Le Dilettante

  • Cela se passe à la fin du XIXe siècle entre Méditerranée et Caraïbes, Cap Horn et mers du Sud, Java et Singapour. Les faits - pour la plupart - sont réels, les rencontres, parce qu'imaginaires, d'une vérité troublante. C'est une histoire d'hommes perdus en mer, de bordels caraïbes et d'opium, de retrouvailles et de poésie, c'est une histoire de marins. Son nom, au héros, c'est Victor, Victor Combault. D'avoir un jour, enfant, vomit à la face de son père, il est dit par ce dernier le « Dragon ». Après avoir tâté, et mal, de la vie d'équipage, Dragon se fait la belle, laissant à quai une femme grosse tout en pleurs. Son fils Rodolphe le retrouvera-t-il avant ? Brodé avec finesse, narré avec rudesse, c'est une histoire d'orphelins et de naufrages, de trafics, de vie lente et violente.

  • Les secrets de famille et les destinées d'une lignée d'émigrés russes blancs, de 1907 à nos jours. L'obsession d'héroïsme et de sexe, inscrite dans leurs gênes, traverse l'histoire pour révéler la part d'ombre qui hante leur quête d'émotions fortes. Imaginez-les comme les doigts de la main, une paire d'yeux, deux facettes d'une unique pierre, ce tandem héroïque. L'un c'est Ivanov, Sacha; l'autre Bornstein, Victor. Russes tous deux, blancs par destin, ils se taillent à même le XXe deux belles parts de lion qu'ils engouffrent en boulimiques de la vie : révolution rouge d'Octobre qui les coupe de la Mère Patrie, Grande Guerre faite au front d'Orient dans la légion, années folles vécues follement, exil, Résistance, déportation. Meurent les Ivanov, un à un. L'oeil avide, Maréchaux et ses troupes descendent le XXe à cheval sur la rampe, dans un grand sifflement heureux; les bagages suivront plus tard.

  • Les sept peurs

    Laurent Maréchaux

    Adolescent, il se rêvait Lord Jim ou Martin Eden. À l'heure où plus d'un ambitionne d'être banquier, golden boy, chirurgien-dentiste ou informaticien, lui se voyait déjà aventurier avec pour tout bagage sa seule peur. La chose est connue : à l'instant de la grande goulée, de l'ultime rasade, quand l'océan s'en vient vous prendre dans ses replis, on revoit tout. Du plus infime au très saillant et ce sur grand écran, petits instants et grands moments. Il en est là, Babour : années torero (avec gradins grondants et épée qui flanche), années militantes (tôle et matraque pour cause d'antisoviétisme contondant), années spaghetti (braquage à l'italienne et coeur en miettes), années Appalaches (« force de la meute », dérapages, chutes fatales plein merisier), années moudjahidin (crapahutages afghans), années fric (sexe en sus, par tout temps et tout terrain), les années Horn (dites encore années Bilou-la-fumée, coureur de mer et frère de la côte).

empty