Double Ponctuation

  • Personne gay, lesbienne, cisgenre, trans, non binaire, gender fluide. Le genre traditionnel est bousculé, chahuté, questionné, son évidence est remise en cause. Aujourd´hui comme jamais, le féminisme, les manifestations homosexuelles, les revendications trans ou les performances drag questionnent le genre - pour le déprivilégier, le dégénitaliser, le débinariser ou l´exarcerber. Ce questionnement, ces « déprises » ne sont-elles pas indispensables - conformes à l´intérêt général, même - alors que nos démocraties cherchent à lutter contre les exclusions et les violences liées au genre ?

  • Faire la paix est sans doute l'un des tout derniers textes inédits de Michel Rocard. Sa devise « Penser clair, parler vrai, agir juste » y est ici parfaitement illustrée.
    L'ancien Premier ministre y revient sur sa gestion de la crise néocalédonienne après l'épisode sanglant de la grotte d'Ouvéa, en 1988, et sur la signature des accords de Matignon qui ont permis de préserver la paix sur l'archipel océanien.
    D'une façon plus large, Michel Rocard s'y fait aussi théoricien de l'art et la manière d'instaurer la paix - des préceptes qui rendent ce texte profondément original et singulièrement moderne, susceptible de s'appliquer à de nombreux types de conflits.

  • À l´heure où les préoccupations environnementales prennent de plus en plus d´importance et où les schémas de production classiques sont questionnés de façon croissante, le livre écologique, responsable et solidaire existe-t-il ? Alors que 25 % des livres imprimés finissent pilonnés sans avoir été lus et que les flux physiques d´ouvrages génèrent une importante empreinte carbone, des imprimeurs, des éditeurs, des libraires, des diffuseurs-distributeurs s´interrogent sur leurs pratiques et l´impact qu´elles ont. Ils proposent des alternatives au système dominant pour répondre à ces défis - et définir ainsi l´avenir du livre ?

  • De tous temps, les censeurs cherchèrent à interdire les livres qui mettaient en danger leurs pouvoirs, leurs profits, leurs idéologies. Tout en resituant ces « interdictions de publier » dans une perspective historique, Jean-Yves Mollier explore les formes les plus actuelles de censure, directes ou indirectes - qu'elles soient inspirées par l'intégrisme religieux, par les enjeux économiques ou par le spectre du politiquement correct. Alors que nos sociétés adoptent peu à peu un nouvel ordre moral, la liberté de publier n'est-elle pas aujourd'hui en danger ?

  • Plus de la moitié des langues parlées dans le monde sont menacées de disparition ; si rien nest fait, l'Unesco estime que 90 % des langues auront disparu au cours du siècle. Élément essentiel de la culture d'un peuple, les langues sont pourtant bien plus qu'un simple outil de communication ; toutes proposent une description profondément unique du monde qui nous entoure et des êtres qui le peuplent. Que peut faire le monde du livre et de l'écrit pour aider à conserver et à faire vivre ces langues minorées ? Cest à cette question que tente de répondre cet ouvrage, à travers des textes universitaires et des témoignages de professionnels du livre qui, ensemble, proposent une approche inédite du sujet. Au regard de leur publication, il évoque la situation de plusieurs langues minorées, du créole haïtien au corse, en passant par linnu, le yiddish, le kikuyu, le basque, etc., et montre que des solutions existent.

  • De la censure à la protection la plus appuyée, les interventions publiques dans le secteur du livre prennent des formes variées.

    Composé d'articles universitaires, de témoignages de professionnels du livre et de deux analyses régionales inédites (Afrique subsaharienne francophone et Amérique latine hispanophone), ce numéro nous emmène de la Russie à la Suisse, en passant par la Syrie, le Liban, la Tunisie, le Maroc, le Québec, la France et l'Argentine.

    Il tente de répondre en particulier à une question : l'intervention des pouvoirs publics favorise-t-elle la diversité éditoriale ?

  • S'éditer soi-même est de moins en moins perçu comme un geste égocentré, narcissique - voir revanchard. Contourner la fonction sélective d'un tiers (l'éditeur) au profit d'une relation directe au lecteur potentiel - que cela soit par choix ou par obligation, lorsque l'on a été rejeté par ceux « de la place » - semble au contraire en parfaite adéquation avec l'air du temps, qui prône l'horizontalité des rapports, l'absence d'intermédiaire et la relation directe du producteur au consommateur, les circuits courts, la méfiance des experts, des élites et de la comitologie. Si l'auto-édition est aujourd'hui décomplexée, elle est surtout dynamique sous format numérique, où les barrières à l'entrée sont aujourd'hui négligeables.

  • Et maintenant ?

    Camille Sanna

    Composé d´histoires de vie contées de façon intime, qui laissent toute leur place au lecteur, Et maintenant ? est le livre d´une grande conteuse. C´est à l´histoire de sa vie, composée de mille rencontres, que Camille Sanna nous convie dans ce livre. Tous ses pays - du Royaume-Uni au Maroc, des États-Unis à l´Algérie, en passant par ses points de chute lyonnais, aixois, breton, parisien et chambérien - ont été des lieux d´émerveillement, de rencontres, de passions. Une dernière fois, Camille nous invite à arpenter avec elle le monde merveilleux qu´elle habitait

  • Fractures - le feminisme et le mouvement lgbt en danger Nouv.

  • Qui veut la peau des ecolos - enquete sur les dessous de l'ecolobashing Nouv.

    Si l'écologie est soutenue par la grande majorité des citoyens, elle provoque aussi des réactions violentes. En effet, des industriels et des politiques aux intérêts financiers contraires à la protection de l'environnement font tout pour casser ce vaste mouvement et freiner la prise de conscience internationale. Avec presque un meurtre par jour dans le monde, certains n'hésitent pas à faire taire définitivement les militants qui les gênent, notamment en Amérique du Sud. Fort heureusement, nous n'en sommes pas là, mais les tensions se multiplient dangereusement et les écologistes de terrain sont de plus en plus systématiquement attaqués par tous les moyens : financier, juridique, médiatique, politique, policier. Dans ce livre sans concession, Danièle Boone et Marc Giraud mènent l'enquête, dressent l'état des lieux de ces pressions inquiétantes et s'interrogent : sommes-nous encore en démocratie ?

  • La proximité entre auteurs de littérature et édition est ancienne ; ces métiers, souvent, furent occupés conjointement, tout particulièrement au XIXe et XXe siècles. Ces auteurs prenaient alors eux-mêmes en charge leurs oeuvres, devenaient un temps imprimeur, ou éditeur. L'auto-édition pouvait déboucher sur de véritables entreprises éditoriales, des plus prestigieuses ; les liens entre les fonctions étaient multiples, peu normalisés et cette souplesse a pu servir la production d'oeuvres majeures.

    L'auto-édition d'aujourd'hui - celle qui repose sur les plateformes numériques de publication - s'inscrit à la fois dans cette histoire tout en marquant une rupture : il ne s'agit pas de « faire livre » mais de trouver le plus petit dénominateur commun à une multitude de lecteurs.

  • Histoire illustrée de l'aquarium Nouv.

    Si les hommes conservent des poissons dans des bassins et des viviers depuis l'Antiquité, l'invention de l'aquarium au XIXe siècle représente une innovation fondamentale. À la fois outil scientifique, élément de décor et support pédagogique, l'aquarium rend alors possible la reproduction d'un biotope complexe, la maintenance d'une grande variété d'espèces et leur observation. Dans cette Histoire illustrée de l'aquarium, Bernd Brunner, auteur reconnu d'ouvrages d'histoire naturelle, retrace de façon documentée et abordable les différentes étapes de sa création et les circonstances techniques, sociales et culturelles qui ont accompagné la rapide popularité de l'aquarium. En s'installant dans nos maisons, l'aquarium a contribué non seulement à notre bien-être, mais a joué - et continue de le faire - un rôle déterminant dans la connaissance de la nature et dans l'appropriation par tous des thématiques environnementales.

  • Faut-il se ressembler pour traduire ? légitimité de la traduction, paroles de traductrices et traducteurs Nouv.

    La polémique concernant l'identité de la traductrice néerlandaise (puis du traducteur catalan) des textes d'Amanda Gorman marqua les esprits par sa virulence. Mais au cÅ«ur de cette affaire se trouve finalement un questionnement assez simple : faut-il ressembler à l'auteure pour pouvoir la traduire ? Cette polémique ne fait qu'interpeler de nouveau, en somme, la légitimité du traducteur. Mais il est vrai qu'en s'ancrant sur le terrain de l'identité, elle questionne le manque de diversité (réel ou supposé) de la profession. Elle vient aussi s'ajouter à d'autres problématiques : certains soulignent par exemple l'asymétrie excluante du marché littéraire, qui invisibilise de nombreux professionnels de la traduction. Dans ce moment particulier, alors que se combinent plusieurs interrogations, il apparaît tout spécialement utile de donner la parole aux traductrices et traducteurs.

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