Sophie Bassignac

  • On appelle distance de courtoisie ces quelques mètres imposés aux usagers des lieux publics pour protéger la confidentialité de chacun. Invisible ailleurs, elle conditionne pourtant l'ensemble de nos échanges.
     
    Etienne Bellamy a tout perdu. Sa femme, son entreprise et son appartement. Echoué en province, il survit depuis quelques mois grâce à un emploi improbable dans un musée local. Lors du vernissage d'une exposition, sa vie bascule une deuxième fois. Le même soir, il rencontre une troublante comédienne et se voit accusé du vol d'un tableau. Effrayé par l'intérêt que lui porte la jeune femme et par l'insistance du flic qui voit en lui un suspect idéal, il se raccroche aux vestiges de sa vie passée, persuadé que son exil provincial n'aura qu'un temps.
    Ce roman évoque la triste et scandaleuse injustice de ne pas être aimé pour ce que nous sommes  : des gens formidables. Comment survivons-nous à ce rejet de l'autre, si incompréhensible et désastreux pour l'estime de soi  ? Ici, Héloïse aime Etienne qui aime Sylvana, Adélaïde aime Ivan qui aime Luzia, Marthe aime Gaspard qui lui préfère sa liberté. S'inventant des parades et de saines illusions, tous se battent pour donner le change et trouver leur place dans une chaîne amoureuse idéale. 
     

  • Isabelle a été très claire. Elle n'épousera Pierre que s'il est accepté par tous les membres de sa famille, les Pettigrew. Lors d'une semaine caniculaire sur les bords de Loire, les présentations vont tourner au cauchemar. Car tout sépare le jeune journaliste un peu coincé de cette joyeuse clique de libres penseurs passablement allumés. Pour être adopté, le nouveau venu sera soumis à un baptême du feu décoiffant...Drôle et déluré, Séduire Isabelle A. évoque avec finesse la folie du microcosme familial et l'art de vivre ensemble.

  • Que répondre à un inconnu qui vous met au défi de l'empêcher de se suicider le soir du réveillon  ? Qu'on va l'aider, bien sûr, à changer d'avis. Surtout si, hasard ou prédestination, vous avez déjà été confronté à la même sommation trente ans plus tôt par votre propre père...
    Marionnettiste célèbre, Lucie Paugham va ainsi commettre l'imprudence de faire entrer un inconnu dans sa vie. Au risque de faire voler en éclats tout ce qu'elle a construit.
    Illusion, trahison, humiliation et désir de vengeance sont au coeur de ce roman d'une noirceur jubilatoire, dressant l'autoportrait sans concession d'une artiste totale livrée à des passions qui la dépassent.
    «  Ce remarquable portrait de femme est aussi un hommage aux artistes, ces aveugles qui voient autrement.  »
    Marianne- Hubert Prolongeau
     
    «  Ce qu'on aime chez Sophie Bassignac, c'est sa manière unique de mêler un style allègre, léger, drôle à une profondeur dans l'analyse des sentiments. Sans avoir l'air d'y toucher, elle sonde les complexités non seulement du lien amoureux mais aussi de la relation à l'autre, la tentation de la manipulation, la peur qui inhibe et enferme, l'exigence d'épanouissement de soi et le besoin de se mettre en danger, la vanité toujours en embuscade. Bassignac, c'est un ton unique, des mots parfois crus et cash, ceux de notre quotidien, conjugués à de jolies fulgurances.  »
    La Vie- Marie Chaudey
     
    «  Sophie Bassignac sait mêler l'allègre au sérieux, le rire aux larmes, la lucidité à l'humour. Le plus fou des deux émeut et séduit à la fois par sa justesse de ton et par une écriture directe et exempte de mièvrerie.  »
    Marianne- Hubert Prolongeau

  • Après des années new-yorkaises aussi branchées que dangereuses, Maryline, ancien mannequin longiligne, et William Halloway, ex-rock star, échouent sur la côte bretonne, à Ker Annette, pour y mener une vie de paisibles hôteliers. Mais un beau matin de juillet, une jeune femme est retrouvée morte dans la crique. Chargé de l´enquête, Simon Schwartz va bouleverser la vie tranquille de Maryline et réveiller les fantômes de sa jeunesse, lui qui était autrefois son grand amour. En cette veille de saison estivale, Maryline devra jouer serré pour protéger son monde, tout en continuant à recevoir les clients de sa maison d´hôtes battue par les vents de la côte sauvage.
    Au fil de ce faux roman policier, l´amour et l´humour courent comme un furet entre les membres d´une famille hors norme, emportée avec quelques autres excentriques de passage dans une danse iodée et très rock and roll.

  • Dos à dos

    Sophie Bassignac

    Fin août, une nuit du côté de Saint-Tropez. Dans la Villa des Roses, tout le monde dort lorsqu´Arnaud, visage d´ange mais coeur sombre, débarque sans prévenir chez ses parents qu´il n´a pas vus depuis longtemps. Ses bonnes résolutions, il les a déjà oubliées.  Le lendemain, Gabriel, romancier quinquagénaire qui n´écrit plus, lit un message destiné à son fils. Un message qui lui fait l´effet d´un coup de couteau. Arnaud est recherché par la police.  Aussitôt, dans un tourbillon de rage, d´accablement et d´angoisse, l´homme de lettres se lance à sa poursuite. Tourmenté par ses états d´âme d´écrivain mais aussi et surtout par sa femme italienne, Ester, toujours en guerre dès qu´il s´agit de sauver son fils, Gabriel devra redécouvrir cet enfant qu´il pensait connaître. Comment les êtres qui nous sont le plus proches deviennent parfois des étrangers ?  Autour de cette famille décomposée où les tensions s´amoncèlent, gravitent des personnages qui participent, impuissants, à la catastrophe annoncée. Pamela, l´amie de toujours de la famille, veuve, alcoolique et infatigable poseuse de questions ; Fumiko la Japonaise, poétique amie d´Arnaud qui dessine les gens dans le métro ; Jean-Mi Causse, le détective-écrivain de science-fiction, ou encore la troublante et fragile Guinevere, photographe débutante perchée sur ses talons échasses.  Tragi-comédie du désir et des liens filiaux, voici un roman au style réjouissant et effréné, qui sonde les thèmes de la création artistique, de la culpabilité et de la part d´ombre qui nous habite tous.

  • Quelques jours avant Noël, un drôle de drame va se jouer dans un vieil immeuble du coeur de Paris totalement paralysé par vingt centimètres de neige.
    Le beau Max est accessoiriste de cinéma, hyperactif et rongé par une collection de tics et de tocs. Il partage un appartement capharnaüm avec son cousin Raphael, rêveur incorrigible et bricoleur de génie. Leur fragile tranquillité ne va pas tarder à voler en éclats grâce à cinq femmes dévorantes qui veulent à tout prix leur bonheur. L´infernal binôme de leurs mères jumelles, Louise, la jeune provinciale qui se prend pour Rita Hayworth, Cécile, la brillante prof de fac portée sur la bouteille et Eva, la grande bourgeoise en cavale vont chacune à sa manière les forcer à sortir de leur cocon.
    Dans ce roman drolatique aux allures de conte d´hiver, il s´agira alors pour Max et Raphael d´affronter courageusement le passé, les préjugés et l´inquiétant regard des autres.

  • « Et c´était là qu´il avait vu Maud pour la première fois, dansant en tutu sur les planches de bois instables. Du haut de ses pointes nacrées, elle toisait déjà le monde boueux en chantonnant. Puis Hubertus l´avait perdue de vue mais jamais oubliée, l´associant dans sa mémoire aux ballerines miniatures qui, au fond des bouteilles de curaçao, tournaient inlassablement sur l´air des Petits Chaussons. »  Qu´elle soit en voyage au bout du monde, dans son jardin extraordinaire ou au volant de sa voiture, Maud sème le désordre partout où elle passe. Rien ne résiste à la tyrannie de son énergie effrénée, surtout pas le bon sens et l´aimable torpeur de son petit bourg de province.  Sa rencontre dans un train avec Fox, un grand maigre aux allures d´évêque, va réveiller les feux éteints de la séduction. Moulée dans ses robes à fleurs géantes, la quinquagénaire n´est soudain plus très sûre d´avoir l´âge de ses fantasmes. A cela s´ajoutent les ennuis de son ado, les doutes existentiels de son mari médiéviste, les états d´âme de son frère cadet, sans parler des séances chez le naturopathe de sa future belle-soeur ou de la susceptibilité bougonne de son précieux jardinier.  Shootée aux arômes enivrants de ses pois de senteurs et de ses roses trémières, Maud balaie avec panache tous ces contretemps scandaleux au bonheur que sont la vieillesse, la violence, l´ennui et la bêtise.

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