Pygmalion

  • L'ascension politique et sociale des Médicis est l'une des plus formidables de l'Histoire. Après avoir pratiqué le simple métier d'usurier sur les marchés de Florence, ils formèrent la famille la plus puissante d'Italie et s'illustrèrent notamment à travers sept grands-ducs, trois papes, deux reines de France et de nombreux cardinaux. Impliqués dans tous les grands événements de leur temps, en outre artistes, poètes, inventeurs, bâtisseurs, ils furent aussi des mécènes autour desquels gravitèrent Politien, Pic de la Mirandole, Michel- Ange, Raphaël, Botticelli, Léonard de Vinci, Galilée, ou encore Haendel et Scarlatti. Enfin, collectionneurs éclairés, ils rassemblèrent pendant trois siècles les plus belles oeuvres d'art venues du monde entier et exposées aujourd'hui dans les musées de Florence. Henri Pigaillem brosse un panorama complet de cette glorieuse dynastie, de la révolte des Ciompi en 1378 à la conspiration des Pazzi, du sac de Rome au schisme anglican, du concordat de Bologne à la chute de Florence, du premier grand-duc Cosme Ier à la dernière représentante de la famille, Anne-Marie-Louise, disparue en 1743.

  • Les tourbillons de l'histoire cèdent parfois la place à des pauses festives dont on ne doit pas mésestimer l'importance. La table, au même titre que les champs de bataille, a toujours été un formidable lieu de pouvoir et de stratégie politique ; l'issue d'un festin n'est jamais sûre, tant les enjeux de puissance y sont réversibles.
    Voici 12 agapes mémorables aux mises en scène éblouissantes et aux enchantements culinaires ; tel le Banquet du Bal des Ardents organisé par le roi Charles VI, qui vit cinq grands seigneurs de ses amis mourir par le feu, transformés en torches vives, et qui en fut affecté jusqu'à la folie ; ou le Banquet du Faisan célébrant la suprématie du duc de Bourgogne Philippe le Bon et dont le clou fut un pâté d'où jaillirent vingt-huit musiciens donnant sur-le-champ un concert. Ou encore celui de Vaux-le-Vicomte dont les splendeurs firent de l'ombre au Roi-Soleil : Fouquet le paya d'un emprisonnement à vie. Ou, enfin, ces immenses mouvements de commensalité fraternelle qui, sous la IIIe République, réunirent en 1900 plus de vingt mille maires dans le jardin des Tuileries.
    Ces festins devenus pages d'Histoire, Suzanne Varga les a mitonnés avec un art consommé !

  • Depuis des millénaires, le cheval est le grand compagnon de l'homme, et plus spécialement du guerrier. Qu'il soit celui d'un commandant en chef ou d'un simple cavalier, il a fait corps avec lui dans les batailles, partageant les mêmes dangers.
    Quel général n'eut pas son cheval tué sous lui ? Survolant plus de deux millénaires d'Histoire, Pierre Montagnon nous raconte douze batailles où le cheval tint le premier rôle. Ainsi, les montures d'Alexandre le Grand, d'Henri IV, de Murat, les chevaux des Croisés, des Cuirassiers de Reichshoff en, ou de l'Escadron de Gironde défilent dans ces pages hautes en couleur. 12 récits remplis de galops, de coups de sabre, de sacrifices, de panache et de sang, qui nous font revivre de grandes heures.

  • Entre soie, dentelles, baleines et lacets, cet instrument de torture ou de plaisir que fut le corset a réellement marqué toutes les époques.
    C'est assurément davantage en dénouant son corset qu'en affichant son long nez que Cléopâtre a tenté de changer la face du monde. C'est autour du corset d'Isabeau de Bavière que se sont ourdies les grandes trahisons de la guerre de Cent Ans. Celui d'Agnès Sorel ? En le voyant si plein, si soyeux, Charles VII l'Indolent ne songeait plus qu'à devenir Charles le Victorieux...
    Noir pour la Maintenon, rouge pour Marie-Antoinette, pincé pour l'impératrice Eugénie, troué de balles pour Mata Hari ou bien clos pour Marthe Richard, ce sont, au total douze corsets pour douze femmes dont les ambitions, les rêves, les passions et les secrets d'alcôve ont bouleversé bien des existences, influencé la politique et changé l'Histoire.

  • À quatre-vingt douze ans, Jean-Claude Servan-Schreiber publie ses souvenirs de guerre, relatant ainsi un parcours extraordinaire au service de la France.
    Petit-fils de commerçants juifs allemands arrivés en France en 1875 et parfaitement assimilés, il a accompli les meilleures études à Paris et à Oxford. Dès lors, quels pouvaient être son destin et ses choix, en 1940, quand la France se coucha devant l'envahisseur nazi ? Mobilisé dès le 13 septembre 1939, il avait vécu l'humiliation de la défaite. Tandis qu'un certain nombre de ses condisciples, fatalistes, plièrent l'échine, lui n'hésita guère : son chemin était tracé. D'emblée, il choisit de résister et de rallier l'Algérie et la France Libre, via l'Espagne et ses camps où il fut ensuite détenu plusieurs mois. Il débarqua sur les côtes de Provence en août 1944 et fit une guerre exemplaire en tant que lieutenant dans un régiment de chars de la vaillante 1ère division blindée du futur maréchal de Lattre de Tassigny. Et pourtant, cela n'empêcha pas que, malgré son courage, ce catholique par choix, engagé dans une arme, la cavalerie, profondément « vieille France» et antisémite, se vit refuser, un temps, la Légion d'honneur du fait de sa naissance.

  • La passion. Ce grand bouleversement de l'être, à la fois craint et espéré. Combien de fois influença-t-il le cours de l'Histoire et dévora-t-il ceux qui l'éprouvèrent ? En choisissant d'épouser la femme de son coeur, l'Américaine Wallis Simpson, deux fois divorcée, le roi de Grande-Bretagne Édouard VIII risqua de mettre en péril la couronne ; en vouant un amour éperdu à Lady Hamilton, femme de l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Naples, Lord Nelson provoqua les foudres de son pays en guerre contre la France ; quel sort aurait connu l'indépendance de l'Inde si, pressée par son époux, Lady Mountbatten n'était intervenue auprès de Nehru, l'homme qui l'aimait à la folie ? Mais bien d'autres couples mythiques traversent ce livre : Édith Piaf et Marcel Cerdan, Dom Pedro et Inès de Castro, Richard Burton et Elizabeth Taylor, George Sand et Frédéric Chopin, Paul Verlaine et Arthur Rimbaud... Gilbert Sinoué se propose ici de nous faire revivre ces morceaux de vie, ces instants où l'on cesse d'être « raisonnable », prisonniers de ce mouvement violent, impétueux, qui nous pousse inexorablement vers l'autre et qui domine la raison.

  • Du fond des âges, de mystérieux signes et écrits de toutes origines tentent de nous délivrer un message. Graham Hancock assemble, pièce après pièce, ce gigantesque puzzle regroupant les grands mystères du monde : les immenses dessins au sol de Nazca, les énigmatiques cartes médiévales de l'Antarctique libre des glaces, les pyramides d'Égypte et d'Amérique centrale et leurs corrélations mathématiques, pour n'en citer que quelques-uns.
    Mais dans ce livre duquel on ne peut s'arracher, Hancock ne se limite pas à cette captivante démonstration. Il propose, ni plus ni moins, une nouvelle approche de l'histoire de l'Homme depuis les commencements. Il se lance sur la trace d'une civilisation primordiale d'un niveau scientifique et culturel très élevé, anéantie des milliers d'années avant la construction des pyramides d'Égypte dans une catastrophe apocalyptique appelée, si l'on en croit la périodicité fixe des cycles cosmiques, à se reproduire...

  • De quoi sont-ils vraiment morts... ou de quelles maladies souffraient-ils ?
    La médecine fait sans cesse des progrès. Désormais, au vu des documents dont on dispose (rapports d'autopsie, témoignages, tests ADN, etc.), il est possible de remettre fondamentalement en cause les diagnostics qu'établirent les médecins d'alors sur la mort de grands personnages. Le docteur Jacques Deblauwe s'est ainsi penché sur près d'une trentaine de cas. Et ses découvertes sont saisissantes : saint Louis n'est pas mort de la peste ni François Ier de la syphilis, comme on l'a toujours dit. L'auteur enrichit aussi nos connaissances : il analyse le genre de folie dont souffrit Charles VI et les causes de l'impuissance de Philippe Auguste. Autre découverte : ce fut un infarctus du myocarde qui emporta Charles V en 1380. En se mettant au chevet de l'Histoire, Jacques Deblauwe rouvre ainsi de célèbres dossiers et bouleverse bien des idées acquises.

  • La Brigade mondaine ! La police des moeurs, celle qui colle son
    oeil dans le trou de la serrure. Ce service mythique aux premières loges de l'évolution des moeurs, au courant de tout. Eh bien, c'est dans cette brigade du 36, quai des Orfèvres qu'en 1963 déboule un jeune inspecteur en début de carrière. Ce policier d'avenir se nomme Claude Cancès ; un jour, il sera commissaire, puis directeur de la PJ parisienne. D'ici là, à la Mondaine, il va tout connaître, s'imprégner de Paris la nuit, Paris trottoir, Paris sur Vice. L'affaire Ben Barka le cueille à peine arrivé, puis ce sera la chasse aux « julots », ces proxénètes de plus ou moins grande envergure. Il va croiser la plus grande entremetteuse du siècle, Madame Claude, une indicatrice de haut vol, « la Rouquine », des ministres, un cardinal, des flics pourris, des flics droits, des P-DG tordus, Alain Delon...
    Dans ce livre il fait revivre les soirs de rafle, lorsque le « panier à salade » déborde, la traque aux ouvrages interdits, les cinémas pornos clandestins, les partouzes. Le jeune inspecteur planque, suit son gibier, observe, oscille entre le rire et l'émotion. En « vrai-faux taxi », à pied, en métro, il arpente Paris, apprend les trottoirs de la capitale, ses cabarets, ses hôtels borgnes, mais aussi les soirées prestigieuses, les mondanités de la Mondaine. Tout un univers, toute une galerie de personnages. Avec lui, nous grimpons le célèbre escalier du 36, nous saisissons combien les temps ont changé. Ce qui était poursuivi hier, devient banal aujourd'hui. Parcours initiatique d'un jeune flic, son ouvrage est aussi le reflet de l'accélération des moeurs, du temps qui bouscule tout. Le récit le plus humain, le moins froid, d'une humanité qui est la nôtre.

    Cahier photo papier/numérique
    © Patrick Durand / Sygma / Corbis
    © 2014 Pygmalion, département de Flammarion

  • Traitant le conflit dans sa totalité, ce dictionnaire présente à travers près de 2 000 entrées :
    o Les faits politiques, pactes, traités, ententes, conférences...
    o Les événements militaires, batailles sur terre, sur mer et
    déjà dans le ciel...
    o Les hommes, responsables politiques, chefs militaires,
    combattants...
    o Les matériels et les armements...
    o Les conséquences humaines, matérielles et politiques...

  • Voter Pétain, ce fut, pour 569 députés et sénateurs élus de 1932 à 1939, donner les pleins pouvoirs à un maréchal héros de guerre de 84 ans, le 10 juillet 1940.
    Voter Pétain, ce fut, pour 294 élus du Front populaire (socialistes, communistes, radicaux-socialistes et divers gauches) et 275 élus de droite (radicaux, libéraux et conservateurs), approuver massivement le projet présenté par Pierre Laval (ministre néo-socialiste). Seulement 80 de leurs collègues votèrent non.
    Qui furent ces hommes, que devinrent-ils ?
    De cette période d'une complexité absolue, dans laquelle les valeurs et les grilles de lectures habituelles furent retournées, et où gauche et droite se mélangèrent et se renièrent au sein d'une succession de désordres et de hasards, François-Marin Fleutot offre ici une approche nouvelle à la lumière d'une analyse scrupuleuse de l'attitude des élus pendant la Seconde Guerre mondiale.

  • De l'Antiquité à nos jours, comment les hommes communiquèrent-ils à distance ? Comment se transmirent-ils des informations écrites sur les supports les plus variés ? Longtemps, cette initiative resta un instrument de gouvernement, strictement réservé au pouvoir et à ses agents. Puis, peu à peu, les particuliers multiplièrent à leur tour des instruments de liaison, mobilisant tous les moyens de transport. Aller plus vite et de manière plus fiable fut sans cesse un moteur de développement.
    Conçue à l'origine pour remplir les caisses du Trésor, la poste devint ensuite un outil pour accroître les échanges commerciaux avec l'adoption du timbre-poste. Elle connut dans les années 1875-1975 l'équivalent d'un siècle d'or avec l'invention du train, de l'automobile et de l'avion.
    Considérée jusqu'à nos jours comme une institution étatique, symbole de progrès économique, humain et culturel, elle est désormais confrontée à une mutation sans précédent avec les nouvelles technologies. Que sera-t-elle demain ?
    Dans cet ouvrage synthétique, découpé en six grandes étapes, Camille Allaz réussit à embrasser magistralement tous les systèmes dont usèrent les hommes dans le monde pour communiquer entre eux depuis l'Antiquité.

  • On sait combien certaines favorites royales ont joué un rôle important dans l'Histoire, comme Diane de Poitiers ou Madame de Pompadour. Mais on oublie parfois que certains favoris, lorsque des femmes, voire des hommes, tinrent le pouvoir, n'en furent pas moins influents. Distingués pour des raisons diverses, allant de leurs avantages physiques à leur prestige intellectuel, en passant par le raffinement de leurs manières, les grâces de leur conversation ou l'aménité de leur caractère, ils sont entrés dans l'Histoire.
    Bernard Quilliet dresse les portraits de douze d'entre eux, appartenant à l'Antiquité, au Moyen Âge ou à une époque plus récente, plusieurs ayant vécu dans des contrées aussi lointaines que le Danemark et la Russie. Ces destins exceptionnels ont parfois inspiré des oeuvres romanesques, dramatiques et cinématographiques, notamment dans les studios d'Hollywood.

  • A l'origine, apparaît un brillant commissaire du contre-espionnage français aux méthodes expéditives dans sa guerre contre les agents allemands et leurs auxiliaires français.
    Blémant est aussi un policier courageux et habile qui n'hésite pas à utiliser de dangereux voyous lorsque la situation l'exige. Révoqué en 1942 par René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, et condamné à mort par la Gestapo, il doit fuir en Afrique du Nord lorsque les Allemands occupent la zone libre. Il revient en France avec les troupes du débarquement de Provence en août 1944 et reprend ses fonctions à la Direction de la Surveillance du Territoire.
    Mais ses manières, ses fréquentations douteuses, son franc-parler agacent. Alors, il donne sa démission et bascule dans le monde de la nuit, prenant des parts dans des cabarets, des maisons closes, des cercles de jeux. Tout en continuant à travailler épisodiquement pour le SDECE et la Sécurité militaire. Il est abattu un soir de mai 1965, sur une route de Provence, victime d'un "contrat" lancé par Antoine Guérini, le parrain marseillais auquel il commençait à faire de l'ombre.
    La mort de Blémant provoquera la chute de cette grande famille de la pègre. C'est dans un univers de série noire, de Paris à Marseille, que nous entraîne ce livre. De la guerre des espions à la guerre du milieu. Occupation, libération, épuration, banditisme...
    Des informations provenant d'archives inédites et de témoignages précieux. Mieux qu'un roman, une histoire vraie.

  • La Bretagne, telle que nous la connaissons aujourd'hui, a été un territoire à la fois continental et atlantique que divers peuples sont venus habiter au cours des âges, formant peu à peu une nation spécifique et un véritable État, au sens moderne du mot.
    C'est cette passionnante histoire, des origines à nos jours, que Jean Markale relate ici à l'aide de documents historiques et archéologiques irréfutables. Habitée dès la plus lointaine préhistoire, la péninsule armoricaine a vu se développer, pendant l'Age de la Pierre polie, une mystérieuse mais brillante civilisation qui nous a légué les fameux mégalithes dont les vestiges sont encore admirés. A l'Age du Bronze, elle est devenue l'un des plus importants relais sur la Route de l'Étain.
    /> Ensuite, à l'Age du Fer, des peuples celtes ont occupé le pays et s'y sont organisés en grandes tribus. Et, au fil des siècles, se sont succédé de nombreux envahisseurs. Plus tard, agrandie par de nouveaux territoires, la péninsule devint prête à prendre une place éminente dans l'histoire de l'Europe, et notamment dans les rapports mouvementés de l'Angleterre et de la France au Moyen Age. Annexée à la France sous François 1er, elle devint le fer de lance d'un important mouvement de protestation, en 1789.
    Sous la IIIe République, l'esprit nationaliste connut un regain vigoureux et il fallut attendre 1968 pour que la Bretagne retrouve une place spécifique au sein de la communauté française.

  • Joseph Caillaux... Ce nom est aujourd'hui largement et injustement oublié. Oublié le grand ministre des Finances et le combat opiniâtre qu'il poursuivit de 1899 à 1914 pour doter la France d'une fiscalité moderne, techniquement efficace, socialement équitable, par la création de l'impôt sur le revenu. Oublié le « coup d'Agadir » de 1911 : confronté en tant que chef du gouvernement français à une crise majeure provoquée par l'empereur d'Allemagne, Caillaux sut éviter la guerre programmée par les boutefeux des deux côtés de la frontière. En revanche, on se souvient encore de l'assassinat, le 16 mars 1914, de Gaston Calmette, directeur du Figaro, par Mme Caillaux. Le quotidien menait depuis trois mois une campagne d'une violence inouïe contre son mari. Grand favori des élections législatives d'avril 1914, Caillaux était pour la droite et pour les partisans de la « revanche » l'homme à abattre. Derrière la campagne de Calmette, il y avait Raymond Poincaré, Louis Barthou, Aristide Briand et, selon toute apparence, la Russie tsariste. La preuve n'a jamais été apportée de la machination ourdie par ce clan contre Caillaux. Aussi bien ce récit, scrupuleusement respectueux des faits historiques avérés, ne présente leur complot que comme la plus crédible des hypothèses, sur la base de présomptions à vrai dire accablantes. Les conséquences du geste irraisonné d'une femme qui croyait rendre service à son mari furent désastreuses. Sa première victime était Calmette ; la deuxième Caillaux lui-même, dont la carrière et les ambitions furent brisées net. La troisième... la paix !

    Illustration originale d'après : © Selva / Leemage ; © René Dazy / Rue des Archives

  • Le 27 novembre 1942 est une date sombre dans l'Histoire de la France. Ce jour-là, la flotte française se saborde dans le port de Toulon pour éviter de tomber entre les mains de l'occupant nazi. En quelques heures, 230 000 tonnes de navires, en majorité des bâtiments de guerre, sont précipitées dans la vase ou les flots. Seuls cinq sous-marins décident de s'échapper.
    Geste épique pour les uns, inepte pour les autres. « Lamentable et stérile », a dit le général de Gaulle. Cet effroyable gâchis aurait-il pu être évité ?
    Guy Perrier relate minutieusement cette douloureuse affaire, ses prémices, les tergiversations des Allemands, le comportement des officiers français avec la haine implacable à laquelle se livrent entre eux les amiraux Darlan et Laborde, tous deux anglophobes, l'un ambitieux et manoeuvrier, l'autre entièrement acquis à la collaboration avec l'Allemagne qui le fascine.

  • L'Elysée

    Georges Poisson

    Symbole de la République, le palais de l'Élysée ne cesse de fasciner. Ce livre raconte son histoire architecturale et décorative ainsi que le récit des événements, dramatiques ou pittoresques, qui s'y sont déroulés. Construit au début du XVIIIe siècle, avec un admirable décor de boiseries qui subsiste, il est habité par Madame de Pompadour. Café-concert sous la Révolution, il est réhabilité par Murat, puis par Napoléon qui y signe sa seconde abdication. Résidence, sous la Restauration, du duc et de la duchesse de Berry, il est affecté en 1849 au premier président de la République élu au suffrage universel, Louis-Napoléon Bonaparte et abrite le coup d'État créant le Second Empire. En 1871, il devient définitivement la résidence présidentielle et accueille la vie politique et privée des présidents successifs. Charles de Gaulle en fait, en 1959, le siège premier du pouvoir.
    Pour cette nouvelle édition, l'auteur, familier du palais, a complètement révisé son texte, récrit les récits des présidences Mitterrand et Chirac, et rédigé un nouveau chapitre sur la présidence actuelle.

  • Dresser l'inventaire des grandes batailles qui ont jalonné la vie des peuples européens et de leurs ancêtres, c'est prendre la mesure des secousses qui ont affecté le cours historique du monde occidental.
    Ce dictionnaire, riche de plus de 1500 entrées, présente les principales confrontations années qui se tinrent depuis la plus haute Antiquité jusqu'à nos jours, à l'exception de celles qui eurent pour protagonistes exclusifs des armées orientales ou extrême-orientales. Ont été privilégiées ici : les batailles de la Révolution française, du Consulat et de l'Empire car elles demeurent l'une des meilleures références dans l'art militaire ; les batailles navales.

  • Depuis 5 000 ans, les hommes écrivent ! Et certaines lettres, par leur autorité, leur audace, leur originalité, ont changé l'Histoire. Celle de Louis XVI convoquant les États généraux à Versailles, d'où jaillit la Révolution française, ou le J'accuse ! d'Émile Zola comptent parmi les plus célèbres. Mais Christian Bouyer en rappelle d'autres qui, tout en étant confinées à la sphère de la vie privée ou ayant appartenu à l'histoire de la littérature, restent capitales pour mieux nous faire comprendre un événement, une époque, une personnalité.
    Voici douze lettres palpitantes pour revivre de grands moments de l'Histoire.

  • Au moment où l'armée française chenge de visage, abandonnant le principe de la conscription pour revenir au soldat de métier, il s'avère essentiel de se pencher sur son passé afinde mieux appréhender sa mutation présente et son avenir.
    certes, ces garnds moments, de Bouvine à Marignan, de Trafalgar à Austerlitz ou à Verdun, sont générealement connus. Mais quels hommes étaient derrière ces faits d'armes? Comment étaient-ils recrutés, organisés? Qui les commandait? Quel ressort les animait? En quoi l'armée d'aujourd'hui est elle héritière de celle d'hier? Qu'attendre enfin de son évolution en cours?
    Pour répondre à ces questions, Pierre Montagnon était, de par son passé parfaitement qualifié. Il mène son études avec son objectivité habituelle, relevant aussi bien les grandeurs que les faiblesses. Chevalier, miliciens, mercenaires étrangers de la Monarchie, Volontaires de la Révolution, Grognards de l'Empire, Poilus de la Grande Guerre, combattants des dernières décennies défilent dans une longue fresque où l'héroïsme et le patriotisme côtoient parfois des sentiments moins nobles. Leur recrutement, leurs structures, les facettes de leur combats s'éclairent et se précisent, permettant de mieux percevoir la situation actuelle des forces Armées sur terre, sur mer et dans les airs.
    Une approche passionante qui vient à son heure por rappeler, par les exemples du passé, combien la Nation a besoin d'une armée pour garantir sa sécurité et son unité.

    Photos de couverture: DR

  • Cet ouvrage, émouvant et sobre, par l'auteur de la 'Guerre d'Algérie" et de "La grande Histoire de la Seconde Guerre Mondiale", relate essentiellement l'histoire des prisonniers politiques, anarchistes, nationalistes, défaitistes, communistes, royalistes, cagoulards, résistants, collaborateurs, nationalistes algériens, partisant de l'Algérie française qui se sont succédés à la Santé depuis sa création en 1867 jusqu'en 1968.
    Il est aussi un témoignage. Incarcéré lui-même à la Santé en 1962-1963 aux cotés des officiers et généraux impliqués dans le drame algérien, Pierre Montagnon fut très proche du lieutenant Degueldre, chef historique des commandos Delta, jusqu'à son exécution le 6 juillet 1962.
    Par autorisation du Garde des Sceaux, l'auteur a eu accès aux archives de la prison, lui permettant ainsi d'apporter un éclairage nouveau et inédit sur nombre d'événements controversés ou mal connus.

    Photos de couv:Roger-Viollet

  • Il y a un demi siècle, la France était à Alger, Dakar, Saigon. Plus de 100 millions d'individus vivaient sous le pli du drapeau tricolore. l'empire coloniale français était le second du monde.
    Dans un précédent ouvrage couronné par l'Académie française, LA GUERRE D'ALGERIE, Pierre Montagnon a retracé l'une des tragédie majeure de la fin de cet empire, puis raconté dans un autre volume, LA CONQUETE DE L'ALGERIE, son point de depart essentiel.
    Aujourd'hui, il élargit sa démarche initiale. Ce premier tome de LA FRANCE COLONIALE - du temps des croisades à la veille de la seconde guerre mondiale - un second livre évoquera prochainement la décolonisation et le retour à l'hexagone - relate et explique ce que fut cet empire dans son intégralité. Il en précise les origines, le développement, l'ampleur. Il situe le rôle des hommes, ces grands bâtisseurs tels Bugeaud, Faidherbe, Jules Ferry, Gallieni, Brazza, Lyautey et tant d'autres sans lesquels riende ce qui a été fait n'aurait pu être entrepris. Il dresse le bilan de l'action accomplie outre-mer et l'inventaire du patrimoine acquis, tout au long d'un récit dont le fil conducteur s'appelle la grandeur de la France.
    Fidèle à son objectivité habituelle Pierre Montagnon n'élude rien: héroïsme, sacrifices, actions de courage des soldats, des missionnaires, des explorateurs, des colons. Mais aussi les erreurs, fautes ou crimes nés de la passion ou de l'intérêt. Gloire des uns, noirceur des autres...
    Un livre de référence pour connaitre un passé récent. Un livre pour mieux comprendre le monde d'aujourd'hui né en grande partie de l'ère coloniale. Un livre pour découvrir les fondements de la position et du rayonnement de la France sur les cinq continents.

  • Phu-Ly (Tonkin) octobre 1951 : Adjudant Vandenberghe, je t'ai proposé pour la rosette d'Officier de la Légion d'Honneur... Le général de Lattre s'y connaît en hommes et s'il a choisi de citer en exemple ce sous-officier de vingt-quatre ans au Corps expéditionnaire français, il sait ce qu'il fait. Il est vrai que Vandenberghe est un cas : arrivé cinq ans plus tôt en Indochine, comme simple soldat, il a, en peu de temps, acquis une notoriété extraordinaire. Titulaire de quatorze citations, huit fois blessé au corps à corps, à la tête de son commando Tigre noir, il a infligé à l'ennemi plus de pertes qu'une division d'infanterie. Le delta du Tonkin est son royaume. Un royaume qu'il dispute, pied à pied aux Viêts qui le redoutent : ils ont mis sa tête à prix... Erwan Bergot s'est penché sur le destin exceptionnel de ce guerrier solitaire et secret qui faisait, sur le terrain, la guerre qu'il fallait faire, sans jamais l'avoir apprise dans les écoles. Un homme qui a traversé la guerre d'Indochine comme un ouragan. Au delà du simple récit des exploits de Vandenberghe, Erwan Bergot nous invite à découvrir un héros légendaire, dont le souvenir, aujourd'hui encore, hante sûrement les rizières tristes du Tonkin.

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