Pu De Rennes

  • La résistance armée au franquisme des années 1940-1950 reste un événement méconnu en Espagne et a fortiori à l'étranger. Ce mouvement de guérilla qui a mobilisé des milliers d'hommes et de femmes sur tout le territoire espagnol s'inscrit pleinement dans les mouvements européens de résistance antifasciste ; mais l'échec de la résistance armée, la propagande franquiste et les politiques mémorielles de la Transition démocratique ont empêché toute lecture apaisée de cet épisode historique.

    A travers une approche originale basée sur la dimension spatiale de l'événement et de sa mémoire, cet ouvrage propose une réflexion sur les "lieux de mémoire" d'une résistance presqu'oubliée, sur leurs réinvestissements successifs et sur les significations attribuées à ces lieux, au point d'en faire des enjeux éthiques et politiques. Une approche diachronique de l'inscription de la mémoire dans l'espace permet de mettre en lumière l'évolution des représentations de la guérilla, entre deuil familial, hommage politique, commémoration et patrimonialisation. Le présent ouvrage contribue ainsi à éclairer les débats espagnols liés aux représentations des événements du XXe siècle et l'absence d'une mémoire collective apaisée.

    Virginie Gautier N'Dah-Sékou est professeur agrégée d'espagnol et docteur en études hispaniques de l'université de Nantes. Ses recherches portent sur les politiques de mémoire et les représentations du passé récent dans l'Espagne contemporaine.

    Avec un préface de Stéphane Michonneau.

  • Quel rôle jouèrent au cours de la Guerre froide le Mexique, la RDA, l'Ukraine ou encore Cuba ? Ces pays ne furent-ils que des partenaires mineurs des deux Grands, objets passifs aux mains de Moscou ou de Washington et soumis à leur entière volonté ? Les réponses apportées à ces questions ont été profondément renouvelées depuis les années 1990 grâce à une approche désormais mondiale de la Guerre froide qui, par le dépassement du strict cadre de la rivalité américano-soviétique, en a considérablement enrichi la compréhension.

    Ce numéro, en "décentrant" le regard du centre (les deux Grands) vers les périphéries de la Guerre froide, se propose ainsi d'éclairer les visages locaux du conflit et de montrer combien les pays d'Europe et du Tiers- monde ont su devenir au cours de ces décennies de véritables acteurs internationaux capables de défendre leur intérêt national et d'influencer les grandes puissances.

    Avec les contributions de Mario Del Pero, Justine Faure, Sabine Dullin, Etienne Forestier-Peyrat, Matthieu Gillabert, Vanni Pettinà, David Engerman, Amélie Regnauld, Sacha Markovic, Piero Gleijeses, Emmanuel Droit, Laurence Badel, Pierre Grosser, Odd Arne Westad, Jessica Hendrick.

  • Avant l'ère des médias de masse, le XIXe siècle a connu une première révolution médiatique à l'échelle mondiale. Ce numéro explore les modalités de cette révolution qui a simultanément mondialisé l'information et affirmé certaines cultures nationales. En croisant les regards sur l'Europe, l'Afrique du Nord, les Amériques et l'Océanie, les articles mettent en évidence les phénomènes de circulations qui ont caractérisé la mondialisation de l'information, tout en métamorphosant la notion d'opinion publique et sa réalité transnationale.

  • La violence qui s'est abattue sur le Cône Sud dans les années 1970-1980 a donné lieu à une production artistique foisonnante et ininterrompue depuis au moins quatre décennies. Cet ouvrage s'intéresse à la dimension esthétique de ces oeuvres de mémoire, car la création (littérature, théâtre, chanson, cinéma, arts plastiques...) est un vecteur fondamental dans la transmission, la conservation, la construction, la déconstruction ou la recréation de ce(s) mémoire(s). L'introduction historique met en perspective les quatorze contributions de chercheurs français et étrangers. Les quatre textes écrits spécialement pour cet ouvrage par des écrivains donnent un autre regard sur ces questions qui continuent de nous interpeller.

    Avec le soutien de l'université d'Angers.

  • Bronzes de Benin City, objets royaux du Dahomey, crânes de résistants algériens, congolais et malgaches, cheveux du négus d'Abyssinie... En réponse aux débats actuels et à travers une lecture historique, ce numéro propose d'aborder frontalement la question des pratiques de collecte d'objets et de restes humains dans le contexte des conquêtes coloniales du début du XIXe siècle à la veille de la Première Guerre mondiale. Croisant les expériences de différents empires européens, le retour au terrain proposé permet de montrer la centralité des guerres coloniales et la transformation concomitante de ces artefacts et restes humains en "trophées".

    Ce numéro soulève aussi l'importance des émotions suscitées par ces appropriations violentes dès le XIXe siècle. À cet égard, et dans l'esprit des collecteurs de l'époque, il s'agit bel et bien de "tristes trophées" dont les sociétés européennes d'aujourd'hui sont encore les héritières ambiguës.

    Avec les contributions de Lancelot Arzel, Daniel Foliard, Leonor Faber-Jonker, Felicity Bodenstein, Kim Wagner, Jennifer Sessions, Ricardo Roque, Julien Bondaz, Nadia Vargaftig, Blaise Truong-Loi.

  • Cet ouvrage envisage tout autant le cinéma du pouvoir que le pouvoir du cinéma, mettant l'un et l'autre en perspective. Il décèle comment le cinéma assume et intègre les bouleversements sociopolitiques de l'Amérique latine ou bien, comment il les détourne ou les tient à distance. Au sein et au-delà des historiographies nationales, il établit un dialogue et des liens conceptuels entre ses auteurs, originaires de plusieurs pays et institutions, de France et des Amériques.

  • Cet ouvrage explore les formes spécifiques du militantisme féminin au sein du POUM (Parti ouvrier d'unification marxiste) depuis sa naissance jusqu'à l'exil après la guerre civile espagnole (1935-1980). Il s'appuie sur des fonds d'archives et la presse du parti ainsi que sur des témoignages oraux afin d'étudier les places des militantes et l'adéquation entre le discours politique sur l'égalité des sexes et la réalité quotidienne.
    Avec le concours de l'université Paris 8 laboratoire Études romanes et école doctorale Pratiques et théories du sens.

  • Les sociétés d'Amérique latine sont des sociétés particulièrement complexes. Elles ne se laissent pas réduire aux logiques des pays formés dans le creuset gréco-latin ou anglo-saxon et donnent lieu à des processus de transmutation d'une grande originalité. Ce qui ne peut être résolu intellectuellement de manière « occidentale » peut être raconté, chanté, dansé, filmé ou mis en scène. Cet ouvrage le montre à travers le recueil de la mémoire orale noire et métisse, la création littéraire, les esthétiques musicales et scénographiques, l'imaginaire de la ville (Mexico, Caracas) exploré notamment dans le cinéma.

  • De cette île des Antilles nommée Porto Rico on ne sait pas grand- chose. Et pourtant, les racines hispaniques sont fortes comme en témoigne à travers le temps les nombreux ouvrages de littérature qui y ont été écrits en espagnol.

    Le statut particulier de Porto Rico "d'Etat Libre Associé" obtenu en 1952 met en relief (en ces termes-mêmes) toute l'ambigüité qui caractérise ce petit pays tant en matière politique que sociale ou culturelle.

    Et donc en toute logique l'élaboration de cet ouvrage s'est orientée vers la problématique de l'identité : une identité bipolaire et tronquée, productrice de cette "culture de la résistance" dont parle l'écrivain Eduardo Lalo. De fait, les diverses contributions qui le constitue mettent en avant qu'être portoricain est un combat de tous les jours. L'approche de ce volume est double : majoritairement littéraire elle est cependant complétée par un regard et une réflexion socio-historiques.

    Sous la direction de Françoise Léziart, Professeur des Universités en espagnol à Rennes 2, les écrivains et enseignants-chercheurs - originaires de Porto Rico, de la République Dominicaine, d'Argentine et de France - qui ont contribué à l'élaboration de cet ouvrage ont tous abordé la question, d'une manière ou d'une autre, sous l'angle d'un problème spécifique à la région des Caraïbes mais aussi éminemment actuel : celui des enjeux de l'inter-culturalité et des mutations qu'elle engendre.

  • Josefina Carabias (1908-1980), pionnière dans le monde du journalisme espagnol, a connu un succès professionnel dès ses débuts sous la Seconde République. Correspondante étrangère aux États-Unis puis en France de 1955 à 1967, elle rentre à Madrid en décembre 1967. Elle tient alors une rubrique quotidienne dans le journal catholique Ya jusqu'à son décès en 1980. Parmi des sujets très variés, elle s'intéresse avec constance à la condition de la femme. Cet ouvrage propose donc un éclairage nouveau sur la condition féminine espagnole au XXe siècle à travers le regard d'une des plus grandes journalistes de ce pays.

  • En France, la République dominicaine est associée à des plages paradisiaques et aux hôtels all inclusive apparus dans les années 1990. Cette vision masque la richesse culturelle du pays et sa littérature en pleine expansion. Depuis la République dominicaine ou la diaspora, des auteurs remportent un succès croissant dans la Caraïbe et aux États-Unis.

    Cet ouvrage se penche sur une littérature méconnue en Europe et explore les productions de Rita Indiana et Rey Andújar. Ils sont nés en République dominicaine en 1977 et vivent à l'extérieur du pays, à Porto Rico et Chicago. Ils sont écrivains mais Rita Indiana est connue en tant que chanteuse et tous deux sont performers, ce qui influe sur leurs oeuvres littéraires spectaculaires.

    /> Le concept de performance littéraire défini comme une écriture reposant sur une présence centrale du corps en mouvement, une volonté d'ouverture au monde et de décloisonnement, permet d'appréhender ces textes qui défient les canons en vigueur, déstabilisent les discours officiels et repensent les problématiques actuelles.

    Les auteurs créent des espaces littéraires scéniques et syncrétiques s'inscrivant dans une tradition caribéenne renouvelée. Ce livre pose ainsi des jalons pour l'étude de la littérature dominicaine et caribéenne très contemporaine.

  • Ce volume s'intéresse à l'influence des guerres sur les constructions identitaires en Amérique depuis le début du XIXe siècle.
    L'interdisciplinarité autant que la transversalité géographique des études présentées permettent d'exprimer des facettes différentes des processus à l'oeuvre. Qu'il s'agisse de guerres civiles ou de conflits internationaux, que ceux-ci soient motivés par des raisons territoriales, ethniques, religieuses, idéologiques ou économiques, en sachant que ces questions sont souvent liées, les auteurs montrent que ces affrontements peuvent avoir, parallèlement à leurs effets destructeurs, des répercussions de première importance sur l'émergence, la consolidation ou la redéfinition des identités nationales ou communautaires.
    En Amérique, la place accordée aux peuples autochtones ou aux populations migrantes reste un sujet sensible, toujours objet de renégociations discursives et politiques dans les moments de crise. Deux effets opposés des conflits sur les perceptions identitaires sont successivement mis en relief : la fragmentation et l'homogénéisation. Dans tous les cas, la question centrale reste celle des modes d'interaction avec l'" autre ", qui permettent à chacun de se définir par identification ou différenciation.

  • Né en 1973, à Bogotá, Juan Gabriel Vásquez est l'un des écrivains colombiens les plus stimulants de ce début du XXIe siècle. Romancier, nouvelliste, essayiste, traducteur littéraire et journaliste, il a publié une dizaine d'ouvrages, dont certains ont été unanimement salués par la critique internationale. Cet ouvrage constitue la première étude consacré à cet écrivain venu de Colombie.

    Avec le soutien de l'université Paul-Valéry Montpellier 3 et de l'Institut universitaire de France.

  • Alors que les guerres d'Indochine et d'Algérie s'enchaînent, créant une période de conflit continue pour la France de 1945 à 1962, l'historiographie dépasse rarement les cadres spatiaux-temporels de chaque guerre pour les considérer comme un ensemble. Il en est de même pour la colonisation, en dépit des acquis actuels de l'histoire connectée. Le pari de ce dossier est de dégager l'Indochine et le Maghreb d'approches nationales et/ou bilatérales, centrées sur leurs relations avec l'ancienne métropole. Partant d'un projet comparatif, il aboutit à des propositions, empiriquement fondées, de renouvellement de l'histoire de l'Empire français.
    Avec les contributions de Christopher Goscha, Sylvie Thénault, Pierre Grosser, Jim House, Neil MacMaster, Denis Leroux, Raphaëlle Branche, Julien Mary, Martin Thomas, Emmanuel Blanchard, Andrew Barros, Hazuki Tate, Frédéric Spillemaeker.

  • L'Europe médiane est un espace négligé par l'historiographie française. Située entre Allemagne et Russie d'une part, entre Baltique, Adriatique et mer Noire d'autre part, cette région a été réduite à un enjeu géopolitique ou à une périphérie secondaire et stigmatisée. Or, pour les auteurs réunis ici, c'est un objet singulier et complexe. Il leur sert souvent de sismographe, à l'échelle du continent comme du monde, en raison des flux qui s'y entrecroisent. Cette réintégration de l'Europe médiane dans la réflexion historique globale permet d'aborder des concepts comme territoire, souveraineté, en abandonnant un point de vue strictement occidental.

    Avec les contributions de Paul Gradvohl, Antoine Marès, Marie-Elizabeth Ducreux, Oariusz Kolodzejczyk, David Do Paço, Ulf Brunnbauer, Nathalie Clayer, Juliette Denis, Barbara Kirshenblatt-Gimblett, Philipp Ther, Padraic Kenney, Didier Francfort, Vincent Genin, Laure Guirguis.

  • Comment un fait accède pour les médias, l'historiographie et dans les mémoires, au rang de l'événement ? Quels sont les mécanismes écrits et visuels qui le transportent dans la mémoire collective ?

    Dans cet ouvrage, les contributions, dans une perspective interdisciplinaire, participent de cette réflexion sur l'événement, dans les espaces ibériques et ibéro-américains (XXe-XXIes.), sujet inépuisable au regard d'une bibliographie sans cesse renouvelée, depuis les textes fondamentaux de Pierre Nora et Edgar Morin. L'accent est mis sur les différentes représentations de l'événement comme contribution à une meilleure compréhension des relations humaines dans des espaces démocratiques fragiles ou à consolider, et toujours perfectibles (Argentine, Chili, Colombie, Espagne, Mexique, Pérou, Venezuela).

    Le fait divers, comme point de départ, nous projette dans un quotidien, qui nous est proche et familier, où l'extraordinaire, le mal, le désordre, surgissent. L'exigence d'intelligibilité le transforme en objet culturel, littéraire, en objet politique - pour faire entendre la voix des plus faibles -, ou encore en objet artistique. Cette métamorphose de l'événement tente de rationaliser des faits, tragiques, violents, incompréhensibles, dans des intrigues imaginées, des scénarios possibles, des espaces reconfigurés, des territoires imaginaires. Elle réhabilite l'humanité mal menée, dans tous les cas de façon injustifiée et illégitime et construit ce passage entre les morts et les vivants vers une mémoire collective.

  • Les "années 1968" ont été décrites comme un moment de changement transnational porté par une "communauté imaginée de la révolution mondiale". Mais quelles en sont les modalités concrètes de contacts, de discussions et de transmissions ? Ce numéro analyse les circulations des pratiques et des projets se réclamant de la révolution au cours de cette période dense et intense, aux échelles à la fois transnationale et locale, évidemment imbriquées. Il étudie les stratégies d'exportation de "modèles" tout comme le rôle des internationales, et entend rompre avec un certain occidentalo-centrisme. Il tente ainsi de saisir ce que peut être un cosmopolitisme de l'action au coeur des révolutions.

    Avec les contributions de Ludivine Bantigny, Boris Gobille, Eugénia Palieraki, Françoise Blum, Burteigh Hendrickson, Perry Johansson, Atdo Marchesi, Anna Trespeuch-Berthelot, Kostis Kornetis, Samantha Christiansen, Zachary A. Scarlett, David Mayer, Laetitia Corbière, Yi-Tang Lin.

  • Au croisement de l'histoire et de la littérature contemporaines, Elvire Diaz étudie l'émergence du « roman de la guérilla », la figure littéraire du résistant antifranquiste des premières années de la dictature et elle analyse la signification de l'essor de cette production dans le cadre de la problématique mémorielle qui s'est imposée depuis la Transition. Après une réflexion épistémologique sur l'écriture de l'histoire, l'ouvrage identifie un vaste corpus de romans publiés depuis les années 1980, les situe par rapport au genre historique et au roman de la mémoire historique espagnole et en analyse trois des plus représentatifs : Luna de lobos (Julio Llamazares), Maquis (Alfons Cervera) et La voz dormida (Dulce Chacón).

  • L'oeuvre de Roberto Arlt (1900-1942) est contemporaine de l'affirmation de la photographie et du cinéma dans le champ culturel argentin. L'écrivain développe un discours passionné et ambivalent sur la transformation des dispositifs de représentation et du statut de l'écriture entrainée par les nouveaux médias. Mais surtout l'image s'infiltre dans l'écriture et cette mutation culturelle suscite des réponses poétiques diverses dans les romans, les pièces de théâtre et les écrits de voyage arltiens.

  • Notre enquête part d'une équation qui, pour être évidente dès le départ, ne pouvait être résolue qu'avec les outils de l'histoire transnationale. Le communisme après Octobre 1917 s'incarna, de 1919 à 1943, dans une Internationale organisée et polarisée par Moscou. Il sécréta aussi un nouvel internationalisme autour de nombreuses causes, provoquant des moments globaux de protestation et une myriade d'organisations à portée révolutionnaire, antifasciste et anti-impérialiste.
    En quoi le Komintern fut-il une start-up pour des projets et des combats d'envergure globale qui marquent encore le monde contemporain? C'est l'objet de ce dossier que de tenter d'apporter des réponses à cette question.

  • La mondialisation financière se manifeste de nos jours par la puissance des forces du marché et celle des mouvements de capitaux. Phénomène structurant depuis la fin du XIXe siècle, elle modèle les corps sociaux et les territoires, tout en entretenant des liens étroits avec le politique. Elle relève d'architectures complexes et évolutives, de phénomènes controversés et réversibles. Souvent envisagée sous un angle purement économique, elle est ici revisitée sous l'angle de l'histoire globale, en incluant notamment des recherches nouvelles menées sur plusieurs continents, de Hong Kong à Bahreïn, en passant par le Japon et l'Afrique, sans oublier les places financières structurantes que sont Londres ou New York, ou encore les institutions de régulation internationale.

    Avec les contributions de Eric Bussière, Laurent Warlouzet, Youssef Cassis, Emmanuel Mourlon-Druol, Catherine R. Schenk, Kazuhiko Yago, Vincent Duchaussoy, Alexis Drach, Olivier Feiertag, Rawi Abdelal, Léonard Laborie, Douglas J. Forsyth, Amadou Koné, Damiano Matasci.

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