Simon Le Roulley

  • Ce livre tente de synthétiser la pensée riche d'un auteur majeur qui a parcouru le XXe siècle.
    Henri Lefebvre, maître ès dialectique, fut philosophe, sociologue, géographe, poète. Sa pensée, au carrefour des disciplines, peut paraître éparpillée. Il n'en est rien : elle est soutenue par une méthodologie précise, celle du matérialisme dialectique.
    S'il est une certitude pour qui s'est essayé à la lecture de l'auteur, c'est qu'il est difficile d'entrer dans cette oeuvre d'une part car les portes d'entrée sont nombreuses, d'autre part car les chemins qu'elles ouvrent s'entrecroisent.
    Face à la pente ardue qui mène à l'auteur, ce livre tente de donner une vue d'ensemble de l'oeuvre afin de faciliter le travail à celui ou à celle qui souhaiterait entrer dans la demeure de Lefebvre.

  • Pour la grève

    ,

    • Grevis
    • 12 Septembre 2019

    La grève a toujours eu des ennemis. Des forces s'agrègent pour lui faire perdre en légitimité et en opérativité. On la renvoie à l'archaïsme, à une contrainte antidémocratique faite aux "usagers", à une mauvaise stratégie, à une forme de violence. Elle s'est sclérosée dans les mains d'organisation syndicales. Mais si elle conserve sa force subversive c'est parce qu'elle n'existe qu'en imposant une remise en cause de l'ordre établi.

    C'est pourquoi, du mouvement contre la loi travail au mouvement des gilets-jaunes, la grève a retrouvé sa puissance : elle est la mise en oeuvre de notre légitimité contre un ordre qui nous assujettis, elle est le foyer d'une communauté de sens.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Cet ouvrage vise à présenter des travaux de chercheur.e.s en sciences sociales ou de collectifs de recherche revendiquant une perspective critique. Si cela n'a pour ainsi dire rien de neuf, la perspective critique recouvre bien souvent l'allure d'une posture ou d'un discours idéologique séparé de toute réflexivité quant à la pratique. Au contraire de cette tendance, les contributeurs et contributrices de ce projet entendent porter un regard réflexif sur leur pratique professionnelle, c'est-à-dire, depuis des travaux qu'ils et elles ont mené, de montrer la façon dont le terrain intervient dans la construction de l'objet, dans les choix méthodologiques, dans le positionnement vis-à-vis des enquêté.e.s ou vis-à-vis des autorités, et dans la restitution des données.
    Chacune des contributions s'attache à un terrain critique, français ou étranger, c'est-à-dire à l'étude de groupes ou d'espaces sociaux mettant en crise les normes instituées :
    Des mouvements sociaux étudiants aux gangs, de l'ultragauche aux résistances à l'urbanisation capitaliste, des rapports sociaux de race aux espaces autogérés.

  • Projet d'émancipation ou simple outil de survie, réponse à une revendication d'autonomie pouvant être dévoyée par le management, l'autogestion ouvre des pistes pour imaginer le travail et la vie de demain. Si son instrumentalisation peut donner libre cours à la critique, son affirmation doit être également interrogée. Réunissant des contributions d'universitaires ayant enquêté sur le sujet, cet ouvrage vise à actualiser les débats. Nous espérons que leurs travaux éclaireront utilement les pratiques alternatives au travail et en dehors, tant pour le monde académique, les mondes militants et activistes, que pour un large public soucieux de l'avenir du travail.

empty