• « Je me suis longtemps refusée à imiter les confrères qui publient leurs Mémoires, persuadés que leur moi mérite exhibition et que les épisodes de leur vie personnelle et professionnelle suscite l'intérêt. Le journalisme est un métier comme un autre et la télévision n'est souvent qu'une usine à baudruches. A tous ceux qui m'interrogeaient à ce sujet, je n'ai cessé de déclarer qu'à ce petit jeu narcissique, on ne me prendrait pas. Publier cet ouvrage m'oblige à manger mon chapeau. Me voici à mon tour piégée dans ce paradoxe : écrire comme tout le monde, en espérant intéresser tout le monde à une vie qui ne serait pas celle de tout le monde. Il faut assumer ses contradictions et ne pas avoir peur de se désavouer. C'est dit...
    Les personnes que je croise me regardent comme une vieille connaissance à laquelle elles associent deux images contradictoires : la présentatrice d'une émission qui fut célèbre il y a plus de vingt ans et qui demeure dans la mémoire collective ; la femme qui fit, à son corps défendant, des milliers de « une » de journaux à l'occasion d'un scandale planétaire impliquant son mari. N'étant pas seulement l'une et ne me reconnaissant pas dans l'autre, je me demande ce qui, de tout cela, peut rester pertinent.
    Je vais tenter d'être juste. Pas exhaustive mais sincère. Je parlerai de mes parents, de cette enfance très protégée qui aurait pu mettre hors de ma portée les armes nécessaires pour lutter dans la vie ; je convoquerai certains personnages hauts en couleur que j'ai eu la chance de croiser et tenterai de brosser le portrait le plus fidèle possible du monde des médias tel que je l'ai connu ; j'évoquerai les grands bonheurs de la vie et les épreuves qui l'ont écorchée... ».
    A.S

  • Dans cette série d'entretiens avec la journaliste Catherine Lalanne, Yasmina Khadra retourne aux sources de sa vocation, contrariée par son destin miliaire. Arraché aux siens et privé de son enfance, le petit pensionnaire de l'École des cadets se réfugie dans l'amitié de ses camarades d'infortune et trouve la force d'accomplir son rêve d'écriture. Ni les années de combat dans le terrorisme, ni les comités de censure algériens ne l'empêcheront d'aller à la rencontre de millions de lecteurs dans le monde. Un destin hors norme, raconté sans détour, porté par le souffle de ses ancêtres poètes et l'amour d'une femme d'exception, une femme qui a donné son nom à l'auteur qu'elle aime et qui s'exprime ici pour la première fois.

  • Les confidences de « la princesse du peuple ».

    Lorsque la première édition de cette biographie parut en 1992, le public ignorait à quel point la princesse de Galles s'était impliquée dans sa rédaction.
    Elle y révélait les détails de son mariage, sa boulimie, ses tentatives de suicide, l'existence de Camilla, ses relations difficiles avec les membres de la famille royale, mais aussi ses bonheurs de mère et son souhait d'une nouvelle vie, loin des photographes.
    Dans l'impossibilité de dire publiquement sa détresse, Diana ne pouvait à l'époque reconnaître que des entretiens avaient été menés en grand secret au palais de Kensington.
    Deux décennies après sa mort à Paris, le 31 août 1997, cette réédition augmentée inclut les propos exacts prononcés par Diana lors des séances d'enregistrement, ainsi que des passages presque inaudibles que de nouvelles techniques ont permis de décrypter.
    Ce livre compose ainsi l'autobiographie de celle qu'on dénommait la « princesse du peuple ». Le testament de l'une des personnalités les plus charismatiques de notre temps.

  • Presque un demi siècle après Un oursin dans le caviar, Philippe Bouvard donne avec Des grumeaux dans la passoire une suite à ce qui fut le best-seller de l'année 1973. (Eh oui, déjà !) Une cascade de souvenirs souvent indiscrets et une galerie de portraits hauts en couleurs : Les présidents de Vincent Auriol à Emmanuel Macron ; les stars de Bardot à Delon ; les génies de Salvador Dali à Marcel Pagnol; les vedettes de l'audiovisuel de Léon Zitrone à Stéphane Bern. Chemin faisant, l'auteur égraine des anecdotes plus personnelles : sa traque par Mesrine, son contrôle fiscal après un déjeuner chez Giscard, les découvertes du « Théâtre de Bouvard » et le succès pendant 37 ans des « Grosses Têtes ».
    A 90 ans, l'ex-petit garçon de course du Figaro devenu un temps directeur de France Soir n'a rien oublié des rencontres providentielles offertes par un métier qui le passionne toujours. Bref, une existence hors du commun d'un fils de petit commerçant, ne possédant pas d'autres diplômes que le certificat d'études primaires, admis à titre de témoin parmi les grands de ce monde.

  • Thierry Beccaro compte parmi les animateurs de télévision les plus populaires auprès du grand public, notamment comme présentateur du jeu Motus sur France 2 depuis 1990 ou comme joker de William Leymergie pour Télématin. Depuis plus de 20 ans il s'illustre également comme comédien, notamment au théâtre où il accumule les grands succès populaires à Paris comme en province. Thierry Beccaro, apprécié pour sa bonne humeur et sa gentillesse, a en réalité toujours cherché à lutter et à enfouir un terrible secret qu'il confie pour la première fois : celui d'un enfant battu.
    Victime de terribles violences dont le souvenir aura constitué un traumatisme profond jusqu'à ces dernières années, il témoigne aujourd'hui afin de libérer la parole sur ce fléau dont souffrent des milliers d'enfants dans notre pays. Afin de leur montrer qu'il est possible, un jour, d'y échapper et de passer de l'autre côté de la rive...

  • Patrick Sébastien s'est relevé de toutes les épreuves. Aujourd'hui, il est à la croisée des chemins, à un tournant de sa vie.
    Après vingt-trois ans de bons et loyaux services dans le service public et au service du public, l'homme qui détient le record absolu d'audience pour une émission de divertissement est brutalement privé d'écran.
    Octobre 2018 : sans même lui parler, la direction de France Télévisions lui fait savoir qu'elle met un terme à leur collaboration.
    Novembre 2019 : sortie d'un album de chansons à textes, Entre nous.
    Entre ces deux marqueurs temporels s'est écoulée une année décisive durant laquelle Patrick Sébastien a dû se réinventer : sur scène, dans l'écriture et en musique. Une année durant laquelle le sentiment d'injustice et le doute ont peu à peu cédé le pas à une remise en question salutaire, à la liberté de créer et au bien-être.
    Une année rythmée par les longs entretiens qu'il a accordés à deux journalistes. De février à septembre 2019, de Martel à Paris, assis aux premières loges du destin d'un homme, Marc Dolisi et François Darmigny l'ont accompagné sur le chemin escarpé de sa renaissance, voyage initiatique décrit de l'intérieur.
    Pour la première fois, Patrick Sébastien se dit au long cours, n'éludant aucune thématique, se dévoilant jusque dans ses blessures et ses zones d'ombre.
    Paroles et portrait d'un homme libre.

  • C'est une affaire entendue depuis des dizaines d'années : dans les bistrots, les ateliers, les salles d'attente ou les chaumières ; à Grenoble ou ailleurs, on appelle Le Dauphiné Libéré le « Daubé ».
    Ce surnom lui va si bien, résonne tellement comme une évidence que personne ne se donne la peine de l'expliquer. D'où vient-il ? Un hasard, un mauvais jeu de mots ? On ne sait pas. Le Dauphiné Libéré est daubé, voilà tout. Pourquoi perdre son temps à le démontrer ? Mais à trop se reposer sur cet acquis, on en ignore les enseignements. Car chercher à comprendre pourquoi Le Dauphiné Libéré est daubé permet de faire un voyage au coeur de l'histoire de la Presse Quotidienne Régionale, de la presse en général et de la vie politique grenobloise et d'en ramener des éléments de compréhension et du critique du monde dans lequel on vit.
    Tel est le but de ce livre qui se penche sur l'histoire, le développement et le fonctionnement actuel du Daubé.

  • On l'appelle " Mimi " . Michèle Marchand, la papesse des paparazzis, la gardienne des rumeurs, des secrets de la politique et des affaires. Elle collectionne les scoops sur les puissants mais elle a compris que le plus utile n'était pas de les vendre. Les posséder suffit. Et en parler, ici ou là. Elle ne dispose d'aucun titre officiel mais " Mimi " se rend tous les jeudis à l'Elysée. Son agence de presse, Bestimage, a l'exclusivité de l'image de la Première Dame et de celles, privées, du couple Macron.
    Une manne. Et une première. Jamais un couple présidentiel n'avait concédé un tel passe-droit à une " Petite marchande de photos " . Comment " Mimi " a-t-elle pris le contrôle des secrets de Paris ? Pourquoi lui est-il accordé tant de privilèges ? Que sait-elle ? Que tait-elle ? Difficile d'enquêter sur cette femme, puissante et redoutée. Ses amis se taisent et ses ennemis ont peur. Garagiste, tenancière de boîte de nuit, mariée à des braqueurs puis à un policier, championne de ski, reine de la presse people...
    Avant d'arriver au coeur du pouvoir. La vie de " Mimi " est une énigme et un vertige. Voici le roman vrai d'une femme aux mille visages.

  • Un demi-siècle de carrière. Une existence fondue au petit écran. Cinq décennies que Michel Drucker n'a pas vues. Pour marquer cette anniversaire, il nous ouvre son agenda, un journal de bord étourdissant.
    D'emblée, l'année 2015 s'annonce mémorable puisqu'il décide de monter sur les planches pour raconter les coulisses de sa vie. Le temps qui file va précipiter ce désir.
    L'actualité, le choc des attentats, le sourire de Bébel, la maladie de son ami Michel Delpech, les people en espadrilles, les délires hilarants de son hypocondrie nous emportent dans un tourbillon. Céline Dion passe en ski nautique, Carla Bruni et Isabelle Adjani croisent les hommes du GIGN et du RAID. Des anonymes bouleversent sa vie...
    Cocasses, poignants, les jours s'égrènent à la vitesse d'un TGV. À la fois intime et truculent, entre rires et larmes, ce tour de piste raconte également la France d'aujourd'hui. 365 jours d'une année vraiment pas comme les autres.

  • Karl Zéro balance tout

    Karl Zéro

    En 1996 Karl Zéro inventait avec son VRAI JOURNAL un ton souvent imité depuis : un mélange de journalisme d'investigation, de parodies et d'interviews tutoyées de politiques.
    L'aventure commence en 1981 à « Actuel » et continue avec le mythique « Nulle Part ailleurs » de Canal+... Mais aussi aujourd'hui, avec quelque 130 films documentaires (dont le César pour « Dans la peau de Jacques Chirac). Le 15 décembre 2019, Karl Zéro sera remis sous les feux de l'actualité médiatique de façon totalement inattendue et a décidé de se mettre à table.
    Pour la première fois, il accepte de dévoiler les coulisses du Paris branché des années 80 à nos jours. Karl Zéro a tout connu, et n'a rien oublié : les secrets de l'actualité, les dessous des grands faits divers & affaires politico-judiciaires, les stars, les politiques, les vrais gens et les faux amis... DES PERSONNALITÉS : Choron, Reiser, Coluche, PPDA, G. Durand, JL Aubert, B. Tapie, Gainsbourg, Chabat, Lafesse, Pierre Lescure, Philippe Gildas, A. De Caunes, BHL, Alain Delon, Arielle Dombasle, Khadafi, Pierrette Le Pen, N. Sarkozy, « les cons, les nuls », F. Hollande, DSK, Ségolène Royal, F. Fillon, Tarik Ramadan, Johnny Hallyday & Laetitia, G. Depardieu, Joey Starr, Dieudonné...
    DES AFFAIRES : L'affaire Baudis Allègre, La dernière interview du Commandant Massoud, Dans la peau de Jacques Chirac, François Mitterrand et les cassettes d'astrologie d'Elisabeth Tessier, La fin du Vrai Journal, Les dessous inattendus de l'affaire Epstein...

  • De la jungle du Guatemala aux montagnes de l'Afghanistan, des bordels de Saigon aux ruines de Sarajevo, Pascal Manoukian a suivi les conflits qui ont agité la planète des années 1970 à aujourd'hui, souvent au risque de sa vie. Le Diable au creux de la main est un récit d'aventures émaillé de portraits vivants, de destins dramatiques, héroïques ou pathétiques, d'hommes et de femmes nés au mauvais endroit, au mauvais moment.
    Mais c'est aussi l'aventure intérieure d'un petit-fils de victimes du génocide arménien, qui a cherché, en capturant l'Histoire, à faire la paix avec la sienne.

  • Manon et Véronique, journalistes indépendantes ayant reçu les plus prestigieuses récompenses pour leur travail, parcourent le monde, depuis une dizaine d'années, pour couvrir l'actualité la plus sensible. La première écrit, la seconde photographie. Sous couvert de jouer les blondes ingénues, elles prennent en réalité tous les risques sur le terrain pour exercer leur métier de journalistes. On les retrouve ainsi sur des fronts aussi différents que celui des lycéennes nigérianes enlevées par Boko Haram ou celui des combattantes kurdes contre l'état islamique en Irak...

    Cet ouvrage présente 8 reportages avec, à chaque fois, non seulement le récit des coulisses et les préparatifs de chacun de leur voyage, mais aussi leurs trucs de reporters, des portfolios d'images inédites, l'analyse des photographies les plus saisissantes, et, enfin, l'article tel qu'il est paru, souvent en exclusivité... Le tout sans jamais se départir du regard plein d'humour et de dérision qu'elles portent sur leurs vies de baroudeuses.

    Ce livre est un témoignage illustré inédit, un carnet de bord sur ce que signifie aujourd'hui être reporter dans le monde, et le portrait en filigrane de deux filles hors du commun !

  • Authentique

    Capucine Anav

    On connaît Capucine Anav comme candidate de télé-réalité, célèbre « belle-fille de », animatrice, chroniqueuse, parfois gaffeuse. Non, en réalité, on CROIT la connaître.
    Capucine est avant tout une jeune femme simple, vraie, qui s'accroche à ses rêves et qui saisit au vol toutes les opportunités se présentant à elle pour atteindre son but. Malgré son jeune âge, elle a connu bien des choses. Les déceptions, les désillusions, les indiscrétions et, même, la dépression auraient pu avoir raison de son entrain. Au contraire, elles l'ont rendue toujours plus forte, toujours plus optimiste.

    Capucine est une fonceuse, une battante qui ne se laisse jamais aller. Elle se présente à nous, authentique, la tête dans les étoiles mais les pieds bien ancrés sur terre, bien moins naïve qu'on pourrait le croire...

  • « J'ai beaucoup rêvé, j'ai beaucoup osé. J'aime être dans la vie, créer, désirer, renverser les obstacles, foncer, parler avec mon coeur. La passion me guide. Je suis impatient, impulsif, jamais sectaire. Quand j'ai quitté NRJ et le Stade Français, il a souvent été écrit : «NRJ a perdu son âme» ou : «Le Stade Français a perdu son âme.» Mais l'âme monte au ciel et ce corps demeure, et se ressource. Je suis un être secret, torturé. Comme tous les timides, j'ai été capable des plus grandes audaces. Il y a des pensées ou des choses que j'ai faites qui demeureront cachées au plus profond de moi. Non, vraiment, je ne suis pas un saint ».
    Il est certains hommes dont le destin est une succession de chapitres totalement imprévisibles, portant avant tout la marque de la liberté. Max Guazzini est de ceux-là. Son enfance à Marseille, dans une famille d'origine italienne, l'arrivée dans le Paris turbulent des années 70, l'empreinte du catholicisme, les premiers pas dans le monde de la chanson, la rencontre déterminante avec Dalida, sa carrière d'avocat pénaliste, puis la saga d'NRJ et l'aventure du Stade Français - qui vont changer en France la face de la radio, puis celle du rugby... En racontant sa vie, avec sensibilité, drôlerie, franchise, impertinence parfois, Max Guazzini ne nous entraîne pas seulement dans les coulisses du show-business auprès des plus grandes stars de la chanson, et dans les vestiaires des Dievx dv Stade, il nous offre un festival de portraits et une très attachante traversée de notre temps.

  • Thierry Ier est le récit d'un enfant nomade et songeur devenu un créateur protéiforme : empereur du talk-show, publicitaire, romancier, éditeur de presse, producteur de télévision et de cinéma. Ce livre relate ses ambitions et ses chimères, ses amours, ses voyages, sa descente aux enfers de la drogue, sa période branchée, ses premières armes à la télé, ses excès provocateurs, ses cruels échecs, sa traversée du désert, sa renaissance, son heure de gloire, ses idées de fi lms et de séries. Derrière l'homme et ses nombreuses vies, ce sont des époques qui sont dessinées, Thierry Ardisson les incarnant et les façonnant tout à la fois. Cet ouvrage est dédié aux enfants de Thierry Ier. C'est à eux qu'il appartient désormais d'écrire la suite de l'histoire.

  • Le parcours d'Edwy Plenel, journaliste redoutable et redouté, ne cesse d'étonner. On le croyait fini en 2005 après son éviction du Monde. Treize ans plus tard, voici l'investigateur aux fameuses moustaches au sommet de son pouvoir.
    Fondateur de Mediapart, cet ancien trotskiste, aujourd'hui partisan d'une République « radicale », pratique un journalisme très politique. Au service de quelle idéologie ? Avec quels moyens, parfois retors, a-t-il réussi à sortir les grandes affaires politico-financières de ces dernières années, de Nicolas Sarkozy à Liliane Bettencourt ou encore Jérôme Cahuzac ? À quoi tient la sulfureuse polémique autour de Tariq Ramadan ?
    Une enquête riche et passionnante qui dévoile les secrets d'une personnalité hors du commun.

  • à vous le studio !

    Alain Van Den Abeele

    • Luc pire
    • 14 Novembre 2019

    Il y a cinquante ans, l'homme marchait sur la lune, Jacky Ickx remportait les premières 24 Heures du Mans, Eddy Merckx gagnait le Tour de France et la Belgique chavirait de bonheur. Alain van den Abeele raconte, sans fard, 50 ans d'une vie de journaliste doublée de celle d'un passionné de cyclisme et de rallyes automobiles. Les souvenirs abondent au fil des pages : l'épopée de l'émission de télévision Mobiles, le Rallye de Bruxelles, la naissance d'Autoworld, la vie de champions extraordinaires, les Belges Eddy Merckx et Jacky Ickx sans oublier Roger De Vlaeminck, Felice Gimondi ou Walter Godefroot, Juan-Manuel Fangio, Nikki Lauda, Alain Prost, Jackie Stewart... L'auteur a bâti une carrière plaçant, au-dessus de tout, une volonté d'informer, de donner aux auditeurs des clefs pour mieux comprendre mythes et symboles.
    Alain van den Abeele nous livre 50 ans de direct dans un ouvrage passionné et passionnant.

  • Trop vite

    Nabilla Benattia

    Nabilla est née d'un abandon. Le divorce de ses parents l'a laissée seule, à quatorze-quinze ans, livrée à elle-même. Sans repères, furieuse de la démission familiale, son existence devient aventureuse. Pourquoi se lever, étudier ?. Elle grandit sans mûrir. Survit en s'émancipant. Sa beauté délurée l'entraîne vers le mannequinat avant que des voyous ne repèrent ses charmes : ils l'utilisent pour ouvrir des comptes bancaires et blanchir de l'argent. Nabilla est arrêtée à l'aéroport de Genève et placée en prison pour mineurs. Elle s'en évade. Premières cavales. Puis la téléréalité, fulgurante, la remarque sur Facebook, jusqu'à cette sortie culte en 2013, au confessionnal des « Anges de la téléréalité » : « Non mais allô quoi ? » De retour à Paris, les paparazzis ne la lâcheront plus. Commence la course surchauffée d'une icône médiatique, à la fois provocante, rieuse et malheureuse. Toujours sur la brèche. Elle trouve en Thomas, rencontré sur le tournage des Anges, un rempart et un amour. La roue tourne de plus en plus vite. L'argent, le cash, la notoriété, les flashs. Mais aussi la hantise d'être ramenée partout à sa dimension de bimbo - son nom devient synonyme de vide et de bêtise crasse. Cette reconnaissance toxique ne lui laisse ni répit ni choix réel. Elle raconte le « Nabilla bashing » : l'agoraphobie, le public intrusif, les producteurs minables, d'ouvertures de boîtes de nuit en photos volées. Elle raconte aussi les instants de grâce, l'amour, l'insouciance et l'idéal de la jeunesse. Des bris de conte de fée. Et revient sans fard sur la dispute au cours de laquelle son compagnon est gravement blessé. Incarcérée, Nabilla apprend en cellule, par la télévision, qu'elle encourt trente ans de prison. Elle s'effondre. Trois mois plus tard, malgré le contrôle judiciaire qui interdit tout contact entre eux, elle retrouve Thomas. Tous deux ne se quitteront plus, prêts à devenir un couple hors la loi. Nouvelles cavales, nouvelles errances, jusqu'en Italie, pour fuir les regards. Mais on les reconnaît partout.

  • Je suis une parvenue au sens propre du terme. Issue d'un milieu modeste, culturellement pauvre, j'ai gravi l'échelle sociale en ayant accès à l'éducation. La langue française m'a offert sa richesse, sa beauté m'a émerveillée, sa complexité m'a permis de me dépasser. Ma volonté de maîtriser le français m'a ouvert un univers inespéré... Le journalisme m'a permis l'accès aux grands de ce monde que j'ai côtoyés avec admiration - ou déception - tout en réussissant à garder une distance critique à leur égard en toutes circonstances. Souvent seule femme dans un mode d'hommes, j'ai refusé d'instinct de jouer à la victime. Car une victime n'a d'autre avenir que son bourreau. Or personne ne devait freiner ma rage de vivre.
    J'ai atterri en France, le pays de mes ancêtres et de mon coeur, où je fus accueillie avec affection. J'y ai conforté mon identité québécoise sans jamais être dépaysée. Mon amour passionné des mots fut la clé qui m'ouvrit les portes sans que je n'aie à insister. La controverse et la polémique m'attirent par tempérament. Je n'ai peur que de l'indifférence et du silence vide et asséchant. Depuis les années soixante, je suis spectatrice et participante, une contradiction dans les termes dont je m'accommode, de tous les événements marquants de la politique dans mon pays, en France et ailleurs. Je ne regrette rien, ignorant le ressentiment; quant à la faiblesse humaine, elle ne me surprend guère.
    « Je me souviens » - la devise du Québec - a toujours guidé ma vie. Elle inspire cet ouvrage où la mémoire, la subjectivité et un recul obligatoire guident mon récit.

  • Ce livre est un hommage à feu Mustapha Iznasni, tour à tour militant politique, journaliste, diplomate et militant des droits de l'Homme, décédé le 18 novembre 2019. Né à Tétouan le 29 novembre 1939, feu Mustapha Iznasni, adhère au tournant des années soixante au Parti communiste marocain (PCM), alors interdit et part étudier en Bulgarie. Devenu permanent du Parti à son retour, il est de 1965 à 1967 rédacteur en chef d'Al Kifah Al Watani, l'hebdomadaire toléré du PCM.
    Dans les années qui suivent son départ du Parti, il travaille tour à tour à Al Alam, le quotidien du Parti de l'Istiqlal, à la MAP, à Maghreb information, l'hebdomadaire de l'UMT dont il est un moment rédacteur en chef puis dans les deux quotidiens du Rassemblement national des indépendants (RNI). Il y assure notamment la rédaction en chef d'Al Maghrib, le journal en français. Polyglotte, homme de grande culture, feu Mustapha Iznasni s'est consacré, à partir de la fin des années quatre vingts au combat pour les droits de l'Homme, d'abord à l'OMDH dont il est un des fondateurs, puis à l'Instance Equité et Réconciliation (dont il est un des membres) puis au CCDH et au CNDH, où il a collaboré successivement avec Driss Benzekri, Ahmed Herzenni et Driss El Yazami.
    Cet ouvrage, qui comprend une quarantaine d'articles en arabe, en français et en anglais, paraît dans la même collection qui avait rendu hommage à Abdallah Stouky, Abdelaziz Bennani et Fatima Mernissi. En raison de la pandémie du Covid 19, ce livre est consultable dans sa totalité sur notre site. Une version papier paraîtra dès la fin du confinement.

  • Une minute pour conclure

    Ivan Levaï

    Orphelin d'une femme libre et d'un père inconnu, Ivan Levaï commence sa vie en France, sous Pétain. Il a 7 ans quand le général de Gaulle s'écrie, du balcon de l'Hôtel de Ville : « Nous sommes ici chez nous dans Paris levé, debout pour se libérer, et qui a su le faire de ses mains. » C'est là, près de la Seine, que l'enfant caché venu du Danube décidera d'être français et plus tard journaliste, afin de raconter ce qu'il entend et voit.
    Pendant plus d'un demi-siècle, le chroniqueur, plus européen qu'austro-hongrois, interrogera tous les acteurs de la vie publique, politiques, artistes, créateurs, grands patrons, magistrats et personnalités étrangères...
    Mais c'est aujourd'hui qu'il dit tout des bons et des méchants qu'il a pris le temps d'observer durant sa carrière. En effet, pour Ivan Levaï, c'est à l'heure de conclure une longue et belle vie qu'il convient d'être gai et de chanter. Même si la musique diffusée garde son parfum de nostalgie, prix à payer d'une authentique sincérité.
     

  • Vie privée, vie publique Nouv.

  • « Toute ma vie, on m'a dit : «N'y va pas. Ne fais pas ça, tu vas dans le mur !» Combien de fois a-t-on annoncé ma chute ? Même encore aujourd'hui, avec mes activités sur Internet... À mon âge ! » Des origines très modestes (fils d'ouvriers, orphelin dès 19 ans), des études de commerce interrompues brutalement faute d'argent et un physique pas facile... Sébastien Cauet, le gamin de Marle en Picardie, partait avec de sérieux handicaps. Pourtant, aujourd'hui, il reste un exemple pour les jeunes de province qui rêvent d'un micro sur une station ou sur une chaîne nationale.
    Tel un adolescent hyperactif, il ne tient pas en place et assure les meilleures audiences en télé à partir des années 2000, avec son émission culte « La Méthode Cauet » ; puis en radio, de Fun à Virgin, en passant par Skyrock et NRJ. Mais derrière le bon pote rigolo, le sale gosse avide de blagues potaches, se cache un homme sans cesse pétri d'angoisse et de doutes. Son expérience à la tête de « La Méthode Cauet » sur TF1 correspond ainsi pour lui à six années de calvaire. L'occasion enfin pour lui, dans ce livre, de révéler les coulisses pas toujours reluisantes de la télévision.

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