de l'impressionnisme, Caillebotte s'est vu revaloriser de manière éclatante depuis les années 1970. Artiste singulier, poète méthodique du Paris d'Haussmann, grand observateur du jeu amoureux, héros du yachting, fou de fleurs et de jardins, capable de tout peindre par horreur des redites, il joua un rôle crucial à d'autres titres. Collectionneur précoce des impressionnistes, il fut aussi l'organisateur de leurs expositions à partir de 1877.
    Lorsque Les Raboteurs de parquet, refusés au Salon, firent sensation en 1876 à la deuxième exposition impressionniste, Caillebotte n'était pas le complet débutant qu'on voyait en lui. Au lendemain de la guerre franco-prussienne, il s'était formé auprès de Léon Bonnat, tout en fréquentant l'italien Giuseppe de Nittis, l'un et l'autre l'ayant mis sur la voie d'un réalisme sévère. S'ensuivit l'inscription à l'école des Beaux-Arts du jeune homme appelé, en somme, à faire carrière dans le sillage de ses mentors. Au contraire, Caillebotte montre une grande indépendance. Il se débarrasse vite de la théâtralité de Bonnat et du pittoresque de De Nittis. Ne reste que la puissance naturaliste, une énergie qu'il met au service d'un pays qui se reconstruit, d'un Paris qui se redessine.
    L'historiographie récente ne dissimule pas sa préférence pour le Caillebotte le plus sujet, dit-on, au malaise existentiel, qu'il procède de son individualité ou de sa classe. Les tensions inhérentes à la plupart de ses chefs-d'oeuvre croisent ainsi la psychologie des profondeurs et la sociabilité des élites. On parle volontiers d'un besoin d'élucidation, de maîtrise, en prise avec l'angoisse même de l'assumer ou la crainte de ne pas y parvenir. Mais il faut voir au-delà. La peinture de Caillebotte témoigne d'une puissance jusque dans ses oeuvres les plus troubles. Son art oscille entre les extrêmes, sans jamais céder à l'euphorie banale d'un certain impressionnisme ni, à l'inverse, s'abandonner complaisamment au mal-être des années 1880. La tension qui plane sur l'ensemble de l'oeuvre demande à être reformulée. Elle nous livre l'une des clés de celui qui fut le vrai peintre de la vie et de la ville modernes.

  • « Parce qu'une image vaut parfois mieux que mille mots, ce livre est un guide de méditation illustré, un musée imaginaire de la conscience, une invitation au voyage au coeur de l'esprit humain à travers l'art. ».
    Soizic Michelot.
    Donner à voir ce qui est invisible pour les yeux, figurer la rencontre avec son propre esprit, le face à face avec ses émotions, dépeindre le silence, les méandres de la pensée ou illustrer la compassion sont autant de défis relevés par cet ouvrage.
    Jérôme Bosch, Gustave Courbet, Pina Bausch, Space Invader, Goya, Fabienne Verdier, Banksy, Claude Monet, René Magritte, Hokusaï, Masao Yamamoto, Jackson Pollock, Tadao Ando, Jiro Taniguchi, Gerhard Richter, Voutch, Mark Rothko... À travers une sélection de 100 oeuvres, Soizic Michelot invite de façon inédite à s'immerger dans l'univers de la pratique méditative.
    Le premier livre d'art de méditation : une nouvelle approche pour faire l'expérience de la pleine conscience.

  • Sous le ciel immense selon O'Keeffe

    Catherine Guennec

    • Ateliers henry dougier
    • 26 Août 2021

    Une vision du désert ou une vision dans le désert, avec, comme en lévitation, une rose et un crâne de bélier... Intrigante, mystérieuse, cette toile de O'Keeffe de 1935 rassemble ses thèmes récurrents : les ossements, les fleurs, l'immensité du désert, du ciel... fantastiques et infinis espaces qui l'auront toujours fascinée.
    Cette peinture nous attire vers l'histoire singulière de cette légende, cette icône qui s'est imposée très tôt aux Etats-Unis mais qui reste aujourd'hui encore étrangement méconnue pour ne pas dire inconnue en Europe.
    Derrière O'Keeffe, bien cachée, il y a Georgia... Une femme libre, talentueuse, une grande amoureuse aussi, qui un beau jour va quitter New York pour trouver refuge au coeur des terres arides de l'Ouest américain. A Ghost Ranch, « sous le ciel immense » du Nouveau Mexique...

  • Si certains artistes urbains revendiquent clairement leurs références à la tradition, d'autres semblent s'en détacher totalement. Pourtant, inconsciemment ou non, tous se nourrissent et s'inscrivent, par leur style, leur technique ou leur sujet, dans une histoire de l'art occidental qui débute à la Préhistoire.
    Richement illustré, cet ouvrage nous révèle, à partir d'un vaste choix d'artistes emblématiques de la scène urbaine - plus de 120 parmi lesquels Ernest Pignon-Ernest, JR, Banksy, Astro, Levalet, D*Face, Madame... -, comment leurs oeuvres trouvent leurs corollaires à chaque époque et mouvement de l'histoire classique de l'art.

  • Salgado, Amazonia

    Sebastião Salgado

    • Taschen
    • 18 Mai 2021

    Pendant six ans, Sebastião Salgado a sillonné l'Amazonie brésilienne et photographié la beauté sans égale de cette région hors du commun: la forêt, les cours d'eau, les montagnes, les peuples qui y vivent - un irremplaçable patrimoine de l'humanité.
    Dans la préface de ce livre, Salgado écrit : «Pour moi, c'est la dernière frontière. Un univers mystérieux dans lequel la puissance de la nature est ressentie comme nulle part ailleurs sur Terre. Ici s'étale à l'infini la forêt qui abrite un dixième de toutes les espèces animales et végétales. Le plus grand laboratoire naturel au monde.» Salgado s'est rendu auprès d'une douzaine de tribus indigènes organisées en minuscules communautés à travers la plus grande forêt tropicale de la planète. Il a témoigné de la vie quotidienne des Yanomami, des Asháninka, des Yawanawá, des Suruwahá, des Zo'é, des Kuikuro, des Waurá, des Kamayurá, des Korubo, des Marubo, des Awá et des Macuxi : de la chaleur de leurs liens familiaux, de leurs chasses et de leurs pêches, de leur façon de préparer et partager les repas, de leur merveilleux talent pour se peindre le visage et le corps, de l'importance de leurs chamanes, de leurs danses et de leurs rituels.
    Sebastião Salgado a dédié ce livre aux peuples indigènes de la région amazonienne du Brésil: «Je souhaite, de tout mon coeur, de toute mon énergie, de tout ce qui vit intensément en moi, que d'ici à cinquante ans ce livre ne ressemble pas à un registre d'un monde perdu. Amazônia doit continuer à être.»

  • Me kaksi : version francaise

    Pentti Sammallahti

    • Xavier barral
    • 28 Octobre 2021

    Inspiré du titre d'un poème de l'écrivain finlandais Aaro Hellaakoski, Me Kaksi (qui se traduit par « nous deux » en français) célèbre la rencontre fortuite, l'étrange proximité, la présence au monde de deux êtres. L'oeuvre littéraire d'Hellaakoski exalte l'expérience de la nature, une naturphilosophie inspirée du romantisme allemand qui tente de saisir l'indicible, la fragilité de notre relation au monde. Cette tentative de restituer des instants fugaces se retrouve dans les images de Pentti Sammallahti. L'idée du duo, du couple, de complices en tout genre apparaît de manière récurrente dans l'oeuvre du photographe. Qu'il s'agisse d'amoureux, d'amis, d'enfants, de passants, de voyageurs, de voisins mais aussi d'un homme et son chien, de deux oiseaux... les images de Sammallahti saisissent des moments singuliers, elles racontent l'attachement, la tendresse, le lien affectif. Regard sur plus de quarante ans de pérégrinations, les photographies de cet ouvrage sont autant de petites saynètes : elles matérialisent l'expérience de la dualité. Souvent immergés dans une nature majestueuse, des landes irlandaises ou steppes mongoles, enfants, femmes, hommes et animaux se regardent, s'accompagnent, s'enlacent, marchent côte à côte : l'être au monde devient évidence. Telles un rêve éveillé, ces images offrent une perception aigue du réel. Chez Sammallahti, la nature est vécue comme une expérience esthétique, sa puissance évocatrice confère aux images le sens du merveilleux. Instants éphémères saisis avec poésie, les images de Me Kaksi s'appréhendent comme des haïkus, elles célèbrent l'évanescence des choses, des fragments de rencontres, l'intimité inattendue, fortuite, exceptionnelle mais aussi parfois d'une puissante évidence. Elles racontent aussi l'universalité du lien affectif, « l'être-au-monde » ensemble.

  • Isle of Eigg

    Charles Delcourt

    • Light motiv
    • 10 Novembre 2020

    Le livre est conçu comme un parcours progressif d´acclimatation à la nature de l´île, une montée graduelle de la surprise et de la variété tant des paysages que des habitants. La vibration particulière des images de Charles Delcourt, entre l´empathie, la tendresse et l´humour, entraîne le lecteur à découvrir ici, sur cette île si particulière, une façon différente d´être en collectif, en village, en société. Eigg, le titre qui est le nom de l´île, sonne comme une possibilité, une alternative locale solide dans un monde en dérive qui cherche simultanément le paradis perdu et la voie future.

  • Semeuses de joie

    Caroline Riegel

    • Hemeria
    • 22 Octobre 2021

    Un récit de voyage rare où la photographie magnifie autant les protagonistes d'une histoire hors-du-commun que leur environnement Un témoignage photographique autant qu'un hommage, porté par les sourires, l'espoir et l'enthousiasme de montagnards d'un autre temps. Une immersion intime et rare au coeur d'une communauté de nonnes originaires d'une haute vallée himalayenne appelée le Zanskar.
    Là-haut, au milieu d'une nature à couper le souffle, le dépouillement du quotidien révèle la joie vibrante de femmes aux valeurs incarnées. Avec douceur et générosité, avec une infinie reconnaissance envers leur amie photographe, elles livrent à la caméra leur conscience du Bonheur. Il faut regarder, écouter et entendre le message lumineux de ces Semeuses de Joie...

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