Autrement

  • Ils sont tous deux allemands. L'un est juif, l'autre non, et leur amitié semble indéfectible. Ils s'expatrient pour fonder ensemble une galerie d'art en Californie, mais, en 1932, Martin rentre en Allemagne. Au fil de leurs échanges épistolaires, Max devient le témoin impuissant d'une contamination morale sournoise et terrifiante : Martin semble peu à peu gagné par l'idéologie du IIIe Reich. La tragédie ne fait que commencer...

  • Bibike, Ariyike, et leurs frères Peter et Andrew tombent dans la pauvreté du jour au lendemain. Pour ces quatre enfants de la classe moyenne aisée nigériane, ce qui hier semblait acquis devient l'enjeu d'une lutte constante. Abandonnés par leurs parents, ils se réfugient chez leur grand-mère et survivent comme ils le peuvent à Lagos, ville âpre et convulsive. Si la vie est difficile pour tous, elle est particulièrement cruelle pour les deux soeurs : être une femme au Nigeria, c'est avant tout être considérée comme une proie. Proie pour les hommes, la religion, la religion des hommes. Black Sunday fait une peinture sans fard d'une société nigériane gangrénée par la corruption et met en lumière son rapport brutal aux femmes. Une lueur d'espoir vacillante, mais bien présente, sourd pourtant au milieu des pages. Avec ce premier roman, Tola Rotimi Abraham entre de plain-pied en littérature d'une écriture tranchante, sans compromis.

  • Anton Torvath est tzigane et dresseur de chevaux. Né au coeur de la steppe kirghize peu après la Première Guerre mondiale, il grandit au sein d'un cirque, entouré d'un clan bigarré de jongleurs, de trapézistes et de dompteurs. Ce « fils du vent » va traverser la première moitié du « siècle des génocides », devenant à la fois témoin de la folie des hommes et mémoire d'un peuple sans mémoire. Accompagné de Jag, l'homme au violon, de Simon, le médecin philosophe, ou de la mystérieuse Yadia, ex-officier de l'Armée rouge, Anton va voyager dans une Europe où le bruit des bottes écrase tout. Sauf le souffle du vent.
    À la fois épopée et récit intime, Avant que le monde ne se ferme est un premier roman à l'écriture ample et poétique. Alain Mascaro s'empare du folklore et de la sagesse tziganes comme pour mieux mettre à nu la barbarie du monde.

  • Grand atlas

    ,

    o Plus de 100 cartes inédites et mises à jour et 50 infographies et documents
    o Un tour d'horizon complet des grands enjeux internationaux
    o En partenariat avec Courrier international et franceinfo.

  • C'est bien une idee de fille! - comment le monde claque la porte aux idees des f - comment le monde Nouv.

    Pourquoi nous a-t- il fallu des millénaires, ou presque, pour inventer la valise à roulettes ? (Un homme, un vrai, porte ses bagages lui-même.)
    Pourquoi avoir imaginé que la défaite de Kasparov contre Deep Blue signerait la fin de la suprématie humaine, quand les meilleures intelligences artificielles peinent encore à plier une chemise ? (C'est que nous mesurons notre humanité à l'aune du génie masculin rationnel et scientifique.)
    La machine remplacera-t-elle le travail des hommes ? (Avec un petit « h », peut-être bien que oui !)
    Combien de fois sommes-nous passés à côté d'une invention ou d'une innovation parce que c'était une idée de fille ? Dans cette histoire du progrès par ses erreurs et ses lacunes, Katrine Marçal nous emmène dans un voyage passionnant au coeur de ce frein puissant que sont nos représentations.
    Un essai enthousiasmant pour changer de perspective et ouvrir grand la porte à l'ingéniosité féminine !

  • Les garçonnes : mode et fantasmes des Années folles Nouv.

    Figure phare des « Années folles », la garçonne a gravé dans l'imaginaire collectif sa silhouette androgyne et ses cheveux courts. Symbole d'une émancipation controversée, elle cristallise les tensions d'une société ébranlée par la guerre, partagée entre fièvre de liberté et retour à l'ordre moral.
    En nous propulsant au coeur d'une décennie fantasmée, Christine Bard analyse une révolution des représentations. Elle en saisit les déclinaisons, de l'univers de la mode à la scène lesbienne en passant par la littérature et le célèbre roman de Victor Margueritte. La garçonne incarne avec force l'ambivalence d'un monde en plein bouleversement.
    L'essai réunit la culture des apparences, l'histoire politique et l'histoire sociale pour mieux cerner la puissance de cette figure entre subversion et modernité.

  • « Tous les grands secrets ont un goût particulier. »
    Nadia a 17 ans et la vie devant elle. Mais quand elle perd sa mère et avorte en cachette, tout change. Elle choisit alors de quitter la communauté noire et religieuse qui l'a vue grandir. Boursière dans une grande université, Nadia fréquente l'élite. Elle a laissé derrière elle Luke, son ancien amant aux rêves brisés, et Aubrey, sa meilleure amie. Durant une décennie marquée des affres de la vie, les trajectoires des trois jeunes gens vont se croiser puis diverger, tendues à l'extrême par le poids du secret.
    Dans la lignée d'Elena Ferrante et de Chimamanda Ngozi Adichie, Brit Bennett donne voix à des héros en quête d'accomplissement et nous offre un roman lumineux, inoubliable.

  • Feuillets perdus du journal de charles darwin (miraculeusement) sauves de l'oubli Nouv.

    En 1831, le jeune Charles Darwin part dans une expédition autour du monde qui restera fameuse et en rapporte son Journal de recherche qui constituera la base de ses théories. Fasciné par les mondes dévoilés dans ces carnets, Denis Silvestre imagine des feuillets oubliés.
    Des pages qui racontent des îles inimaginables, où les insectes se saluent avec civilité d'un coup de chapeau haut de forme, où les arbres se déplacent à leur gré juchés sur leurs jambes, où tous les êtres vivants copulent librement et constamment. Fable philosophique ou ultime voyage de Gulliver, ces feuillets perdus sont une plongée dans des univers merveilleux où la vie, sous toutes ses formes, gronde.

  • Isaac Blumenfeld, petit tailleur juif de Galicie orientale, change de nationalité comme de chemise. Pourtant, il ne quitte jamais son village. Dans cette partie du monde en cette première moitié du XXe siècle, ce sont l'Histoire et ses conflits qui se chargent de vous faire voyager. D'abord fidèle sujet de l'Empire austro-hongrois, puis heureux citoyen de la République de Pologne, habitant comblé du « paradis soviétique » et sous-homme apatride au sein du Troisième Reich, Isaac est balloté au gré des invasions, des reconquêtes et des traités de paix. Heureusement, s'il reste en ce bas-monde une chose immuable, une véritable constante sur laquelle on peut toujours compter, c'est la barbarie des hommes. Tour à tour persécuté par les nazis puis victime du pouvoir communiste, Isaac ne devra son salut qu'à un humour jubilatoire, corrosif et désespéré.
    Considéré comme un chef-d'oeuvre de la littérature d'Europe centrale et orientale, Le Pentateuque ou les cinq livres d'Isaac est une tragédie écrite sur le ton de la comédie, un roman à pleurer de rire, de tristesse, de rage.

  • Les cartes en question : petit guide pour apprendre à lire et interpréter les cartes Nouv.

    Formidable outil de visualisation, les cartes sont de plus en plus utilisées dans les médias et sont désormais un support quotidien de transmission de l'information.
    Leur force ? Rendre immédiatement intelligible un fait, avec clarté et efficacité. Elles ne sont pas pour autant des représentations « objectives » : les cartes sont toujours le reflet d'un discours, qu'il faut savoir interpréter.
    Apprendre à les lire permet d'identifier ce message et de « bien » utiliser cet outil précieux.
    Juliette Morel nous guide dans un voyage au coeur des secrets de la cartographie grâce à plus de 120 cartes qu'elle décortique pour montrer quels en sont les partis pris, et ce qu'auraient pu donner des choix différents. Vous ne regarderez plus les cartes de la même façon !

  • Bienvenue à Wigtown, charmante petite bourgade du sud-ouest de l'Écosse. Wigtown, son pub, son église... et sa librairie - la plus grande librairie de livres d'occasion du pays. De la bible reliée du XVIe siècle au dernier volume d'Harry Potter, on trouve tout sur les kilomètres d'étagères de ce paradis des amoureux des livres. Enfin, paradis, il faut le dire vite...
    Avec un humour tout britannique, Shaun Bythell, bibliophile, misanthrope et propriétaire des lieux, nous invite à découvrir les tribulations de sa vie de libraire. On y croise des clients excentriques, voire franchement désagréables, Nicky, employée fantasque qui n'en fait qu'à sa tête, mais aussi M. Deacon, délicieux octogénaire qui se refuse à commander ses livres sur Amazon.
    Entre 84, Charing Cross Road d'Helene Hanff et Quand j'étais libraire de George Orwell, Le Libraire de Wigtown invite le lecteur à découvrir l'envers du décor : si l'amour de la littérature est primordial pour exercer le métier de libraire, on y apprend qu'il faut aussi un dos en béton et une patience de saint !

  • Peut-on réparer l'irréparable, rassemble ceux que l'histoire a dispersés ? Blanche, rwandaise, vit à Bordeaux après avoir fui le génocide des Tutsi de 1994. Elle a construit sa vie en France, avec son mari et son enfant métis Stokely. Mais après des années d'exil, quand Blanche rend visite à sa mère Immaculata, la mémoire douloureuse refait surface. Celle qui est restée et celle qui est partie pourront-elles se parler, se pardonner, s'aimer de nouveau ? Stokely, lui, pris entre deux pays, veut comprendre d'où il vient.
    Ode aux mères persévérantes, à la transmission, à la pulsion de vie qui anime chacun d'entre nous, Tous tes enfants dispersés porte les voix de trois générations tentant de renouer des liens brisés et de trouver leur place dans le monde d'aujourd'hui.
    Ce premier roman fait preuve d'une sensibilité impressionnante et signe la naissance d'une voix importante.

  • Jour sans retour Nouv.

    C'est une histoire authentique. Celle d'un jeune étudiant en théologie qui résista au nazisme et à la mainmise d'Hitler sur l'Eglise luthérienne. Témoignage romancé, roman témoignage, Jour sans retour nous conte l'héroïsme d'un refus obstiné et met en lumière la prétention du nazisme à dépasser l'idéologie pour se faire religion.

  • Le cerveau d'un enfant de 2 ans possède deux fois plus de connexions neuronales que celui d'un adulte : à cet âge, son potentiel d'apprentissage est maximal, et la façon dont les adultes s'adressent à un bébé peut tout changer pour son avenir ! La bonne nouvelle, c'est que cela ne demande pas de matériel coûteux, mais surtout de le savoir et d'être guidé. Regarder des livres en impliquant activement le tout-petit, lui poser des questions ouvertes, lui proposer des choix... : voilà des habitudes que chacun peut s'approprier.
    Cet essai éclairant présente une pédagogie simple, fondée sur les neurosciences et nourrie par les travaux des équipes d'Esther Duflo, prix Nobel d'économie. Parents et professionnels y trouveront des idées concrètes et rapides à mettre en oeuvre. C'est aussi un plaidoyer pour faire de la petite enfance une priorité collective : prendre au sérieux les capacités phénoménales des bébés pourrait, d'ici dix à quinze ans, changer le visage de notre pays.

  • Abraham le poivrot, loin de tolede Nouv.

    Albert Cohen, dit Berto, Bulgare exilé en Israël, rentre dans sa ville natale de Plovdiv le temps d'un colloque. Et c'est soudain tout le monde bigarré, cosmopolite et chaotique de son enfance qui lui revient en mémoire. Son grand-père Abraham, maître ferblantier, ivrogne invétéré, philosophe à sa manière et affabulateur de génie, est la figure de proue de ces souvenirs.
    Angel Wagenstein oscille ici entre évocation nostalgique d'une Bulgarie révolue et description cruelle d'un pays miné par la corruption. Mais Abraham le Poivrot est avant tout une ode drôle et délicate à ces Balkans d'un autre temps où les religions et les peuples se côtoyaient pour le meilleur et pour le pire, où les langues et les cultures s'entremêlaient, s'influençaient, où le lieu dans lequel on vit était plus important que celui d'où l'on vient.
    Abraham le poivrot, loin de Tolède est, après Le Pentateuque ou les cinq livres d'Isaac, le deuxième volet de la trilogie d'Angel Wagenstein sur le destin des Juifs d'Europe.

  • Quand on flâne entre les rayons, on oublie souvent que le libraire est là qui nous observe. Et quand l'un d'eux épingle nos bizarreries et nos manies d'une plume malicieuse, il peut en faire un joyeux jeu des sept familles, caustique et cocasse. Vous reconnaîtrez-vous dans un des lecteurs de ce savoureux recueil de portraits et d'anecdotes ?

  • L'imprévu : que faire lorsqu'on ne sait plus ? Nouv.

    « Pour qu'un véritable changement se produise, il faut que survienne un événement ou une rencontre qui contrarie nos prévisions.
    Prenons donc quelque temps pour regarder en face cet imprévu qui nous angoisse, nous bouleverse et nous agite tant. Tâchons, au lieu de tenter de le maîtriser, comme nous y invitent la tradition occidentale et la méthode cartésienne, de penser à lui, de l'accueillir à partir de notre assise dans le monde, comme le proposent les arts martiaux et la pensée chinoise.
    Ouvrons la parenthèse pour découvrir ses différents visages et les multiples façons d'y faire face. »
    A. L.

  • Lorsqu'elle se marie, Magdalena Van Bereyen est obligée de renoncer à ses rêves d'aventure sur les bateaux de son père, car là n'est pas la place d'une femme. Encore moins au XVIIe siècle, en Hollande. Dans son journal intime, elle confie alors, au fil de ses souvenirs et des tumultes de sa vie d'épouse, les secrets de son âme.
    Ce premier roman de Gaëlle Josse, inspiré d'un tableau de l'âge d'or flamand, est le portrait intemporel, empreint de mélancolie et de poésie, de la condition des femmes.

  • Journal de l'annee du desastre Nouv.

    Le soir du 3 novembre 1966, Florence est engloutie par son fleuve. Dans une petite pension des bords de l'Arno, Italiens et Américains partagent des heures de terreur et d'angoisse. Lorsqu'enfin le fleuve se retire, c'est la désolation. D'innombrables chefs-d'oeuvre sont détruits. Des milliers de familles sont à la rue. Récit à la portée universelle, Journal de l'année du désastre est un vibrant hommage à tous ceux qui, ayant tout perdu, se mettent aussitôt à reconstruire.

  • Voilà ce qu'il faut que tu saches : en Amérique, la destruction du corps noir est une tradition - un héritage. Je ne voudrais pas que tu te couches dans un rêve. Je voudrais que tu sois un citoyen de ce monde beau et terrible à la fois, un citoyen conscient. J'ai décidé de ne rien te cacher.
    "Je me suis demandé qui remplirait le vide intellectuel après la mort de James Baldwin. Sans aucun doute, c'est Ta-Nehisi Coates... Une lecture indispensable."
    Toni Morrison, Prix Nobel de Littérature.
    National Book Award 2015

  • Kangourou suicidaire, koalas explosifs, wombats vindicatifs, chercheurs d'opales amateurs de paris stupides ou Aborigènes roublards, c'est toute une faune bigarrée et hilarante qui peuple ces nouvelles de l'Australie des marges. Des histoires plus vraies que nature, racontées avec un sens inné du gag par le maître des lettres australiennes.

  • La cartographie et ses conventions sont universelles : orientation, projections, échelle, utilisation des couleurs ou des symboles, représentation du relief... Les normes et nomenclatures sont devenues communes, mais ça n'a pas toujours été le cas !
    Magnifiquement illustré par plus de 100 cartes du Moyen Âge à la période contemporaine, cet ouvrage raconte l'histoire des conventions cartographiques. C'est aussi, et surtout, l'histoire d'un langage partagé, celui de la représentation du monde.

  • Espaces de solitude, de liberté, refuges mais aussi prisons, les îles nous fascinent. Mais cette obsession des îles, que dit-elle de notre manière d'habiter le monde ?
    Cet ouvrage magnifiquement illustré de cartes anciennes dessine une réflexion qui confronte les îles mythiques et les figures qu'elles abritent, d'Ulysse à Robinson Crusoé en passant par Thomas More et Virginia Woolf, à l'expérience du voyage, de l'isolement et de la vie sauvage. Sinuant entre fiction et exploration, c'est un parcours érudit, à la recherche de nos rêves et de leurs contradictions.

  • Réputées plus égalitaires que les matières littéraires, les disciplines scientifiques sont celles dont on attend qu'elles rétablissent l'égalité des chances entre les enfants, sans considération de leur bagage culturel ou de leur milieu social. Pourtant les filles, bonnes élèves à l'école, disparaissent des filières scientifiques à mesure qu'elles progressent dans leurs études. Valable aussi pour les jeunes issus des classes populaires ou des minorités ethno-racisées, ce constat appelle une réflexion sans fard sur la place des sciences dans notre système scolaire et dans notre société - sous peine d'en faire, avec la meilleure volonté qui soit, un vecteur de discrimination plus injuste encore.
    Effet Pygmalion, autodépréciation, prophéties autoréalisatrices, menace du stéréotype : cet essai documenté explore comment, loin de la neutralité sociale qu'on leur prête, les sciences attisent les inégalités dans le cercle scolaire aussi bien que familial, mettant en jeu nos représentations à tous les niveaux. Au gré de cette enquête passionnante, l'autrice met au jour des initiatives déjà en place ou à encourager, pour avancer sur le chemin d'une égalité réelle dans le monde des sciences.

empty