• C'est du propre

    Jacques Barbaut

    Quatrième livre de Jacques Barbaut aux éditions Nous, C'est du propre explore la question du nom. Nom propre, prénom, anthroponyme, nom de famille, nom de scène : ce livre emprunte, sous la forme d'une anthologie malicieuse et savante, drôle et profonde, autant à divers textes critiques (Genette, Barthes, Starobinski, Richard...) et philosophiques (Derrida, Lacan, Deleuze & Guattari...), qu'aux figures littéraires qui se confrontèrent aux questions du pseudonyme ou du « nom d'artiste » (Céline, Gracq...), de l'« hétéronyme » (Pessoa, Gary...), aux enjeux de la nomination des personnages (et lieux) fictifs de leurs romans (Balzac, Proust...) ou qui écrivirent à partir des associations et rêveries que leur propre nom suscita (Ponge, Quignard...) Comme les autres livres de Jacques Barbaut aux éditions Nous (qui portaient sur la lettre A, sur l'année 1960, sur la lettre H), C'est du propre accueille citations, collages, fragments, extraits de publications de toute nature, jeux typographiques, calligrammes, listes, rassemblant les fantaisies (arbitraire du signifié et échos des signifiants) et effets de l'onomastique. C'est du propre mêle l'érudition la plus étendue à un humour permanent. Le lecteur est happé dans un labyrinthe fascinant de réflexions sur les pouvoirs du nom.

  • 1960

    Jacques Barbaut

    • Nous
    • 23 Octobre 2013

    1960 se veut la chronique d'une année exemplaire. Un étonnant almanach qui, par le biais de textes, d'images et de jeux typographiques, organise chronologiquement, du 1er janvier au 31 décembre, le montage de la matière littéraire, poétique, artistique, politique, sportive... d'une année. Ce qui apparaît, au-delà du vertige encyclopédique, c'est la réinvention d'une « origine » et la mise en lumière de ce qui constitue un temps.

    « Impossible, je suppose, pour mes parents en cette fin d'année 1959 d'envisager pour moi - foetus puis bébé dans le ventre -, si j'avais été une fille, à moins de m'exposer tout au long de ma vie scolaire puis professionnelle aux risques des quolibets, à-peu- près et mises en boîte, que l'on me prénommât Brigitte. »

  • Jacques Barbaut est un écrivain inclassable, à l'écriture expérimentale et encyclopédique. H! Hache ! Hasch! est une « tentative d'épuisement » de la lettre H, une entreprise à la fois drôle et savante, d'une grande inventivité visuelle. L'auteur y témoigne tout à la fois d'une authentique passion du littéral, d'une avidité tous azimuts, et d'un vrai sens du nonsense.

  • Alice à Zanzibar

    Jacques Barbaut

    "Cette habitante de Sète, Pratiquante du 5 à 7, y invitait souvent un cheik , Deux ou trois évêques Et de deux à six ascètes.

    Avec Alice à Zanzibar, Jacques Barbaut témoigne que son oeuvre poétique, érudite et subtile, est aussi sous-tendue par l'audace. Voici qu'il propose ce qui est réputé intraduisible et politiquement incorrect : des limericks en français, des « haïku irlandais » à la sauce Molière.
    Avec ces deux cent trente-huit limericks, inédits, classés par ordre alphabétique des noms propres, c'est une tradition littéraire anglo-saxonne, méconnue et peu pratiquée en France, que l'on dit remonter aux graffitis trouvés à Pompéi, que l'auteur nous invite à découvrir."

  • "Il n'y a que la lettre qui soit littérature".
    Alfred Jarry. "Le métier d'un homme de lettres, ce sont les lettres de l'alphabet". Georges Perec.

  • Le récit de Jacques Barbaut pourrait constituer la trame d'un fait divers. Le point de départ d'une enquête policière. « Entrez chez les fictifs » est une invitation au voyage, une farce qui emporte le lecteur vers les incidents poétiques, les trouées du monde réel. L'un de ces voyages minuscules où la contemplation sereine des choses infimes compte au moins autant que les déplacements que l'on y effectue. Amour Lepic est un personnage sorti tout droit d'un film burlesque, humain, trop humain. Amour Lepic, candide et bouffon, s'est arrêté sur les bords de Marne, dans une guinguette appelée "Au poisson qui frétille". Un pêcheur tombera à l'eau. L'écriture de Jacques Barbaut s'attache à la légèreté d'un style flottant au fil des mots pour mieux nous entraîner sur les vagues d'un monde onirique héritier de Perec et de Simenon à la fois.

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