Anthony Rowley

  • « Une conversation de table, autour d'une soupe de lentilles au pain d'épice et aux langoustines, m'a donné l'envie d'écrire ce livre. Parmi nous, le Basque aurait ajouté du foie gras, l'Italienne aurait vu des scampi et le Franco-Britannique que je suis, des coquilles saint-jacques. En réalité, nous discutions des mérites comparés de la cuisine servie dans nos familles respectives ! La suite relève du travail culinaire : choisir parmi plusieurs milliers de notes, nettoyer, comparer, assaisonner d'anecdotes portant sur l'histoire du lapin, du cochon ou des sauterelles, saupoudrer de poivre critique quant aux légendes du restaurant et aux réputations nationales, de considérations autour des stratégies alimentaires des puissants, les ruses des affamés et les rêves des gastronomes. Au menu, une idée simple : l'histoire de la table est une longue querelle des Anciens et des Modernes, au cours de laquelle se recompose sans cesse le jeu de la variante, de la variation et de l'équilibre. En voici le récit de la préhistoire à nos jours. » A. R. Historien, enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris, chroniqueur gastronomique, cofondateur de l'Institut européen de l'histoire alimentaire, Anthony Rowley a notamment publié À table, Le Vin : une histoire de goût, Atlas historique de la gastronomie française, La Cuisine : une pièce à vivre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet essai est né d'une actualité spécifique, celle de la crise de l'économie mondiale. Rapprocher l'expérience russe du développement avant 1914 et le débat contemporain sur la croissance : telle est l'une des intentions de ce livre. L'historien reste en effet surpris de l'écho que les controverses économiques d'aujourd'hui font à celles de 1890 ou de 1910. On se soucie de la nature et du rythme de la croissance, on s'interroge sur les rapports existant entre crise agro-alimentaire et mouvement démographique, on s'inquiète des transferts de capitaux, de la dépendance financière et technologique des pays neufs. Toutes ces interrogations renvoient directement à l'histoire économique de la Russie entre 1850 et 1914. Non qu'il s'agisse de rechercher systématiquement des similitudes au risque de forcer les traits, ou de proposer une image rétrospective de la croissance débarrassée de ses contingences historiques. Anthony Rowley a plutôt tenté de soumettre ce passé aux préoccupations de notre époque.

  • Longtemps, malthusianisme et protectionnisme ont servi d'arguments commodes pour caractériser l'économie de la France d'avant 1914. Images réductrices d'un pays incapable de s'adapter aux bouleversements économiques engendrés par la Révolution Industrielle. En s'appuyant sur les travaux récents de l'école historique française et anglo-saxonne, Anthony Rowley nous montre combien cette vision d'une France immuable doit être nuancée, réexaminée à l'aide des données quantitatives et, pour ainsi dire, nettoyée. Les années 1850-1914 ne sont pas seulement un lien privilégié d'affrontement entre changement et tradition : elles ouvrent une large perspective sur l'économie d'aujourd'hui. A ce titre, cet ouvrage s'adresse autant aux étudiants qu'à un plus large public désireux de comprendre l'évolution de l'économie française contemporaine dans le long terme.

  • Il ne faut pas avoir peur des émotions collectives, ces formidables moteurs de l'histoire. Avec un véritable talent de conteurs, Anthony Rowley et Fabrice d'Almeida font revivre les grands événements à travers le vécu des contemporains, les puissants et les dirigeants, mais aussi les humbles et les anonymes. De la panique à Pompéi à l'hébétude du 11 septembre 2001, de la fièvre de la ruée vers l'or à l'angoisse des Londoniens secoués par les crimes de Jack l'Éventreur, de l'enthousiasme au moment de la chute du mur de Berlin à l'espoir suscité par l'élection de Barack Obama en 2008, voici vingt histoires de l'histoire qui rendent aux sentiments leur juste place. Grâce à cette approche inédite, une image réaliste et savoureuse du passé surgit. Elle révèle la fabrique des sentiments collectifs, ce mécanisme par lequel les sociétés traversent les grandes mutations, les crises et les guerres, les révolutions scientifiques et les changements dans les moeurs. Longtemps historien à Sciences Po Paris, Anthony Rowley a publié de nombreux ouvrages, notamment sur la gastronomie, comme Une histoire mondiale de la table. Fabrice d'Almeida, professeur à l'université Panthéon-Assas (Paris-II), est spécialiste de la propagande et du nazisme. Son dernier ouvrage paru est Ressources inhumaines. Les gardiens des camps de concentration et leurs loisirs. Ensemble, ils ont précédemment signé Et si on refaisait l'histoire ?. 

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