Paul Lidsky

  • Publié en 1970 aux Éditions Maspero, cet ouvrage s'est imposé comme un classique dans l'historiographie de la Commune. Il décrit la condamnation quasi unanime de ce soulèvement populaire par les écrivains et hommes de lettres français contemporains de l'événement et s'efforce d'en comprendre les raisons : à l'exception de quelques-uns - parmi lesquels Vallès, Rimbaud et Verlaine -, tous prennent position ouvertement contre la Commune et certains avec une virulence qui surprend encore aujourd'hui. Théophile Gautier, Maxime Du Camp, Edmond de Goncourt, Leconte de Lisle, Ernest Feydeau se retrouvent aux côtés de Gustave Flaubert, George Sand et Émile Zola pour dénoncer dans la Commune un « gouvernement du crime et de la démence » (Anatole France), responsable d'avoir plongé Paris dans un état pathologique, exploité par un groupe d'ambitieux, de fous et d'exaltés.
    À ce chapitre sombre de l'histoire littéraire s'ajoute, dans cette nouvelle édition, son pendant tout aussi méconnu dans l'histoire de l'art : le soutien ou l'engagement de nombreux artistes en faveur de la Commune. Paul Lidsky s'attache ici à sortir certains d'entre eux de l'oubli, en même temps qu'il tente d'expliquer la profonde divergence des réactions entre écrivains et artistes.

  • Le 18 mars 1871 éclate à Paris une révolution populaire qui, quelques semaines plus tard, après une guerre civile sans merci, s'achèvera par la défaite de la Commune et une incroyable répression. Devant cet événement, la réaction des écrivains et hommes de lettres français est quasi unanime : à l'exception de quelques-uns - parmi lesquels Vallès, Rimbaud et Verlaine -, tous prennent position ouvertement contre la Commune et certains avec une virulence qui surprend encore aujourd'hui. Théophile Gautier, Maxime Du Camp, Edmond de Goncourt, Leconte de Lisle, Ernest Feydeau se retrouvent aux côtés de Gustave Flaubert, George Sand et Émile Zola pour dénoncer dans la Commune un « gouvernement du crime et de la démence » (Anatole France), responsable d'avoir plongé Paris dans un état pathologique, exploité par un groupe d'ambitieux, de fous et d'exaltés.
    Dans ce livre étonnant - devenu un classique depuis sa première édition en 1970 -, Paul Lidsky retrace l'un des chapitres les plus sombres et les plus méconnus de l'histoire littéraire française. À travers l'analyse des textes les plus divers, il s'efforce de comprendre les réactions de l'homme de lettres confronté à la brutalité d'une révolution populaire.

  • Tous les outils pour comprendre et maîtriser Le Rouge et le Noir, au programme du nouveau bac français   * Le résumé du roman * Des repères pour la lecture  * Des clés pour analyser  :
    Le contexte,  les différents thèmes et procédés, la visée de l'oeuvre...
     

  • Pourquoi a-t-on oublié qu'il a existé un stalinisme français ? Oubli ou occultation ? De la fin de la guerre aux années soixante, le PCF a été le premier parti de France.
    Il régnait alors sur les élites intellectuelles et artistiques, possédait journaux et maisons d'édition et un marxisme sommaire, inspiré par lui, dominait l'enseignement. Il incarnait l'espoir d'une autre société pour les classes populaires. Ce qui explique le regard nostalgique porté, encore aujourd'hui, sur ce parti. Mais il existe un envers du décor : violence verbale, mensonges délibérés, complicité par omission avec les crimes de l'URSS, procès truqués, arbitraire, excès du culte de la personnalité. c'était ça, aussi, le communisme en France.
    Le PCF reproduisait, par la langue de bois, la violence et la terreur exercées par les appareils communistes au pouvoir. Il désignait ses adversaires comme autant de nazis, fût-ce le général de Gaulle, affublé dans la presse communiste d'un Heil de Gaulle ! Tout ceci justifierait en soi un livre, certes. Mais le salubre ouvrage de Jean Marie Goulemot et Paul Lidsky a un mérite supplémentaire. Il montre comment, attisant la haine et le fanatisme, entretenant de faux espoirs par déni d'une réalité dérangeante, ce communisme à la française a imposé des modes de pensée qui perdurent dans notre société, toujours séduite par les slogans de tous les populismes.

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