• Transport vers l'été

    Wallace Stevens

    • Nous
    • 21 Février 2020

    Wallace Stevens peut prétendre, en France, au titre de plus grand poète méconnu de langue anglaise. Quasi conclusif de son oeuvre, Transport vers l'été est l'un de ses livres les plus importants, et le seul non traduit en français à ce jour.
    Transport vers l'été : ce titre assez étrange semble présenter la poésie comme une agence de voyages spécialisée dans les destinations paradisiaques. À y regarder de plus près, cela se complique : un des poèmes s'intitule « Vacances dans la Réalité », et Stevens déclarera que la belle saison promise par le titre de son livre était pour lui simplement le monde tel qu'il est.
    On en concluera que la vie réelle, selon Wallace Stevens, pourrait être quelque chose d'aussi délicieux qu'un séjour aux Baléares, à condition d'être transfigurée par la poésie.
    Stevens prêtait à la poésie, en tant qu'activité de l'imagination, un pouvoir d'exaltation comparable à la foi religieuse ou aux passions collectives qui ravagèrent le globe entre 1939 et 1945, à l'époque même où il composait Transport vers l'été. Les poèmes de ce livre déclinent cette idée sur un ton mystérieux et magistral. Le volume donne en supplément un long poème, poème central et lui aussi inédit en français : Notes pour une fiction suprême, où il ébauche la définition méthodique de cet art qui écrirait l'histoire humaine « en beau langage sans une goutte de sang » - Stevens regardait cette proposition comme le manifeste de son oeuvre. Le recueil s'achève sur une adresse au soldat américain de retour après guerre au pays, l'exhortant non à renoncer à tout combat, mais à engager désormais ses forces dans une lutte universelle et spirituelle : Soldat, il y a une guerre entre l'esprit / Et le ciel, entre le jour, la nuit et la pensée. / C'est pourquoi le poète est toujours dans le soleil... La traduction de Transport to Summer est suivie d'un choix de lettres où Wallace Stevens revient diversement sur l'intention générale des Notes pour une fiction suprême, sans craindre à l'occasion de donner la clef de ses images les plus énigmatiques.
    Transport vers l'été est accompagné d'une préface éclairante d'Alexandre Prieux, traducteur et spécialiste de Stevens, qui explicite les enjeux du choix des textes, les situe par rapport à l'oeuvre de Stevens, et considère la place de cette dernière dans l'histoire de la littérature.

  • En 1923, un an après la parution de La Terre vaine de T. S. Eliot - autre précurseur majeur de la poésie moderne américaine -, Wallace Stevens, âgé de quarante-quatre ans, signe son premier recueil et entre sur la scène littéraire. À ce moment, le poète ne se cherche plus : il s'est déjà trouvé. Harmonium, comme son nom l'indique, explore les liens entre la musique et la poésie. À travers cet ensemble de voix, de registres, allant de l'aigu au grave, du ludique au rhétorique et du bref au long, Stevens met l'accent sur le pouvoir de l'imagination.


  • rarement un poète se sera mis en scène de façon aussi nue à ce moment de son existence, aura livré avec autant de franchise les humeurs et les pensées de la vieillesse, plus détestée peut-être par lui que par tout autre homme, sans pour autant céder à la sensiblerie.
    aux yeux de stevens, le rocher (the rock) constitue un point d'aboutissement. après la sortie d'auroras of autumn, en 1950, il n'était pas pressé de publier à nouveau, pressentant que le recueil alors en gestation serait le dernier. pour cette raison, le rocher, outre le fait qu'il réunit seulement vingt-cinq poèmes, n'a pas fait l'objet d'une publication séparée. il apparaît à la fin des collected poems, publiés à l'automne 1954, moins d'un an avant la mort de stevens, le 2 août 1955, et fait pendant à harmonium, sur quoi s'ouvre ce livre.
    l'opposition des titres est éloquente. au riche éventail d'investigations et de possibilités que proposait le premier recueil, s'oppose la vision définitive, fondamentale, épurée, donnée par le dernier. le rocher est le symbole de cette réalité à laquelle l'imagination ne cesse de s'enlacer pour lui donner sens, à la façon du feuillage qui le recouvre. entre le rocher et les poèmes posthumes, parus en 1957 dans opus posthumus, il n'y a pas de hiatus et c'est pourquoi nous les présentons conjointement.
    nous complétons cet ensemble par adagia, une suite d'aphorismes sur la poésie ayant paru eux aussi, à la différence de l'essai structuré the necessary angel, dans opus posthumus. ils forment, s'étalant sur une longue période, une sorte de contrepoint à celle, relativement courte, qui a vu l'élaboration des derniers poèmes. enfin, quelques extraits de la correspondance jettent un éclairage sur les dernières années de la vie de stevens, témoignant à la fois de son déclin physique et de sa vitalité intellectuelle intacte.


  • L'ange nécessaire

    Wallace Stevens

    • Circe
    • 19 Mai 1998

    L'oeuvre de Stevens, même si elle ne parvient que lentement en France, est l'une des plus rayonnantes - et l'une des plus énigmatiques - du XXè siècle.
    Par " l'ampleur et la délicatesse " de sa pensée, écrit Randall Jarrell, la poésie de Wallace Stevens, tout en constituant " un lien avec le passé ", est l'un de " nos plus sûrs liens avec le futur ", car elle " appartient à ce que, de nous, le futur connaîtra. "

  • Parts of a World (1942) était à ce jour, inexplicablement, le seul recueil de Wallace Stevens (1879-1955) à n'avoir jamais été traduit en français.
    La présente édition, augmentée de quelques poèmes écartés du recueil et de Harmonium par le poète, permet de combler cette lacune. Ce recueil est aussi, sans doute, le moins connu des ouvrages de Wallace Stevens, alors qu'il contient certains de ses poèmes les plus aboutis, composés entre The Man with the Blue D Guitar et Notes towards a Supreme Fiction. Conçu comme un livre svnecdotique, Parts of a World est habité par le thème unificateur de la guerre, que ce soit celle entre les nations, entre les éléments ou entre l'être et la conscience, que Stevens décrit comme le produit "du bourdonnement des pensées qui se sont échappées dans mon esprit", en émettant une musique onirique au charme envoûtant.

  • A collection that all the major long poems and sequences, and every shorter poem of lasting value in Stevens' career. Edited by Holly Stevens, it includes some poems not printed in his earlier Collected Works.From the Trade Paperback edition.

  • The Necessary Angel by Wallace Stevens "In this book, the first collection of his prose works, he accounts in scintillating language for the peculiarly modern and sometimes deliquescent fervor that has prompted his poems. Few poets have written so characteristically about their own craft." --Perspective--U.S.A.
    "These are rich essays, simply constructed yet richly and elegantly written." --Hayden Carruth, The Nation "The most welcome attribute of the book is its humane good sense, equally manifest whether Stevens is discussing a desolate Pennsylvania churchyard. Plato's images or the personalities of those who prefer a drizzle in Venice to a hard rain in Hartford.''' --New Republic "It is a rare pleasure to breathe the atmosphere of confidence and wholeness which distinguishes the world of Wallace Stevens. Here we are refreshed by certainty without fragmentariness, by joyous possibilities without dishonesty. Here we find a moral and philosophical center through which reality may be repossessed and re-created with each new poetic act." --C. Roland Wagner, The Hudson Review

  • This definitive poetry collection, originally published in 1954 to honor Stevens on his 75th birthday, contains:- "Harmonium"- "Ideas of Order"- "The Man With the Blue Guitar"- "Parts of the World"- "Transport Summer"- "The Auroras of Autumn"- "The Rock"From the Trade Paperback edition.

  • Rarement un poète se sera mis en scène de façon aussi nue à ce moment de son existence, aura livré avec autant de franchise les humeurs et les pensées de la vieillesse, plus détestée peut-être par lui que par tout autre homme, sans pour autant céder à la sensiblerie.
    Aux yeux de Stevens, Le Rocher (The Rock) constitue un point d'aboutissement. Après la sortie d'Auroras of Autumn, en 1950, il n'était pas pressé de publier à nouveau, pressentant que le recueil alors en gestation serait le dernier. Pour cette raison, Le Rocher, outre le fait qu'il réunit seulement vingt-cinq poèmes, n'a pas fait l'objet d'une publication séparée. Il apparaît à la fin des Collected Poems, publiés à l'automne 1954, moins d'un an avant la mort de Stevens, le 2 août 1955, et fait pendant à Harmonium, sur quoi s'ouvre ce livre. L'opposition des titres est éloquente. Au riche éventail d'investigations et de possibilités que proposait le premier recueil, s'oppose la vision définitive, fondamentale, épurée, donnée par le dernier. Le rocher est le symbole de cette réalité à laquelle l'imagination ne cesse de s'enlacer pour lui donner sens, à la façon du feuillage qui le recouvre.
    Entre Le Rocher et les poèmes posthumes, parus en 1957 dans Opus Posthumus, il n'y a pas de hiatus et c'est pourquoi nous les présentons conjointement. Nous complétons cet ensemble par Adagia, une suite d'aphorismes sur la poésie ayant paru eux aussi, à la différence de l'essai structuré The Necessary Angel, dans Opus Posthumus. Ils forment, s'étalant sur une longue période, une sorte de contrepoint à celle, relativement courte, qui a vu l'élaboration des derniers poèmes. Enfin, quelques extraits de la correspondance jettent un éclairage sur les dernières années de la vie de Stevens, témoignant à la fois de son déclin physique et de sa vitalité intellectuelle intacte.

  • A collection that all the major long poems and sequences, and every shorter poem of lasting value in Stevens' career. Edited by Holly Stevens, it includes some poems not printed in his earlier Collected Works.From the Trade Paperback edition.

  • A beautiful new editionyes'>#8212;the first in nearly twenty yearsyes'>#8212;of the work of Wallace Stevens, a founding father of contemporary American poetry, with a dazzling range of work that is at once emotional and intellectual. As John N. Serio reminds us in his elegant introduction, Stevens has written more persuasively than any other poet about the significance of poetry itself in everyday life: yes'>#8220;The imaginationyes'>#8212;frequently synonymous with the act of the mind, or poetry, for Stevensyes'>#8212;is what gives life its savor, its sanction, its sacred quality.yes'>#8221;This rich and thorough selectionyes'>#8212;published in the 130th anniversary year of Stevensyes'>#8217;s birthyes'>#8212;carries us from the explosion of Harmonium in 1923 to the maturity of The Auroras of Autumn in 1950 and the magisterial Collected Poems published by Knopf in 1954. To be drawn in once more by yes'>#8220;The Emperor of IceCream,yes'>#8221; yes'>#8220;Sunday Morning,yes'>#8221; yes'>#8220;The Idea of Order at Key West,yes'>#8221; yes'>#8220;Notes Toward a Supreme Fiction,yes'>#8221; to name only a few, is to experience again the mystery of a poet who calls us to a higher music and to a deeper understanding of our vast and inarticulate interior world.This essential volume for all readers of poetry reminds us of Stevensyes'>#8217;s nearly unparalleled contribution to the art form and his unending ability to puzzle, fascinate, and deliht us.From the Hardcover edition.

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