Gallimard

  • En 1859, dans L'Origine des espèces, le naturaliste anglais Charles Darwin expose publiquement sa théorie de la descendance modifiée des êtres vivants par le moyen de la sélection naturelle : les espèces ne sont pas fixes, mais varient et se transforment suivant la loi du triomphe des formes les plus adaptées. C'est une révolution : l'idée du Créateur s'effondre, et avec elle tout plan « providentiel » de la nature. L'Angleterre victorienne s'enflamme, pour ou contre. En 1871, avec La Filiation de l'Homme, Darwin inscrit l'Homme dans la série animale. Ce dernier venu possède un ancêtre commun avec les Singes de l'Ancien Monde, dont il a perfectionné les instincts sociaux et les facultés rationnelles en tirant un avantage social de comportements antisélectifs : l'éducation, le droit, les conduites solidaires et altruistes, la protection des faibles et des déshérités. Philosophe et épistémologue, Patrick Tort éclaire la vie et l'oeuvre du principal fondateur de la science de l'évolution, qui fut aussi un penseur de la paix, et un éminent généalogiste de la morale.

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  • Né à Rouen en 1821, Gustave Flaubert puise son inspiration dans sa ville natale, de même que dans la Normandie tout entière qu'il parcourt depuis son enfance : Trouville, Pont-l'Évêque, Honfleur...autant de lieux et de souvenirs qui nourrissent son oeuvre.
    Pendant plus de trente ans, Flaubert rédige l'essentiel de ses romans dans sa demeure de Croisset, loin du monde, tel un reclus sacrifiant sa vie aux exigences de son art. Ses voyages à Paris lui offrent cependant divertissements mondains et plaisirs littéraires où il côtoie Zola, Maupassant, les Goncourt ou George Sand. C'est aussi à Paris qu'il fait la connaissance de Maxime Du Camp. Il l'accompagnera dans son voyage en Orient, en Grèce et en Italie.
    Mêlant documents d'archives et photographies contemporaines, cet ouvrage nous conduit sur les pas de Flaubert, révélant les liens entre les lieux et l'oeuvre, d'hier à aujourd'hui. Une façon de rendre hommage, deux cents ans après sa naissance, à « l'enfant terrible de Rouen » et à l'un des plus grands écrivains du XIXe siècle.

  • En à peine quinze ans, un jeune Corse mélancolique, mué en conquérant et en homme d'État, a sauvé la Révolution, changé l'Europe, sculpté la France contemporaine, bâti et conduit à l'abîme une oeuvre incomparable. D'Ajaccio à Sainte-Hélène, en passant par Rivoli, Arcole, Austerlitz, Iéna, Friedland ou Wagram, il a construit une légende dont l'écho résonne encore aujourd'hui. Si, comme il l'a dit lui-même, sa vie fut un «roman», jamais roman vrai n'influença autant l'histoire du monde.
    Thierry Lentz relate ici la vie de Napoléon Bonaparte, fils de la Révolution, devenu, à trente-quatre ans, empereur des Français.

  • Premier analyste de son oeuvre, Matisse s'est tu, obstinément, sur lui- même. Ses souvenirs, dit-il, ne le représentent pas moralement. Sa biographie s'arrête à la porte de l'atelier, où le temps s'efface au cadran de la création et cède la place aux murs empourprés, à la clarté phos- phorescente des tableaux. Mais qu'on y prenne garde, les grands aplats des rouges et des bleus, les mouvements d'une ligne désancrée et la lumière éblouissante d'une image dessinée à même la couleur, toutes ces inventions, si semblables au bonheur, ne forment pas des lieux idéaux ou sacrés mais les espaces d'un travail ininterrompu à travers lequel Matisse cherchera toute sa vie l'allégement dans la somptuosité.
    Xavier Girard nous entraîne dans cet univers dense et clair.

  • Au Temps d'Harmonie est le titre donné par Paul Signac à une grande composition de 1895 dont le thème est celui d'un âge d'or du XXe siècle. Mais ce mot «harmonie» caractérise aussi son art tout entier. Impressionniste à vingt ans, avec Claude Monet pour modèle, Signac, convaincu de l'efficacité de la méthode de son ami Georges Seurat, devient en 1886 néo-impressionniste, et le théoricien du mouvement. Peintre, écrivain, marin, anarchiste, Signac ne cesse dès lors d'affirmer avec force ses convictions, soucieux, avant tout, d'offrir par sa peinture, comme le montre Anne Distel, «de belles lignes, de belles couleurs, sans souci de mode, d'anecdote ou de littérature».

  • Le 18 mars 1871, Paris, écrasé d'humiliation par la défaite devant les Prussiens, exténué par un siège de quatre mois, se révolte contre une Assemblée nationale monarchiste. La capitale va vivre pendant neuf semaines, une étrange, une impossible aventure, celle d'une république indépendante, la Commune. Adossée à la mémoire de la Grande Révolution, elle ne durera que soixante-douze jours. La dernière insurrection sociale du XIXe siècle sera sauvagement écrasée au cours d'une longue et sanglante semaine. Le souvenir tragique de cette aventure héroïque et utopique restera gravé dans la mémoire ouvrière : depuis 1885, socialistes et révolutionnaires font pèlerinage devant le mur des Fédérés au Père-Lachaise.
    Jacques Rougerie donne une lecture apaisée de ces jours qui appartiennent désormais à notre histoire.

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  • Le vieux bonhomme en blouse qui préparait sur un coin de pelouse son chevalet et ses pinceaux : ainsi s'est forgée la légende de Corot, pratiquant jusqu'à la fin de sa vie l'étude en plein air. C'est vrai, il l'a dit lui-même à ses débuts, Corot n'a qu'un but, c'est de faire des paysages. Mais, passé le travail d'après nature, en Italie, à Fontainebleau, à Ville-d'Avray, en Normandie, vient l'étape du ressouvenir, dans l'atelier. Et c'est là que Corot, donnant une large place à la figure humaine, devient le grand peintre de paysages historiques du XIXe siècle. Là encore, par la recomposition imaginaire de la nature, il crée un univers poétique dont le Souvenir de Mortefontaine est l'image emblématique.
    Vincent Pomarède et Gérard de Wallens se font ici mémorialistes de Corot.

  • «Photographier, c'est mettre sur la même ligne de mire la tête, l'oeil et le coeur. C'est une façon de vivre», résumait Henri Cartier-Bresson, cofondateur en 1947 de la célèbre agence Magnum, figure mythique de la photographie du XXe siècle. C'est en 1931, après avoir étudié la peinture, fréquenté les surréalistes et entrepris un premier voyage en Afrique, qu'il décide de se consacrer à la photographie. De Mexico à New York, de l'Inde de Gandhi au Cuba de Fidel Castro, de la Chine devenue communiste à l'Union soviétique des années 1950, il ne cessera plus de déambuler à travers le monde, son fidèle Leica rivé à l'oeil. Clément Chéroux nous invite à suivre le tir photographique de cet inlassable promeneur qui, se refusant au sensationnalisme et à tout recadrage de ses tirages, donna ses lettres de noblesse à la photographie de reportage et fit de l'«imaginaire d'après nature» une éthique. Et une esthétique.

  • «Au fond quand on parle d'art abstrait, on dit toujours que c'est de la musique. Quand on veut en dire du bien on parle musique. Tout devient musique [...]. Je crois que c'est pour ça que je n'aime pas la musique.» Pablo Picasso.

    Contrairement à cette déclaration volontiers provocatrice, l'observation de l'oeuvre de Picasso dévoile un intérêt considérable pour l'imaginaire musical : des premières scènes de vie gitane aux joueurs de flûte des années 1970, en passant par les saltimbanques musiciens, les Guitares cubistes, les collaborations avec les Ballets russes, les poèmes sonores de l'artiste ou les bacchanales qui colorent après-guerre un nombre infini de toiles, d'oeuvres graphiques, de céramiques et de sculptures, tout son oeuvre est traversé par la musique.

  • L'oeuvre de Sartre, prolifique, protéiforme, foisonnante, inachevée, est peut-être l'une des plus marquantes du XXe siècle. Philosophe, romancier, dramaturge, critique, journaliste, directeur de revue... Sartre a touché à tous les genres et avec brio (La Nausée, Huis Clos, Les Chemins de la Liberté, Les Mots, etc.). Sa revue, Les Temps Modernes, lancée en 1945, autour de l'existentialisme et de la littérature engagée, devint le carrefour de tous les affrontements culturels et politiques. Ses interventions politiques pour l'indépendance de l'Algérie, ses conflits avec le général de Gaulle et ses prises de position en faveur du tiers-monde lui valurent la reconnaissance de tous les pays qui tentaient de se dégager du colonialisme. Sa relation si originale avec Simone de Beauvoir, son refus du prix Nobel de littérature en 1964, et ses attitudes d'héritier subversif font de lui, dans la tradition française des Voltaire, Hugo et Zola, l'intellectuel français capital de notre époque.
    Pour le centenaire de sa naissance, la biographe de Sartre, Annie Cohen-Solal, propose une nouvelle lecture de son oeuvre : Sartre, un penseur pour le XXIe siècle.

  • Héritier du Garde-meuble de la Couronne et des manufactures royales, le Mobilier national crée, conserve et restaure des dizaines de milliers de meubles et d'objets, destinés à l'ameublement et au décor des édifices publics en France et à l'étranger. Trois cents artisans d'art oeuvrent en son sein, à Paris et en région. Les manufactures des Gobelins et de Beauvais sont vouées à la tapisserie, la manufacture de la Savonnerie au tapis, les ateliers du Puy-en-Velay et d'Alençon à la dentelle, l'Atelier de recherche et de création (ARC) au design, tandis que sept ateliers de restauration se répartissent les différentes spécialités du bois, du métal et du textile.
    Haut lieu de notre patrimoine, le Mobilier national est aussi un acteur majeur de la création contemporaine et de la promotion des métiers d'art à la française

  • «J'ai pris de la boue et j'en ai fait de l'or». Baudelaire est le premier poète du monde «moderne». Le nôtre. Un «vilain monde» qui «va finir» car il n'a plus rien à faire sous «le ciel». Un monde où le culte du progrès et la passion de l'argent ont «atrophié en nous la partie spirituelle», où la mécanique nous a tellement «américanisés» que rien parmi «les rêveries sanguinaires» des utopistes n'atteint les horreurs de la réalité positive. Un monde où la «beauté» n'a plus cours. À moins que l'artiste ne puisse l'extraire du Mal, la faire apparaître sous forme de «beauté interlope», tel un «soleil agonisant», brillant d'une «splendeur triste». Condamné pour Les Fleurs du Mal par la justice de son temps, vivant comme un paria, Baudelaire - comme le montre ici Robert Kopp - a fait de l'art son idéal, mais il ne croit plus au pouvoir rédempteur de la poésie. Le soleil noir de la modernité est aussi celui de la mélancolie.

  • « Je lisais, au dos de mes bouquins : "... plusieurs vies bien remplies... aviateur, diplomate, écrivain..." Rien, zéro, des brindilles au vent, et le goût de l'absolu aux lèvres. Toutes mes vies officielles, en quelque sorte, répertoriées, étaient doublées, triplées par bien d'autres, plus secrètes » (Vie et Mort d'Émile Ajar). Dans « la communion avec la joie d'exister » plutôt que dans l'acceptation des « explications définitives » de l'homme ou de la vie, ne se laissant pas enfermer dans une seule image, une seule légende, ni même une seule vie, invitant par une prodigieuse puissance créatrice ses lecteurs à le suivre dans sa « conquête » d'une liberté « hors de l'oeuvre », d'une « liberté vécue », Romain Gary l'enchanteur, l'auteur des Racines du ciel, de La Promesse de l'aube ou de La Vie devant soi, est l'un des rares pionniers modernes de l'aventure humaine universelle. Jean-François Hangouët nous accompagne dans sa traversée des frontières.

  • Quand Albert Camus meurt dans un accident d'auto, le 4 janvier 1960, il n'a que quarante-six ans. Il avait, deux ans plus tôt, reçu le prix Nobel. Il laisse, inachevé, un récit à peine romancé de sa vie, Le Premier Homme. Le « premier homme », c'était son père, pionnier de la colonisation française en Algérie avant d'être tué à la guerre de 1914; c'est aussi le narrateur, né pauvre et sans racines sur une terre où tout reste toujours à inventer. Grâce aux beautés du rivage méditerranéen, Camus a découvert dès son enfance les vraies richesses, celles qui inspiraient l'idéal des Grecs de l'Antiquité ; il y a puisé la conviction que le sentiment du tragique est indissociable de l'aspiration à un bonheur qu'il sait, à l'image du soleil de midi, toujours précaire.
    Son ambition était de renouer avec l'inspiration d'Eschyle pour devenir un grand dramaturge, témoin du tragique de son siècle.
    Sa vie entière fut vouée au théâtre. Plus que ses pièces, pourtant, ses romans l'ont imposé comme un écrivain majeur de son temps. Le héros de L'Étranger, condamné à mort pour avoir refusé les mensonges de la société, ceux de La Peste, engagés contre un mal né à la fois de l'absurdité de la condition humaine et des crimes du totalitarisme, ou le « juge-pénitent » de La Chute, qui désespère de lui-même afin d'enlever à ses contemporains leurs raisons d'espérer, tous témoignent de la « terrible époque ». Face à l'absurde, Camus ne voit de grandeur pour l'homme que dans la révolte.
    Mais la révolte est confisquée par des professionnels de la révolution, qui asservissent les hommes au nom de l'improbable paradis d'une société sans classes. « Mon royaume tout entier est de ce monde » : à la différence des chrétiens et des penseurs marxistes, Camus croit à l'urgence du bonheur. Contre les injustices du colonialisme, du communisme ou du franquisme, il a, en marge de son oeuvre littéraire, bâti une oeuvre de chroniqueur. Créateur de mythes, il est aussi, par sa plume, un des principaux acteurs de son temps. Au fil de sa vie se lisent les luttes en faveur de la démocratie, les querelles autour de la guerre froide et, pour finir, la tragédie de la guerre d'Algérie.

  • « Le caractère, c'est d'abord de négliger d'être outragé ou abandonné par les siens. Les gens croient que je ne sais pas ce que veut dire perdre la fraternité. Croient-ils que je n'ai pas assez connu le goût de poison du mépris ? Mais il faut accepter de tout perdre. Sinon quoi ? Le risque non plus ne se divise pas. » Tout au long du XXe siècle, de Gaulle a eu rendez-vous avec l'Histoire. Général rebelle en 1940, chef du gouvernement provisoire en 1944, stratège de la légitimité nationale en 1958, président, enfin, il a fait de la Ve République le régime constitutionnel que la France attendait depuis 1789.
    Odile Rudelle retrace le destin exceptionnel d'un homme qui incarna la France durant de longues décennies.

  • Lorsque Toulouse-Lautrec découvrit Montmartre, Aristide Bruant chantait au Mirliton ; le Moulin Rouge, après le Moulin de la Galette, ouvrait ses portes aux danseurs, la Goulue et Valentin le Désossé y tenaient la vedette. Spectateur passionné, Lautrec devint l'ami des stars et, par ses affiches, l'artisan de leur gloire. Claire et José Frèches nous entraînent sur les pas de ce jeune aristocrate d'Albi que la maladie avait rendu différent. À la nature et au paysage du Sud-Ouest, aux subtiles nuances des ciels, il préféra vite Paris et les cabarets, les feux de la rampe et les lumières de la nuit qui font les femmes plus belles.

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  • " Représenter l'invisible ", tel est le rêve de Léonard, le grand maître de la Renaissance, l'artiste de la science et de la technologie, de la pittura mentale, du dessin analytique pénétrant les phénomènes de l'univers. Pour le comprendre, il fallait une biographie nouvelle, par-delà le mythe et le mystère, la légende et la rhétorique, une plongée dans les innombrables manuscrits autographes et les documents originaux ; il fallait une interprétation originale de cette oeuvre interdisciplinaire, universelle et plus que jamais actuelle. Alessandro Vezzosi, un des plus grands connaisseurs de Léonard, nous accompagne dans cette aventure, et nous fait découvrir le vrai léonard, une hydre aux mille têtes...

    Les oeuvres attribuées en toute certitude à Léonard, de l'Adoration des Mages à la Joconde, les oeuvres d'atelier, les oeuvres d'école, les copies, les dessins, réunis en codex ou sur feuilles isolées, les projets d'ingénieur et d'architecte, les cartes et les manuscrits, couverts d'écriture en miroir. En tout, plus de 230 illustrations.

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  • Au VIe siècle av. J.-C., un prince originaire du nord de l'Inde quitte parents et fortune pour tenter de trouver une réponse à l'universelle énigme de la souffrance et de la mort. Siddhârta Gautama va devenir l'«Éveillé» : le Bouddha, le Bienheureux qui apporte la Bonne Loi à des millions d'êtres humains. Son enseignement montre que, par l'abstention de tout péché et la pratique de la méditation, les adeptes parviendront à la juste connaissance qui les conduira au nirvâna, état de sérénité suprême. Il sera l'initiateur d'une religion qui, depuis deux mille cinq cents ans, s'adapte aux populations, aux régions, aux cultures et aux climats.
    Entre l'histoire et la légende, Jean Boisselier, indianiste et historien de l'art, déroule la vie de Celui qui voulut libérer les hommes et dont la doctrine éclaire aujourd'hui près de la moitié de l'humanité.

  • « Ma peinture porte en elle le message de la douleur. » Frida Kahlo - née en 1907 près de Mexico - a fait très tôt l'apprentissage de la souffrance : poliomyélite à 6 ans ; terrible accident d'autobus à 18 ans qui lui brise la colonne vertébrale... La jeune et indomptable Frida rencontre Diego Rivera, le grand muraliste, dans un Mexique en pleine effervescence politique et culturelle. Ils formeront un couple légendaire, profondément attaché aux cultures populaires indiennes, soudé jusqu'au bout dans la lutte communiste et dans une ambition artistique qui survivra à toutes les épreuves conjugales. Amie de Léon Trotski, admirée des surréalistes, photographiée par les plus grands, Frida a peint essentiellement des autoportraits, dont Les Deux Frida, La Colonne brisée, et aussi de singulières natures mortes. Christina Burrus retrace le destin exceptionnel de cette artiste dont l'oeuvre, mélange de cruauté et d'humour, de candeur et d'insolence, est à l'image de la femme libre, belle et courageuse qui masquait sa souffrance derrière de grands éclats de rire communicatifs.

  • En 1802, à 26 ans, Joseph Mallord William Turner est le plus jeune artiste jamais élu à la Royal Academy. Peintre et aquarelliste prolifique, son succès lui assure une indépendance et une liberté dont il va user tout au long de sa vie. Si ses tableaux mêlent d'abord les grands thèmes historiques aux visions inspirées de Claude Lorrain, ses recherches sur la lumière l'entraînent rapidement vers une dissolution inattendue des formes. Toujours en quête de lumières nouvelles, Turner n'a de cesse de parcourir la Grande-Bretagne, mais aussi l'Europe, des Alpes aux rives du Rhin, de Calais à Rome, de Nantes à Venise. Sa mort en 1851 va révéler, en même temps qu'une vie privée jalousement tenue secrète, un étonnant testament dans lequel l'artiste lègue à la nation anglaise sa fortune et plus de trente mille dessins, aquarelles et peintures pour créer un musée qui lui soit entièrement dédié.
    Olivier Meslay nous invite à suivre l'élaboration de cette peinture incandescente qui fait de l'oeuvre de Turner, entre romantisme et impressionnisme, l'un des plus remarquables apports de l'Angleterre à l'histoire de l'art européen.

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  • « Je voudrais être illustre et inconnu », disait Edgar Degas. Illustre, il l'est, par ses danseuses, ses jockeys, ses femmes au bain. Inconnu, également, tant ces thèmes occultent le reste de l'oeuvre, peintures d'histoire, portraits, paysages, tant l'oeuvre a dévoré la vie privée. Sur une carrière de soixante ans dont Henri Loyrette restitue la richesse et la cohérence, on découvre alors l'insatiable curiosité technique, la constante recherche d'expressions nouvelles, l'évidente continuité de la ligne mélodique.

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  • Jean Giono est né en Provence, à Manosque, où il a passé presque toute sa vie. Si son imaginaire prend sa source et s'inscrit dans les paysages arides de cette région, Giono n'est pas pour autant un auteur «provençal». C'est le romancier de la vie, de la terre, des sensations, du bonheur et de l'ennui, des passions humaines les plus pures, et les plus sombres aussi.
    Henri Godard retrace la vie d'un conteur-né, charmeur et plein d'humour, et évoque l'extraordinaire puissance d'invention d'une oeuvre tout entière dédiée au romanesque. Sous des allures de classique, Jean Giono est un auteur résolument moderne qui a su renouveler la fiction et faire du roman un divertissement de roi.

  • « Les choses les plus réelles sont celles que j'ai inventées », confiait Federico Fellini. Au cours d'une carrière riche de chefs-d'oeuvre, Les Vitelloni, La Strada, La Dolce Vita, Huit et demi, Satyricon, Amarcord, Casanova, Et vogue le navire, La Voix de la lune, Fellini a créé l'un des univers les plus fascinants du cinéma. Un monde fantastique qui n'appartient qu'à lui, où le passé, le présent et le futur, les souvenirs, le réel et l'imaginaire sont inextricablement mêlés, où la condition humaine apparaît dans toute sa force grotesque et tragique, lubrique et spirituelle. Jean A. Gili retrace le parcours de ce magicien du réel, et nous entraîne dans les arcanes de la création fellinienne. De l'écriture du scénario à la postproduction, l'aventure du film se révèle une expérience totale, préméditée et improvisée, au gré de la fantaisie du créateur. Une fête perpétuelle où l'on croise, parmi une multitude d'anonymes, des collaborateurs fidèles, Tullio Pinelli, Giuseppe Rotunno, Dante Ferretti, Nino Rota, et des visages familiers, Giulietta Masina, Marcello Mastroianni, Anita Ekberg...

  • «Pour moi, un tableau doit être une chose aimable, joyeuse et jolie», déclarait Auguste Renoir. En plus de cinquante années de carrière et quelques milliers de tableaux, le peintre, qui estimait que la peinture est faite «pour décorer les murs», a révélé la grâce de ses personnages dans la lumière impressionniste. D'abord méconnu et souvent refusé aux salons officiels, mais soutenbu par un petit cercle d'amis et d'admirateurs, il connaît la consécration en entrant au Louvre de son vivant, sans jamais perdre son immense modestie. «Je crois que je commence à y comprendre quelque chose», murmurait-il à sa garde-malade en lui rendant ses pinceaux peu avant sa mort. Anne Distel montre comment Renoir, par les touches de son éclatante palette, a su transfigurer la banalité.

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