Les Caennaises qui lisent sont dangereuses

  • " Ce qui semble apparaître dans cette terra incognita qu'est la littérature épistolaire féminine, c'est qu'elles en ont fait - quoi qu'en disent certains grincheux - leur affaire à elles, leur genre à elles, leur butin, leur trésor, leur carapace, leur habitacle, leur oxygène, leur souffle vital". Laure Adler

  • Les femmes sont-elles meilleures gouvernantes que les hommes ? Ou ne serait-ce qu'en raison des difficultés qu'elles éprouvent d'aller jusqu'au sommet, seules les plus exceptionnelles y par viennent ? Comme l'écrivait Françoise Giroud : "La femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente."

  • « Lire, c'est oublier, tout oublier, y compris ses lectures passées, toutes ces histoires qui sommeillent dans nos arrière-mémoires et qui ne demandent qu'à resurgir à l'improviste, ces pages entières qui nous tombent dessus - mais jamais, justement, quand on lit, quand on lit vraiment. Lire, c'est dégager le terrain, faire table rase, retrouver l'innocence.

  • Après Les Femmes qui écrivent vivent dangereusement et Les Femmes qui aiment sont dangereuses, Laure Adler revient avec un nouvel et passionnant ouvrage sur les femmes artistes.
    Explorant les archétypes et les codes de l'histoire de l'art, elle analyse, à travers leurs oeuvres d'art, le lent basculement des femmes vers l'autonomie artistique et la reconnaissance du travail de création, trop longtemps laissée aux seuls mains et signatures des hommes.
    Cet ouvrage dresse le portrait passionnant d'une cinquantaine de ces artistes, depuis la Renaissance avec Artemisia Gentileschi, jusqu'à nos jours avec Yoko Ono, Orlan, Annette Messager, Marina Abramovic, Sophie Calle, en passant par les incontournables Sonia Delaunay, Niki de Saint-Phalle, Berthe Morisot ou Frida Kahlo.

  • Dresse le portrait d'une cinquantaine d'auteures liées par la même soif d'écriture, depuis le Moyen Age jusqu'à l'époque actuelle : Hildegarde de Bingen, Christine de Pisan, Marguerite Yourcenar, Anaïs Nin en autres. Les obstacles qui se sont sans cesse dressés devant elles les ont vouées à un anticonformisme qui les mettait en danger mais écrire était pour elles une question de survie.

  • Est proposé un choix de peintures, dessins et photographies du Moyen Age à l'époque contemporaine, consacré au thème de l'amante fatale. Avec également une réflexion sur une thématique longtemps laissée aux seuls mains et regards des hommes.

  • Du XVIIe siècle à nous jours, l'ouvrage propose un choix de lettres émouvantes, passionnées ou témoignant de la culture scientifique ou politique de celles qui les ont écrites.
    Une cinquantaine de femmes épistolières sont ainsi évoquées, de la princesse Palatine, belle-soeur de Louis XIV à la poétesse américaine Sylvia Plath, en passant par les incontournables George Sand, Colette, Anaïs Nin, Marguerite Yourcenar.

  • Pendant longtemps, la majorité des femmes surent lire, mais pas écrire, l'écrit restant, dans la répartition traditionnelle des tâches entre les sexes, la chasse gardée des hommes. Quand elles accédèrent enfin au droit à l'écriture, elles durent mener une lutte encore plus longue, celle de la reconnaissance de leur production écrite. Alors que la plupart de ces femmes aspiraient à une vie sans contrainte, où elles auraient pu exprimer librement leur art, les obstacles qui ne cessèrent en effet de se dresser devant elles
    - trouver du temps pour écrire constituant déjà une tâche en soi - les vouèrent à un anticonformisme qui les mettait en danger. À ces contraintes sociales s'ajouta une contrainte intérieure, une quête inconditionnelle d'authenticité qui, entravée, put les mener à la folie ou au suicide. Cet ouvrage dresse le portrait d'une cinquantaine de ces auteures, depuis le Moyen Age avec Hildegard de Bingen et Christine de Pisan, jusqu'à l'époque contemporaine avec Carson McCullers, Marguerite Yourcenar, Anaïs Nin, Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Françoise Sagan - ou plus récemment Toni Morrison, Isabel Allende ou Arundhati Roy - en passant par les incontournables soeurs Brontë, George Sand, Colette, Virginia Woolf ou Karen Blixen.

  • Propose un choix de peintures, dessins et photographies du Moyen Age à l'époque contemporaine, dont le motif commun est de montrer une femme en train de lire. Offre également une réflexion sur cette activité qui fut longtemps interdite à la femme.

  • C'est une lectrice encore plus redoutable et avisée que Stefan Bollmann et Laure Adler introduisent dans ce deuxième volume des Femmes qui lisent, tout en poursuivant l'exploration du thème de la lecture féminine et de sa représentation. La lecture de romans, méprisée par les hommes et considérée par eux comme une perte de temps, commence à porter ses fruits pour les femmes. Des siècles durant, leur addiction à la lecture a été blâmée parce qu'elle était considérée comme une activité désordonnée, manquant de discernement, les incitant à négliger d'abord leurs tâches domestiques, puis leurs devoirs publics : en d'autres termes, c'était une activité immorale, impudique et dépravée. Les femmes qui lisaient non seulement se mettaient en danger, mais elles étaient dangereuses. En réalité, par leur désir effréné de lecture, elles ont acquis une grande connaissance des hommes et une subtile intelligence de la vie.
    Paisible dans un intérieur bourgeois sous le pinceau de Gustave Caillebotte, solitaire dans l'entrée d'un hôtel chez Edward Hopper, dénudée chez Félix Valloton, la femme, un livre à la main, se pose en militante. De courtes notices incisives accompagnent une très belle sélection de peintures, dessins et photographies présentant des lectrices de toutes les conditions et de toutes les époques.

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