Perrin

  • Les 500 derniers jours du dernier tsar racontés par lui-même.Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, Nicolas II est assassiné avec toute sa famille par les bolchéviks dans leur dernière prison, sise dans la maison Ipatiev à Ekaterinbourg. Cette exécution, d'une sauvagerie inédite, marque le dernier terme d'un chemin de croix qui a commencé avec l'abdication forcée du tsar début mars 1917. Tour à tour surveillé puis détenu dans son palais de Tsarkoie-Selo, à Tobolsk puis à Ekaterinenbourg, le dernier tsar a connu un des destins les plus tragiques de l'histoire, évoquant celui de Louis XVI auquel il a souvent été comparé.
    Or, on dispose d'un document exceptionnel pour l'appréhender : son " journal intime ", tenu quasi-quotidiennement et dont sont ici publiées les pages cruciales courant de décembre 1916 - qui marque le véritable début de la révolution russe avec l'assassinat de Raspoutine - à ses derniers jours (il s'arrête quatre jours avant son exécution). S'il s'agit pour l'essentiel d'un éphéméride récapitulant son triste quotidien, le texte n'en contient pas moins certaines notations personnelles et délivre de nombreux détails sur ses contemporains, à commencer par sa famille et ses geoliers ainsi que sur les conditions de plus en plus drastiques de sa détention.
    Pour enrichir et mettre en valeur ce document, qui n'a tout simplement aucun équivalent dans l'histoire, Jean-Christophe Buisson ne s'est pas contenté de le doter d'un appareil critique le rendant accessible au lecteur actuel. Il l'encadre par une préface inédite et une postface constituée d'une version revue de l'excellent chapitre qu'il a consacré à l'exécution du tsar dans "Assassinés".
    " Un témoignage personnel et historique unique. "
    Point de Vue.

  • Une histoire de la France, de ses symboles et de ses valeurs, à travers ses plus importants monuments, de l'Antiquité à nos jours.
    Si la France peut se définir par des valeurs, s'illustrer par de hauts faits, elle s'incarne également dans des lieux. Olivier Wieviorka et Michel Winock, grâce aux contributions d'historiens de renom, présentent trente-quatre sites au statut iconique émaillant notre territoire national. Tous - de Lascaux à Sarcelles en passant par le palais des Papes, Chambord ou Douaumont - ont occupé à travers les âges des fonctions religieuses, militaires, politiques ou industrielles et témoignent d'une réalité : notre pays s'est bâti par des strates successives. " Symboles de nos gloires ", ces hauts lieux racontent l'histoire de France. Les lieux : Lascaux, Carnac, Alésia, le pont du Gard, le Mont-Saint-Michel, Cluny, Notre-Dame de Paris, Reims, le palais des Papes, le Louvre, Chambord, Versailles, le Vieux-Port, l'Institut de France, la place de la Bastille, l'Arc de triomphe, Lourdes, l'Opéra de Paris, le Palais-Bourbon, la Santé, le Sacré-Coeur, la gare Saint-Lazare, la Sorbonne, la tour Eiffel, Courrières, la Promenade des Anglais, les usines Renault de Billancourt, le stade de Colombes, Douaumont, la ligne Maginot, Drancy, le Festival de Cannes, la Maison de la radio, Sarcelles. " Un formidable tableau, qui s'apprécie d'abord en observant que chaque époque y a mis sa couleur, apposé sa touche, tracé sa perspective. Un livre passionnant. " Le Figaro Histoire.

  • Les passions des souverains, un autre regard sur l'histoire de France.Les rois de France ne sont pas seulement des hommes politiques ou des chefs de guerre : ils sont aussi habités de passions et de centres d'intérêt particuliers. Leur goût pour les arts, les lettres ou les sciences, les livres ou la gastronomie, comme leur pratique de la peinture, de la musique ou de la danse dévoilent à cet égard leur personnalité mieux que leur vie publique. Jean-François Solnon nous fait découvrir dans ce livre novateur l'austère Louis XIII compositeur de ballet, un Louis XIV artiste, guitariste et danseur, un Louis XVI passionné de voyages plus que de serrurerie, un Napoléon Ier connaisseur de musique italienne et de théâtre classique ou encore un Napoléon III père de l'archéologie moderne. Dépouillés de leur image conventionnelle et intimidante, ces souverains gagnent en vérité et en humanité.
    " Ce livre, plein d'anecdotes et de savoir, a le mérite de montrer que le pouvoir, lorsqu'il s'exprime aussi par la culture, prend un tour plus universel et, surtout, plus humain. "
    Marianne.

  • L'Europe barbare

    Keith Lowe

    Traduite en 10 langues, bestseller international, LA référence mondiale sur la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.La Seconde Guerre mondiale a beau s'être officiellement achevée en mai 1945, d'un bout à l'autre de l'Europe, l'écho de ce cataclysme perdura des années. Par le traitement inédit d'un sujet longtemps tabou, Keith Lowe décrit un continent secoué jusqu'en 1950 par la violence, où de vastes segments de la population répugnaient encore à accepter que la guerre soit finie. Il met l'accent sur la naissance de nouvelles fractures et le désir insatiable de vengeance qui furent l'héritage de ce conflit, avant d'expliquer l'instauration chaotique d'un nouvel ordre mondial.
    " Lowe fait partie de ces historiens anglo-saxons quadragénaires et polyglottes qui renouvellent en profondeur notre connaissance du siècle des génocides et des totalitarismes "
    L'Express
    " Une enquête soigneuse qui brosse un portrait cru de l'Europe de 1945. [...] Keith Lowe y décrit très bien l'inextinguible soif de vengeance de populations martyrisées "
    Le Monde

  • Un nouveau regard sur les années 1789-1815 par un des plus grands historiens actuels.
    Depuis son ouvrage La politique de la Terreur, Patrice Gueniffey s'est imposé comme un historien majeur de la Révolution et de l'Empire. Il le doit non seulement au caractère toujours novateur de son approche et à la densité de ses analyses, mais aussi à la qualité de son style. Le présent ouvrage rassemble pour la première fois ses principaux textes, tous réécrits pour permettre une lecture continue et vivante. Etudes et récits y côtoient les portraits de contemporains (Robespierre, La Fayette, Maistre, Napoléon) et d'historiens (Bainville, Cabanis). L'ensemble propose une vision stimulante de la période 1789-1815 qui fera date.Patrice Gueniffey, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est également l'auteur du Dix-huit Brumaire, l'épilogue de la Révolution française.Presse:" Disciple de François Furet, l'historien Patrice Gueniffey est aujourd'hui un de nos meilleurs spécialistes de la Révolution française. Rassemblant certains de ses articles publiés dans des revues savantes ou des textes épars, et qu'il a en partie remaniés, l'auteur nous propose dans ce poche une relecture de la période révolutionnaire et impériale." Jacques de Saint-Victor, Le Figaro Littéraire, 07 Avril 11 " L'histoire politique hexagonale ne cesse de faire référence à la Révolution française. Patrice Gueniffey fait partie de ces historiens qui reviennent sur la période en renouvelant les questionnements. 1789-1815 : sont ici rassemblées certaines de ses contributions qui interrogent les débats anciens et qui les analysent dans une écriture vivante et très féconde." Gilles Heuré, Télérama, 30 avril - 06 Mai 11" Ce receuil d'articles fera date. Inédits ou révisés pour l'occasion, les chapitres qui composent ce volume sont précédés d'une introduction incisive liant crise actuelle de l'histoire et disparition de la croyance en l'efficacité de la politique qui caractérisait l'époque considérée. Patrice Gueniffey, dans un style qui marie clarté et profondeur et unit récit et analyse, offre une compréhension de l'ensemble de la période révolutionnaire et impériale dans sa dimension la plus essentielle, la plus politique." L'Histoire, Juin 11" Patrice Gueniffey, à qui l'on doit une éclairante étude sur " le Dix-Huit Brumaire " et sur " la Politique de la Terreur ", a réuni ses articles pour former un grand livre d'histoire..."Laurent Lemire, Le Nouvel Observateur, 01 - 08 Juin 11" La Révolution française n'est pas seulement terminée, elle est morte, affirme Patrice Gueniffey, un des meilleurs historiens de la question. Pour l'occasion, il se fait médecin légiste : ne se contentant pas de présenter un acte de décès, il s'adonne à une autopsie dans les règles de l'art."Paul Dupré, Le Figaro Magazine, 18 Juin 11" [...] on ne peut que s'incliner devant la maîtrise, la vigueur et I'intelligence de son propos. Car ce livre est de ceux que I'on ne lâche qu'à regret et dont on sait que l'on v reviendra avec plaisir."Joël Chandelier, Marianne Hors-série, Juillet-Août 11

  • De la guerre

    Napoléon Ier

    Le grand traité sur la guerre que Napoléon voulait écrire à Sainte-Hélène.Pour la première fois, les textes les plus intéressants de Napoléon sont rassemblés avec l'indication précise de leur provenance et avec un souci de cohérence, selon le plan du traité de
    De la guerre de Clausewitz. Le résultat est étonnant d'actualité et de profondeur humaine. Napoléon fait réfléchir sur la nature de la guerre, la tactique et la stratégie, l'art de remporter les batailles, les guerres civiles... Tout ce qu'il dit des qualités d'un chef de guerre peut s'appliquer aujourd'hui à un officier en opérations. La maîtrise qu'il a pu exercer dans ce domaine transparaît et frappe toujours par sa vérité. La façon dont il envisage les relations entre théorie et pratique, entre les " principes " et les " circonstances ", peut s'appliquer à toute action collective finalisée en milieu conflictuel.
    Pour offrir au lecteur un livre de références, Bruno Colson a consulté non seulement toutes les sources publiées mais aussi certains manuscrits comme ceux des généraux Bertrand et Gourgaud, compagnons de Sainte-Hélène, ce qui lui a permis de découvrir des maximes et pensées inédites.
    " Summum d'érudition qui renforce aussi considérablement notre connaissance de la réflexion stratégique napoléonienne ". (Steven Englund,
    Le Monde des Livres)

  • Décadence et mort des Empires. Un livre-chapitres événement.L'histoire est-elle condamnée à se répéter ? Cette question fameuse mérite particulièrement d'être posée concernant la naissance et la chute des Empires. Depuis l'Antiquité, certaines contrées, par le fer, l'or et l'esprit, se hissent au rang de puissance prépondérante et dominent une large partie du monde. Pourtant, selon l'adage fameux de Jean-Baptiste Duroselle, " tout empire périra " pour des raisons diverses même si un noyau dur d'explications peut être appliquée dans presque tous les cas : crises de croissance notamment en matière d'intégration, paupérisation économique, épuisement du modèle militaire et naturellement apparition et renforcement de rivaux.
    Pour la première fois, des historiens de renoms, spécialistes dans leurs domaines respectifs, racontent et analysent avec brio le déclin et la chute des grands " Empires qui ont fait le monde ", de Rome à Washington en passant par la Chine, l'Empire des Steppes, Byzance, l'Espagne, le grand Empire de Napoléon, l'Autriche-Hongrie, la Russie, le IIIème Reich... et bien d'autres.

  • Une histoire magistrale du Liban (1860-2009), petit état stratégique du Proche-Orient, au coeur de bataille du maelstrm israélo-arabe, par David Hirst, l'un des meilleurs connaisseurs de la région.Le Liban, magnifique " petit pays " du Proche-Orient, est depuis ses origines traversé par des crises récurrentes, une longue et terrible guerre civile suivie de conflits sporadiques. Le pari du communautarisme fait lors de sa création rend le pays sensible aux influences extérieures, alors que chaque communauté cherche un appui au-delà des frontières libanaises pour maintenir sa place sur l'échiquier national. Mais l'événement qui eut les retombées les plus lourdes est sans aucun doute le conflit arabo-israélien, écrit David Hirst. C'est cette influence qu'il explore particulièrement, fort d'une longue expérience de terrain et d'un travail de recherche abondant.

  • Biribi

    Dominique Kalifa

    Une plongée dans l'enfer de l'archipel des bagnes militaires français.Biribi était le nom donné, au XIXe siècle, aux bagnes militaires installés par l'armée française en Afrique du Nord pour se débarrasser de ses " mauvais sujets " : rebelles, fortes têtes, condamnés des conseils de guerre, parfois aussi opposants politiques, homosexuels ou faibles d'esprit. L'auteur décrit l'histoire tragique de ces hommes soumis aux brimades et aux sévices infligés par des sous-officiers indignes, au travail harassant sous un soleil de plomb, à la violence de ce qui constituait les bas-fonds de l'armée. Mais il montre aussi comment le courage de quelques-uns - militants, médecins ou reporters, comme Albert Londres - contribua à faire prendre conscience au pays de l'horreur vécue dans ces camps disciplinaires. Les derniers " corps spéciaux " de l'armée française furent supprimés au début des années 1970.

  • Le panorama complet du Moyen-Orient durant la Seconde Guerre Mondiale : "Qu'il s'agisse de la question de Palestine, de la politique méditerranéenne du Reich ou de l'action de Vichy au levant, Ch. Destremau ne mégote pas sur les éclairages novateurs. Salutaire." (Emmanuel Hecht, L'Express)Le panorama complet du Moyen-Orient durant la Seconde Guerre Mondiale : "Qu'il s'agisse de la question de Palestine, de la politique méditerranéenne du Reich ou de l'action de Vichy au levant, Ch. Destremau ne mégote pas sur les éclairages novateurs. Salutaire." (Emmanuel Hecht, L'Express) Au crépuscule de son règne, Hitler regretta d'avoir négligé le Moyen-Orient : " Tout l'Islam vibrait aux nouvelles de nos victoires ", déclarait-il alors. Mais l'idéologie nazie a-t-elle réellement trouvé des relais en Iran, en Egypte ou en Irak ? Le monde arabe a-t-il effectivement collaboré avec l'Axe ? Pour répondre à ces questions controversées, Christian Destremau retrace les principales étapes du second conflit mondial au Moyen-Orient : la guerre en Cyrénaïque, la politique du Reich en Palestine, le coup d'Etat antibritannique en Irak, le rôle de Vichy en Syrie... En portant le regard sur ce théâtre d'une importance capitale, notamment en raison des puits de pétrole et de la question de la Palestine, l'auteur apporte nombre d'éclairages novateurs sur la Seconde Guerre mondiale.
    " Une mise en pièces du cliché de la connivence entre islamisme et nazisme. "
    Le Figaro littéraire

  • Une histoire chronologique du Consulat et de l'Empire rapportant aussi bien les grands faits politiques, économiques, militaires que sociaux.Du coup d'Etat de Brumaire à Waterloo, Jean-Paul Bertaud raconte au jour le jour le Consulat et l'Empire avec l'esprit de synthèse et le sens de la formule qui ont fait de cette chronologie commentée un classique indispensable aux étudiants comme à tout amateur de la période. Des cartes, des tableaux et un " petit dictionnaire biographique " complètent et illustrent les entrées.


  • L'exorcisme dans l'histoire pour dire et expliquer pourquoi il ne s'est jamais aussi bien porté qu'aujourd'hui.

    Ce livre apporte les clarifications nécessaires sur la pratique des exorcismes à travers l'histoire dans le monde catholique, mais aussi dans le judaïsme et l'islam. Notre monde hypertechnologique, soucieux de refouler le religieux loin du domaine public, n'a jamais autant parlé autant du diable et des exorcismes. Depuis 1973 - année où sort le célèbre film L'Exorciste de William Friedkin - le " prince des ténèbres " a fait l'objet de centaines de livres dans la plupart des langues européennes. À défaut de faire vraiment peur, Satan participe désormais aux succès des salles obscures et de best-sellers le mettant en scène dans la vie quotidienne. L'irrationnel ressurgit en pleine modernité. Le mal reste un thème porteur. Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, littérature, psychiatrie naissante puis psychanalyse ont fait du démon un thème de recherche permanent. De nos jours, les références implicites au démoniaque et le nombre de groupes explicitement constitués autour du satanisme n'ont jamais été aussi pléthoriques. À tel point que l'Église catholique est revenu à ses pratiques passées : désormais, chaque diocèse possède son exorciste officiel. Mais qu'est-ce qu'un exorcisme ? Cet ouvrage retrace son évolution et met en perspective les théories des experts du " surnaturel d'en bas ". Il essaye de montrer comment l'exorcisme est objet juridique (canonique) à partir du XVIIe siècle : un acte communautaire codifié, réglementé, engageant la responsabilité des autorités ecclésiastiques. L'auteur distingue trois catégories de démons, objets de l'attention des exorcistes comme des historiens : la figure des théologies, celle des folklores (liée de près à celle du possédé) et celles des médecins, bouc émissaire structurel conçu dans le désordre et la souffrance d'esprits perturbés, jusqu'à la coupure du réel.
    Comment envisager la continuité historique des exorcismes ? Psychologie et possession entretiennent-elles un rapport étroit ? Pourquoi les papes contemporains exorcisent-ils eux-mêmes ? Sommes-nous revenus à une époque " médiévale " ? Pourquoi les communautés nouvelles parlent-elles tant d'exorcisme et de délivrance ? Les " fumées de Satan " (Paul VI) emplissent-elles le ciel d'aujourd'hui ? Autant de questions auxquelles ce livre original apporte des réponses pertinentes et toujours passionnantes.

  • Avec ce troisième opus de sa série-événement, Jean-Yves Le Naour poursuit avec talent son ambition : nous faire pénétrer les coulisses de la Grande Guerre grâce à une relecture originale et au plus près des réalités des quatre années du premier conflit mondial.Après les cruelles désillusions de 1914 et les offensives répétées, aussi meurtrières que vaines, de 1915, les stratèges tirent en 1916 les leçons de la guerre des tranchées et envisagent désormais de mener le conflit en scientifiques : finies les attaques à outrance de l'infanterie, place au feu roulant de l'artillerie, aux orages d'acier qui doivent tout annihiler sur leur passage. Et pourtant, malgré les dizaines de millions de bombes lancées sur Verdun ou sur la Somme, le sacrifice des soldats français ou allemands a raison des espoirs placés dans ces batailles de matériel.
    Les opinions s'émeuvent, les députés ruent dans les brancards, l'Autriche-Hongrie s'épuise, la Russie se disloque, la Roumanie est écrasée, le pacifisme relève la tête et les poilus commencent à affirmer qu'ils en ont assez ! Mais comment sortir de l'abîme ?
    Tandis que la Grande-Bretagne est prête à se battre jusqu'au dernier Français, l'Allemagne affamée hésite entre une paix négociée et le jusqu'auboutisme de la guerre sous-marine, et les États-Unis, en embuscade, se verraient bien en faiseurs de paix sur le Vieux Continent.
    Avec le sens du récit qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour alterne les points de vue d'en haut et d'en bas, et nous fait pénétrer dans les coulisses de la vie politique comme dans les cuisines des états-majors. Après
    1914. La grande illusion et
    1915. L'enlisement,
    1916. L'enfer est le troisième volume d'une série qui renouvelle l'histoire de la Grande Guerre.


  • A travers l'évocation circonstanciée des 21 conciles oecuméniques, une histoire vivante et accessible de l'Eglise, s'intéressant autant aux doctrines, aux pratiques sociales qu'aux hommes.

    À travers l'évocation des vingt et un conciles oecuméniques, une histoire vivante et accessible de l'Église, s'intéressant autant aux doctrines, aux pratiques sociales qu'aux hommes.
    Il y a cinquante ans, en 1962, s'ouvrait le concile Vatican II qui allait durer quatre ans et marquer durablement l'évolution de l'Église catholique. C'était le vingt et unième de l'histoire. Le premier avait eu lieu en 325, à Nicée, à l'initiative de l'empereur Constantin.
    Un concile oecuménique rassemble les évêques de l'oikoumenè (soit l'ensemble de la " terre habitée "). Son caractère universel fait qu'il peut imposer ses décisions à toute l'Église sous l'autorité souveraine du pape. Pour chacun d'eux, on trouvera dans cet ouvrage le contexte historique de sa convocation, l'histoire de son déroulement et des décisions disciplinaires qui ont été prises.
    Ces conciles ont constitué, progressivement, le corpus doctrinal du christianisme, qu'il s'agisse de la Trinité, de la nature du Christ, de la doctrine du salut, de l'infaillibilité du pape ou de la nature et de la mission de l'Église. Une question comme celle des minarets en pays chrétiens, qui suscite tant de controverses aujourd'hui en Europe, était déjà traitée, en 1312, au concile de Vienne.
    L'histoire des conciles oecuméniques ne concerne donc pas seulement l'histoire de l'Église, elle est aussi l'histoire de nos sociétés.
    Directeur du Dictionnaire de biographie française et spécialiste d'histoire religieuse, Yves Chiron a notamment publié la biographie de plusieurs papes contemporains (Pie IX, Pie X, Pie XI, Paul VI). Nombre de ses livres ont été traduits à l'étranger.

  • Les Mémoires d'un des derniers as du Normandie-Niémen, escadrille mythique et symbole de l'amitié franco-soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Après avoir entendu l'appel du 18 juin 1940,Roland de la Poype, vingt ans, choisit de rejoindre de Gaulle à Londres. Il s'engage dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL), puis dans la Royal Air Force. Fort de plusieurs exploits, il accepte sans hésiter, au cours de l'été 1942, d'intégrer le groupe de chasse mis sur pied par de Gaulle et Staline pour combattre sur le front de l'Est. Commence alors une aventure sans précédent dans un pays inconnu : avions et techniques de vol différents, températures extrêmes. Jusqu'à l'effondrement de l'Allemagne, l'auteur et ses camarades se battront inlassablement aux côtés des Russes et écriront les pages tragiques, émouvantes ou exaltantes du Normandie-Niémen, devenu le symbolede l'amitié franco-soviétique et qui aura payé un lourd tribut : la moitié de l'effectif ne reviendra pas.Après la guerre, Roland de la Poype se reconvertit dans les affaires et connaît la célébrité en inventant le berlingot Dop, la légendaire Méhari, et en créant le Marineland d'Antibes.

  • L'histoire de l'Ordre noir révélée par cette étude objective et exhaustive.Issue de la troupe chargée dans les années 1930 de protéger Hitler, la Waffen-SS est devenue avec la guerre une composante déterminante des forces armées du IIIe Reich, associant au passage son nom au fanatisme guerrier. Surtout, elle est devenue le symbole de la barbarie nazie à travers les crimes que ses unités ont perpétrés en Europe occupée, à l'image des 642 civils massacrés à Oradour-sur-Glane par la division " Das Reich " le 10 juin 1944.
    S'appuyant sur des fonds d'archives allemands d'une exceptionnelle richesse, ce livre offre la première histoire globale des soldats SS et révèle la réalité de leurs parcours. Loin d'une légende souvent complaisante ou des idées reçues, s'attachant aux anonymes comme aux chefs, Jean-Luc Leleu a brossé une fresque qui fait date.
    " Une étude riche, éloignée de toute complaisance comme de tout lieu commun. " Frédéric Valloire,
    Valeurs actuelles

  • L'histoire insolite - politique, sociale et artistique - d'une exception française.
    Qu'on les appelle tavernes, cabarets, estaminets, brasseries ou "bistrots', les cafés parisiens sont à eux seuls des "lieux de mémoire" de l'histoire de France. Si la capitale fut surnommée le "café de l'Europe", c'est qu'elle fut le lieu où ces "parlements du peuple", selon la formule de Balzac, ont permis l'éclosion d'une passion française : celle de la conversation. Depuis la taverne de L'Ange, sous Louis XII, jusqu'au Flore de l'après-guerre, du Voltaire et du Procope - si cher aux comédiens puis aux philosophes - au Croissant, où mourut Jean Jaurès, l'histoire des cafés parisiens raconte tous les soubresauts de la vie politique française. Révolutions, bouleversements sociaux, nouvelles idées, moments de liesse ou de terreur furent toujours intimement liés à ces "boutiques de causeries". L'histoire des cafés est enfin celle des individus qui ont fait la France, de Ravaillac à Charlotte Corday en passant par Robespierre, Voltaire et Sartre, que le lecteur retrouvera ici sous des aspects souvent inattendus.Éditeur d'ouvrages de bibliophile, Gérard Letailleur est un passionné d'histoire de Paris.

  • Comment et pourquoi les murs ont jalonné et structuré notre histoire, de l'Antiquité à l'époque actuelle qui les voit se multiplier.Quand ils ne sont ni de maison ni de prison, les murs sont des instruments de contrôle, d'exclusion, d'interdiction, de mémoire, aussi. De la Grande Muraille de Chine aux murs d'îlots d'habitation sécurisés derrière lesquels vivent aujourd'hui quelque 8 millions d'Américains, de l'étonnant mur de la peste au XVIIIe siècle au " mur de Bush " séparant les États-Unis et le Mexique, du mur de Berlin aux murs-manifestes, Claude Quétel propose un passionnant tour d'horizon des murs à travers les âges et les civilisations.
    Historien, directeur de recherche honoraire au CNRS et ancien directeur du Mémorial de Caen, Claude Quétel est notamment l'auteur du Canapé de Beria
    et de L'Impardonnable Défaite.
    " Cet historien créatif se penche sur une histoire jamais entreprise, originale et révélatrice. "
    Valeurs Actuelles " Claude Quétel, historien du renfermement, [en] propose un inventaire saisissant. "
    Le Nouvel Observateur

  • Une " histoire du boire en France ", des traditions gauloises à nos joursUne " histoire du boire en France ", des origines gauloises à nos jours. Boire, seul ou en groupe, selon les usages et les codes, est aussi un acte social, ancré dans notre histoire. Dans cet ouvrage en hommage aux travaux de Claude Lévi-Stauss et qui balaie deux mille ans d'histoire de France, le lecteur se promène de cabaret en café, du domicile à la rue, d'une classe sociale et d'une profession à l'autre (vigneron, bouilleur de cru, paysan, industriel de l'alcool, ouvrier, bourgeois, médecin). La France serait-elle une nation alcoolique ? Si le terme signifie d'abord " qui a un rapport à l'alcool ", la pathologie ne vient que de l'excès. Mais le buveur d'eau mérite aussi que l'on se penche sur son cas, si grande est sa complexité : il peut être consommateur d'eau par nécessité, par goût, par dépit, par esprit militant de la cause antialcoolique. Par ailleurs, le buveur d'alcools alterne, suivant les possibilités du moment, vin, vin bio, cidre, bière, apéritif, digestif.... Ainsi verrons-nous poindre le " buveur gaulois ", le " buveur médiéval ", le " buveur moderne ", jusqu'au contemporain " buveur new look ". Dans un style enlevé, Didier Nourrisson nous raconte l'histoire sociale et culturelle inédite de notre pays à travers la boisson.Auteur d'une thèse sur l'alcoolisme et l'antialcoolisme en France sous la Troisième République, Didier Nourrisson, ancien élève de l'ENS et enseignant à l'université Claude-Bernard Lyon-1, est déjà l'auteur de : Le Buveur du XIXe siècle, La Saga Coca-Cola, Cigarette. Histoire d'une allumeuse, L'École face à l'alcool (1870-1970), avec Jacqueline Freyssinet-Dominjon.

  • La face totalitaire inhérente au système communiste est elle liée à son origine, à la nature de ses crimes ? Quelle exacte mémoire peut on conserver de ce système, selon que l'on en a été victime ou adepte ?
    Vingt ans après la chute du mur de Berlin, douze ans après les controverses et le succès - un million d'exemplaires, vingt-cinq traductions - du Livre noir du communisme, Stéphane Courtois propose un recueil aux idées tout aussi décapantes. Prenant le contrepied des thèses traditionnelles sur les origines du totalitarisme, illustrées par Hannah Arendt et George Mosse, il montre le rôle fondamental de Lénine et du bolchevisme dans l'invention, entre 1902 et 1922, de ce phénomène politique inédit. Grâce à l'exploitation des archives de Moscou, il redéfinit le rôle de Staline et la nature des crimes de masse commis par les régimes communistes, ce qu'il appelle le " génocide de classe ", seul concept susceptible d'éclairer la famine ukrainienne ou les assassinats au Cambodge. Enfin, Stéphane Courtois revient sur la mémoire tragique du communisme en Europe centrale et orientale, la mémoire glorieuse du communisme en Europe occidentale " en particulier en France " et la mémoire paradoxale de l'URSS dans la Russie de Vladimir Poutine qui réhabilite Staline. Stéphane Courtois est directeur de recherche au CNRS, directeur de la revue universitaire Communisme (L'Age d'homme) et de la collection " Démocratie ou totalitarisme ". Il a notamment publié Les logiques totalitaires en Europe et le Dictionnaire du communisme.Presse :" Stimulant et polémique "L'Expansion, 24 Septembre 09

  • Avec Keegan, la bataille perd son ordonnancement de livre d'histoire pour peser son poids de sang et de volonté. Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction. Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, Keegan, certainement le plus grand historien de la guerre au monde, la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats.
    Ici, trois batailles sont décortiquées, Azincourt (1415), Waterloo (1815), La Somme (1916). Elles permettent de comprendre comment la guerre est perçue et vécue par la troupe, que l'on doive résister à une pluie de flèches, tenir face à une charge de cavalerie ou vivre le cauchemar d'un pilonnage d'artillerie.
    Si, aujourd'hui, aucun historien ne songerait à penser la guerre uniquement d'un point de vue stratégique et non avant tout comme une phénomène humain, c'est grâce à ce livre pionnier et incontournable. La nouvelle traduction lui rend toute sa puissance.

  • La première biographie française de celui qui fut régent de Hongrie de 1920 à 1944, et à ce titre un album-clé de la politique européenne.La première biographie française de celui qui fut régent de Hongrie de 1920 à 1944, et à ce titre un album-clé de la politique européenne. La vie de l'amiral Horthy (1868-1957) se confond avec l'histoire de la Hongrie durant l'entre-deux-guerres. Comment un homme au parcours banal d'officier de marine de l'empire austro-hongrois a-t-il pu marquer à ce point l'histoire de son pays et celle de l'Europe ? Aide de camp de François-Joseph entre 1909 et 1914, Horthy a ensuite donné l'image d'un homme de l'ancien régime, ce qu'il était incontestablement. Son " règne " a été qualifié de dictature fasciste par l'historiographie communiste après 1945, et il jouit depuis la transition démocratique en Hongrie d'une revalorisation parfois tombée dans l'hagiographie. Le retour de ses cendres en 1993 a été l'occasion d'un réenterrement semi-officiel.
    Le régime Horthy entre 1920 et 1944 était certes autoritaire, rétrograde sans doute pour bien des aspects, mais très éloigné des fascismes italien et allemand. Les circonstances qui entraînent la prise de pouvoir en 1919 sont ici remises en perspective en réévaluant notamment le rôle joué par les Alliés. Une partie importante de l'ouvrage est consacrée à ce qui fait la spécificité de ce régime sur le plan politique. Horthy n'était pas un idéologue et encore moins un chef charismatique. Imaginait-il de revenir à la royauté en se faisant couronner ou bien en transmettant le pouvoir à son fils ? Calviniste, Horthy a mis l'accent sur les valeurs chrétiennes traditionnelles et paradoxalement plutôt catholiques. Il n'a pas instauré de culte de la personnalité mais son image était omniprésente. Les années qui mènent à la Seconde Guerre mondiale, dans laquelle la Hongrie ne s'engage qu'en 1941, sont dominées par son hostilité à l'URSS et par la question juive : là encore il faut revenir sur le rôle ambigü joué par Horthy dans ce processus. Il autorise l'adoption d'une législation antijuive mais s'oppose aux déportations qui ne commencent qu'après l'entrée des Allemands dans le pays en mars 1944, et refuse que soient déportés les juifs de Budapest. Ceci - entre autres raisons - le sauve du tribunal de Nuremberg. Dernière question : comment Horthy opère sa chute au Portugal où il meurt en février 1957 ?
    Il n'existe à ce jour aucune biographie en français de Miklós Horthy, et les rares ouvrages étrangers sont très médiocres. Le présent ouvrage comble donc un vide historiographique considérable. La figure de Horthy est de surcroît l'objet d'un débat incessant dans son pays d'origine, qui dépasse largement le cadre académique.

  • Baltiques

    Philippe Meyer


    Une mer protéiforme rassemblant neuf pays riverains : les trois pays baltes (Lettonie, Estonie, Lituanie), Suède, Finlande, Danemark, Allemagne, Russie, Pologne.

    L'histoire de la mer Baltique mêle le destin des pays scandinaves, de la Finlande, de la Russie, des pays baltes, de la Pologne et de l'Allemagne. Elle représente un chapitre essentiel et passionnant de l'histoire européenne, à la mesure des hommes qui peuplent ses rivages, acteurs de drames sanglants et de conquêtes glorieuses. Un sens de la mesure, de la beauté, de la grandeur leur a heureusement fait suite et compte seul désormais. Le Nord est devenu exemplaire en Europe, mais il est encore trop peu connu. Sur les grèves de ses rives et de ses îles, les vagues caressent aujourd'hui paisiblement
    l'ambre, une résine millénaire qui soigne les corps et les âmes et porte bonheur.
    Philippe Meyer, professeur émérite de l'université René Descartes, spécialiste de l'Allemagne, a publié plusieurs ouvrages dont, chez Perrin, Histoire de l'Alsace et L'Or du Rhin, histoire d'un fleuve.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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