Peinture / Arts graphiques

  • Carnets de bord

    Sempé

    Après Saul Steinberg et quelques autres, Jean-Jacques Sempé a hissé le dessin dit d'humour au rang de grand art :
    Ses oeuvres sont exposées dans les galeries du monde entier et publiées dans de somptueux albums. Mais... comment l'auteur de Un peu de Paris dessine-t-il ? Comment surgissent ses idées ? Longtemps, il a tenu ses carnets, sinon secrets, du moins à l'abri des curieux. Publiés ici pour la première fois, ils constituent un témoignage inestimable de sa recherche, de son inspiration. On y découvre toute la grâce de sa spontanéité, toute la force de son expression. Des têtes, des corps, des décors, des objets familiers... À peine une esquisse d'un trait délicat au crayon ou à la plume, et tout est là. Nous sommes devant ce que le dessin a de plus fragile, de plus suggestif aussi. Rien ne semble dit, mais tout est dit, et nous laisse dans un état de rêverie absolu.
    Deux cents dessins noir et blanc lèvent le voile sur les « secrets de fabrication » de l'un des plus grands dessinateurs de notre temps.

  • Dans le sillage de Femmes du Monde et de Retour à Tombouctou, Titouan Lamazou poursuit avec Escales en Polynésie une exploration du monde sensible et engagée, caractéristique d'un art du voyage singulier.
    Zoé Lamazou seconde Titouan dans cette nouvelle quête de diversité. Père et fille nous livrent ici leur chronique d'une errance à travers cinq archipels. Au fil de leurs escales, c'est tout un monde qui se compose : une région à l'histoire épique mêlée à celle de l'Occident, et pour partie encore mystérieuse ; une société douce et violente à la fois, riche d'une culture métisse, où le visible et l'invisible se côtoient sans cesse. Un creuset de biodiversité marine et terrestre aujourd'hui menacée par le réchauffement global, avec laquelle les polynésiens ont su garder une relation vivace.

  • Nu avec Picasso Nouv.

    Nu avec Picasso

    Enki Bilal

    • Points
    • 4 Novembre 2021

    Dans une déambulation hallucinée dans les couloirs du Musée Picasso, Enki Bilal nous fait toucher du doigt l'oeuvre du peintre espagnol lors d'une nuit aussi envoûtante qu'étonnante. Il y croise le grand maître lui-même, ses muses, ses modèles et Goya, son idole.

  • Tokyo la nuit ; l'art du dessin de Mateusz Urbanowicz Nouv.

    C'est à une promenade nocturne dans l'une des plus denses métropoles du monde que nous convie le maître de l'illustration tokyoïte : Mateusz Urbanowicz.
    Après le succès de son premier livre : Boutiques de Tokyo, il se remémore ici son arrivée dans la mégapole, évoque ces moments de solitude où la seule échappatoire réside dans la déambulation nocturne, telle une méditation pour mieux observer la ville.
    Il évoque certains détails architecturaux, mais aussi les ambiances rencontrées, ses techniques de travail pour aboutir à cette époustouflante maîtrise du trait et de la couleur.
    Un entretien, à la fin du livre, avec l'un des plus grands réalisateurs de cinéma d'animation japonais, raviera les amateurs du genre.

  • Véritable célébration du Kisokaido, ce coffret, accompagné d'un livret explicatif, déploie en format accordéon le fac-similé du recueil commencé par Keisai et complété par Hiroshige entre 1835 et 1842. Itinéraire alternatif au célèbre Tokaido reliant Edo à Kyoto, cette route et ses soixante-neuf stations sont ici représentées dans de magistrales estampes qui illustrent, au fil des saisons, la beauté des sites mais aussi la diversité d'une société, mettant en scène seigneurs ou mendiants, moines ou samouraïs, pèlerins ou portefaix, sans oublier les marchands, les aubergistes et les paysans. Hiroshige y affirme son génie dans l'emploi des couleurs, osant des perspectives et des compositions inattendues, confirmant ainsi son statut de maître de l'estampe japonaise.

  • Les grands maîtres de l'estampe ukiyo-e n'étaient plus de ce monde lorsque leurs oeuvres connurent un succès phénoménal en Occident. Aux siècle suivant, les derniers peintres de l'ukiyo-e, concurrencés par la photographie, se tournèrent vers la peinture et l'illustration.
    L'éditeur et commerçant Watanabe Shôzaburô qui appréciait plus que tout les estampes décida de leur donner une seconde vie. Il eut l'idée de créer un nouveau style d'estampes à l'aide de jeunes peintres. Ce mouvement porta dès lors le nom de Shin hanga (nouvelles estampes).
    Cet ouvrage propose de remonter le temps jusqu'à la création de ces nouvelles estampes dans les années 1910. De nombreux artistes y participèrent. Ce sont les principaux maîtres de ce mouvement qui sont ici présentés à travers leurs oeuvres.

  • La lune occupe une place très singulière dans la culture japonaise, au point qu'une fête, Tsukimi, lui est traditionnellement consacrée chaque année, à une date qui varie entre la mi-septembre et le début d'octobre, suivant le calendrier lunaire. La célébration, toujours vivace, consiste à se réunir en famille ou entre amis pour contempler l'astre nocturne lorsqu'il est dans sa phase pleine, au moment de l'année où sa brillance est la plus grande, rituel qui s'accompagne d'offrandes et de mets spécifiques. Contrairement à la tradition occidentale qui associe à la lune une image mélancolique, voire négative, elle est au Japon l'expression de la fécondité et de la prospérité - trace, sans doute, de fêtes anciennes célébrant la fin des récoltes. Plus largement, elle symbolise l'automne, participant ainsi d'un genre poétique et artistique intitulé « Neige, lune et fleurs », qui résume le cycle des saisons.
    Les estampes réunies dans cet album témoignent de l'importance qu'elle occupe dans l'imaginaire des artistes. Certaines illustrent clairement la fête de Tsukimi, montrant des réunions sur une terrasse ou sur le bord d'une rivière. D'autres rappellent son lien étroit avec la poésie, comme en attestent les feuillets entre les mains de quelques personnages, mais aussi avec les contes et les récits mythologiques - rappelés notamment par la présence de lapins. Ailleurs, la lune marque simplement le passage à la nuit, lorsque le soleil a disparu et que chacun se hâte de rentrer chez soi ; ou au contraire, quand la tombée du jour sonne le début d'une autre vie, celle des courtisanes et des plaisirs secrets. Enfin, présente parfois pour sa seule qualité esthétique, la lune éclaire un paysage, empreint dès lors de mystère, ou participe d'une composition savante et délicate, mêlant fleurs et oiseaux.
    Les plus grands noms de l'estampe japonaise se trouvent réunis dans ce recueil, Hokusai, Hiroshige, Yoshitoshi, dernier grand maître de l'ukiyo-e, plus tard Hasui Kawase et bien d'autres. Si chacun, avec son style singulier, a célébré l'astre de la nuit, de l'ensemble se dégage une atmosphère particulièrement paisible et poétique.

  • On a tout dit et tout écrit sur l'oeuvre de Picasso, mais personne n'avait encore osé s'atteler à étudier l'ensemble de ses autoportraits, peut-être parce que ce peintre a toujours laissé planer beaucoup de doutes sur son oeuvre. Tout au long de sa vie, de son premier autoportrait en 1894 (il a alors 13 ans) jusqu'au dernier en 1972 (un an avant sa mort), il n'a cessé de se représenter. Sur un croquis, au bas d'une lettre ou sur une toile, Picasso par Picasso pouvait ne pas ressembler à Picasso. Mais Pascal Bonafoux nous guide afin de nous permettre d'approcher au plus près du mystère de cet artiste hors normes et de nous offrir le fruit d'un long travail de recherche très documenté et brillant initié il y a plus de 40 ans.

  • David Hockney : a year in Normandie Nouv.

    Catalogue de l'exposition.

  • En 2019, il s'est produit un véritable événement culturel : plus d'une centaine de dessins de Franz Kafka, jusqu'alors précieusement gardés sous clef dans une banque zurichoise, furent mis au jour. Pour la première fois, la présente édition les rend accessibles au grand public, aux côtés des quelques dessins déjà connus.
    Entre 1901 et 1907, Kafka dessine intensément. Il saisit sur le vif toutes sortes de personnages : des êtres fragiles, instables, aussi énigmatiques que fascinants. Comme dans ses oeuvres écrites, irréductibles à aucun genre, on navigue sans entrave entre le réalisme et le fantastique, en passant par le grotesque, l'étrange, voire le bouffon et le carnavalesque.
    Les textes d'Andreas Kilcher, Judith Butler et de Pavel Schmidt, tout en rendant hommage à cet autre grand talent d'un des écrivains les plus singuliers et les plus marquants du xxe siècle, offrent au lecteur la clef de son univers foisonnant, où le rire nargue la tragédie, et l'onirique le dispute au désespoir.

  • À l'aube de ses quatre-vingts ans, David Hockney a recherché pour la première fois la tranquillité à la campagne, un lieu où observer le coucher du soleil et le changement des saisons, un endroit où tenir à distance la folie du monde. Ainsi, lorsque la Covid-19 et le confinement ont frappé, cela n'a pas changé grand-chose à la vie à La Grande Cour, la ferme normande plusieurs fois centenaire où Hockney avait installé son atelier un an auparavant.

    On ne reporte pas le printemps est un manifeste qui célèbre la capacité de l'art à divertir et à inspirer. Il s'appuie sur une multitude de conversations et de correspondances inédites entre David Hockney et le critique d'art Martin Gayford, son ami et collaborateur de longue date. Leurs échanges sont illustrés par une sélection de peintures et de dessins inédits réalisés par l'artiste sur son iPad en Normandie, en lien avec des oeuvres de Van Gogh, Monet, Brueghel et d'autres encore.

    Constamment poussé à aller de l'avant par son enthousiasme contagieux et son sens de l'émerveillement, à contre-courant depuis toujours, mais très populaire depuis soixante ans, Hockney ne se préoccupe pas de l'opinion des critiques. Totalement absorbé par son environnement et les thèmes qui le fascinent depuis des décennies: la lumière, la couleur, l'espace, la perception, l'eau, les arbres, il a beaucoup à nous apprendre, non seulement sur notre façon de voir... mais aussi sur notre façon de vivre.

  • Une nouvelle édition, avec changement de couverture, reliure à lacets, et impression en double-pages non séparées de cette somme exceptionnelle sur La peinture chinoise, riche de plus de deux millénaires de développement et d'invention, sur le même principe à succès que la réédition de L'estampe Japonaise en 2018.

  • Saitou, éditeur au Weekly Shonen Jump, décide de devenir mangaka afin d'être rapidement riche et célèbre... mais il ne sait pas dessiner ! Le voilà qui s'en va frapper à la porte de Yusuke Murata afin que ce dernier lui apprenne (sous la contrainte) les ficelles du métier !
    Une histoire bourrée d'humour, d'anecdotes, et de précieux conseils de l'auteur !
    La méthode indispensable des apprentis mangaka !
    Un guide étape par étape pour bien débuter sur la voie du manga.
    De nombreux conseils pratiques et ludiques pour concevoir vos personnages et vous améliorer en dessin.
    Des recommandations distillés pas les plus grands mangakas : Mitsutoshi Shimabukuro (Toriko), Mizuki Kawashita (Ichigo 100%) et Yoshihiro Togashi (Hunter x Hunter) !

  • Van Gogh : coffret l'essentiel Nouv.

    Ce coffret réunit l'essentiel de l'oeuvre de Vincent Van Gogh. Derrière la légende de l'artiste maudit se tient un peintre formé auprès de maîtres hollandais, qui séjourne à Anvers, débarque à Paris rejoindre son frère Theo, part à Arles chercher l'éblouissement de la couleur, passe par Saint-Rémy pour enfin vivre une dernière période à Auvers-sur- Oise. Un peintre qui témoigne d'une culture littéraire et artistique immense, travaille sans relâche, s'attaquant à tous les sujets, de la nature morte à l'autoportrait. En un peu moins de dix ans d'une activité intense et déterminée, Van Gogh laisse près de neuf cents peintures et une correspondance d'une richesse inouïe.

  • Lorenzo Mattotti dessine le moment indicible, dans la tragédie de William Shakespeare, où les deux amants vont passer leur seule et unique nuit ensemble.

  • À une époque où l'indépendance des femmes était radicalement proscrite par les normes sociales, Georgia O'Keeffe fait figure de liberté. Elle se déplace à sa guise d'une côte à l'autre des États-Unis, choisissant ses foyers entre l'activité débordante de New York avec son mari Alfred Stieglitz et l'autonomie réconfortante plus solitaire du Nouveau-Mexique. Elle met un point d'honneur à produire de l'art où qu'elle soit. Elle transforme les espaces et les objets que d'autres pensent connaître en chefs-d'oeuvre de lignes et de couleurs. Elle affirmait que regarder l'un de ses tableaux c'était voir comme elle voyait, et non de quelle manière elle vivait. Les aquarelles et les peintures de Georgia O'Keeffe, les photographies des plus grands artistes qui l'ont entourée tout au long de sa vie ainsi que les images d'archives de ses amis et de sa famille provenant du Georgia O'Keeffe Museum font la richesse de cette biographie.

  • Le portrait du diable

    Daniel Arasse

    • Arkhe
    • 22 Avril 2021

    Prince des Ténèbres, Porteur de Lumière ou Roi des Enfer, le Diable a autant de noms que de visages. Mais où est passé le monstre aux yeux exorbités, aux cornes d'ébène et à la gueule pestilentielle, la Bête vers qui convergent toutes les déchéances et les déviances du genre humain ?
    Grâce à une lecture brillante des textes et des images de la Renaissance et du Moyen Âge, Daniel Arasse décrit l'irrésistible essor du Diable et révèle comment la culture humaniste a combattu cette ténébreuse créature médiévale pour la reléguer au rang de superstition.
    Pourtant, aujourd'hui, comme hier, Satan continue de hanter l'esprit des hommes. Mais depuis, nous lui avons prêté notre visage, nos habitudes, il est devenu une métaphore du « mal » qui ronge le coeur de l'humanité.

    En stock

    Ajouter au panier
  • Agenda japonais 2022

    Collectif

    • Scala
    • 19 Août 2021

    Invitant à vivre à l'heure japonaise, cet agenda présente toutes les fêtes et les jours fériés du Japon. Ces événements qui ponctuent l'année sont les reflets de la culture de l'Archipel. Les Japonais sont en effet très sensibles au passage du temps et à ses manifestations : saisons, floraisons, phénomènes météorologiques. Les mois et les jours sont écrits en français et en japonais. Chaque semaine est illustrée par une estampe ou une peinture.
    Les jours fériés et les vacances scolaires, en plus du Japon et de la France, sont indiqués pour la Belgique, la Suisse et le Québec.

  • Tourbillons impressionnants, flots tumultueux des rivières, torrents bouillonnants, cascades vertigineuses, violentes intempéries, douces pluies poétiques, neige immaculée et silencieuse : l'eau sous ses multiples formes occupe une place essentielle dans les estampes japonaises des XVIIIe et XIXe siècles. La mer surtout, omniprésente dans l'archipel nippon, participant de l'identité des Japonais, est sublimée. Parmi les représentations récurrentes de vagues impétueuses déferlant sur le rivage, menaçant des embarcations, se brisant sur les falaises, les rochers et les récifs, une image aussitôt s'impose : celle de la célèbre Grande Vague de Hokusai. Des artistes tels que Hokusai en effet, mais aussi Hiroshige et Kuniyoshi vont devenir les maîtres incontestés de cette représentation de l'eau, relevant de véritables défis techniques pour saisir à la fois l'instantanéité et la pérennité du mouvement, en exprimer l'éternel recommencement, en traduire l'ampleur et la force. Jeux de lumières, de couleurs et de lignes, stries profondes, traits vifs, courbes ou volutes leur permettent de synthétiser et de schématiser les divers mouvements des eaux, tour à tour dormantes, bouillonnantes ou écumantes. À partir des années 1830, un nouveau pigment, le bleu de Prusse, va leur permettre de rehausser leurs oeuvres d'une teinte intense et profonde, donnant à l'eau toute sa force d'expression, autorisant tous les contrastes et les variations infinis de bleus.Dans un style tout à la fois réaliste, abstrait et innovant, ces maîtres de l'estampe capturent le caractère unique et quasiment sacré de l'eau dans une véritable communion avec la nature, et nous livrent leur vision d'un monde empreint de spiritualité.

  • Avec Bacon

    Franck Maubert

    « Il n'est que dix heures du matin. Il dégoupille le muselet de métal et fait sauter le bouchon. Le rire quasi continu de Bacon, sa bonne humeur tranchent avec le désespoir que dégagent ses tableaux. Je saisis qu'il y a un sens aigu du tragique en lui, mêlé au comique, comme chez Shakespeare, un autre de ses auteurs de chevet. Est-il ce Dr Jekyll et Mr Hyde ? »

  • Avec l'enthousiasme, l'audace et l'érudition qui ont fait le succès d'On n'y voit rien, Daniel Arasse invite son lecteur à une traversée de l'histoire de la peinture sur six siècles, depuis l'invention de la perspective jusqu'à la disparition de la figure.
    Évoquant de grandes problématiques - la perspective, l'Annonciation, le statut du détail, les heurs et malheurs de l'anachronisme, la restauration et les conditions de visibilité et d'exposition - mais aussi des peintres ou des tableaux précis, il fait revivre avec perspicacité et ferveur plusieurs moments clés, comme Léonard de Vinci, Michel-Ange, le maniérisme, ou encore Vermeer, Ingres, Manet. Son analyse se nourrit constamment d'exemples concrets - La Madone Sixtine de Raphaël, La Joconde, la Chambre des époux, de Mantegna, Le Verrou de Fragonard... - avant de conclure sur quelques aspects de l'art contemporain.
    Le lecteur retrouvera le goût de mieux voir de grands épisodes de la peinture, grâce à une approche sensible et ouverte. Toujours il sera surpris, réveillé, entraîné dans un véritable enchantement d'intelligence et d'humour.
    Ce livre est la transcription de vingt-cinq émissions proposées par l'auteur sur France Culture pendant l'été 2003.

    En stock

    Ajouter au panier
  • Turner : coffret l'essentiel Nouv.

    Ce coffret réunit l'essentiel de l'oeuvre de Turner, l'un des plus grands artistes romantiques, aquarelliste de génie, maître du paysage historique et pionnier des recherches sur la lumière. Turner est tout cela à la fois, et son ambition est immense. Reconnu très tôt par la Royal Academy de Londres, il voyage dans l'Europe entière, de Venise aux Alpes et à la Normandie. Insatiable, il diversifie ses inspirations et ses techniques. Tempêtes et naufrages, dévastations et incendies, lutte des éléments ou de forces supérieures, précipices et perspectives infinies, éblouissements jusqu'à l'aveuglement sont de ses sujets. Celui qu'on surnomme le peintre de la lumière n'a cessé par ses oeuvres d'approcher l'insaisissable.

  • Journal 1894-1909 : édition de Charlotte Hellman Nouv.

    Lorsque Paul Signac (1863-1935) commence son Journal, en 1894, il est installé à Saint-Tropez, petit village découvert après la mort de Georges Seurat, fondateur du néo-impressionnisme, dont il veut poursuivre l'héritage. Alors qu'il est à un "tournant" de sa carrière et que l'art qu'il défend est peu considéré, la France subit une vague d'attentats anarchistes. Lui-même proche de certains des accusés du "procès des Trente", il est amené à parler presque autant de politique que de peinture.Il en sera ainsi tout au long de son Journal, au cours duquel se succèdent les crises que traverse une Ill? République encore jeune, en particulier l'affaire Dreyfus, en toile de fond des combats intellectuels et picturaux de Signac.Héraut du néo-impressionnisme, l'artiste était aussi un théoricien d'art respecté et un homme engagé. Tenté par la carrière d'écrivain dans sa jeunesse, il ne mâche ni ses mots ni sa pensée. Même lorsqu'il réfléchit sur l'histoire de l'art et sur la peinture, ses propos demeurent accessibles au grand public, qui découvre au fil des pages un homme aussi sportif qu'intellectuel, maniant la barre de son bateau avec la même exigence que pour son pinceau et sa plume.

  • Mappa urbis Nouv.

    Mappa urbis

    Stevenson

    « On me dit que certains ne s'intéressent pas aux cartes ; j'ai peine à le croire... » Robert Louis Stevenson Il y eut, à l'instar de Rome, les capitales « nombrils du monde », phares spirituels des civilisations. Aujourd'hui, question villes, l'éternité n'a plus cours. Plus aucune d'elles n'est le centre ni la carte du monde.
    Sous l'effet d'une modernité dévorante, elles enflent, débordant bientôt les planches des plans-guides. Parfois elles se déplacent, meurent aussi ou changent de nom.
    Une chose reste : il n'y a pas deux cités semblables. Et quand le planisphère veut embrasser le monde, l'échelle du plan de ville fait surgir - parfois dans l'extrême détail - leurs réalités particulières.
    De marbre, de papier, de tissu - et choisis tels les morceaux d'une anthologie -, les plans réunis ici convoquent la minutie cartographique et le trait à l'aquarelle, l'économie politique et la poésie, le rationnel et l'inventif..., se donnant à lire comme autant d'histoires, de rêves et autant d'aventures.
    Au fil des pages, ils dessinent sous nos yeux un curieux atlas urbain qui, plus qu'à trouver notre chemin, nous invite à nous perdre.

empty