• Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste à Constantinople ?
    On ne peut plus faire l'histoire de la chute de Rome comme si l'environnement (climats, germes) était resté stable, comme si l'histoire ne se faisait qu'entre humains. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique, qui a favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste.
    Mais les Romains ont aussi été complices de la nouvelle écologie des maladies qui a assuré leur perte. Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats qui transportaient les puces porteuses du bacille ; les routes qui reliaient tout l'Empire ont été à l'origine des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien. Le temps des pandémies était arrivé.

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  • Histoire romaine t.2 : d'Auguste à Constantin Nouv.

    Dans ce tome II de l'Histoire romaine, quatre des meilleurs spécialistes de l'histoire de Rome dressent un portrait vivant de cet empire qui, d'Auguste à Constantin, a dominé le monde.
    L'histoire de l'empire romain a tout pour séduire le lecteur moderne, qui pourra puiser dans son récit bien des leçons sur le temps présent : des personnages hors norme, des portraits de « monstres » façonnés par une historiographie hostile, mais aussi une capacité de résilience qui a permis à un État, né d'une cité installée sur les bords du Tibre, d'imposer sa domination pendant plusieurs siècles et d'assurer à une partie du monde une période de paix qu'elle n'a jamais connue depuis lors.
    Mieux appréhender l'histoire de l'empire romain de l'avènement du principat (29/27 av. J.-C.) jusqu'à l'édit de Milan (313), en mettant en particulier en exergue les ressorts de son gouvernement qui ont alimenté ses capacités de conquête, de résistance et de résilience dans des circonstances parfois difficiles, tel est l'enjeu de ce livre. Il dévoile ce qui fit la force de cet empire mondial, le premier de ce genre, aux limites jusqu'alors inégalées, des extrémités des Îles britanniques aux bordures du Caucase et du plateau iranien, des rives de l'Atlantique à celles de la Caspienne et de la mer Rouge, des bords du Danube aux confins du désert saharien. Ses relations avec le monde extérieur, considéré comme « barbare », un temps contenu au-delà d'une ligne de défense, un limes mouvant, puis sans cesse renforcé, constituèrent une préoccupation des princes qui se succédèrent, soucieux d'assurer la protection de l'empire et de son coeur, l'Italie.
    Dans ce livre aux multiples facettes, quatre des meilleurs spécialistes de l'histoire de Rome dressent un portrait vivant de cet empire qui domina le monde. Le lecteur croisera au fil des pages empereurs, princes, membres de la famille impériale et « maréchaux » que les sources littéraires, tout empreintes de la pensée sénatoriale, se sont plu à distinguer ou à proscrire, mais aussi, au travers de la documentation épigraphique, d'autres moins illustres, qui ont voulu, de même, laisser une trace de leur existence.

  • Quand a commencé l'histoire de Rome ? Les auteurs antiques, comme Tite-Live ou Denys d'Halicarnasse, affirmaient que Rome avait été fondée le 21 avril 753 av. J.-C. par Romulus, qui aurait tracé ce jour-là sur la colline du Palatin le sillon fondateur. Cet ouvrage raconte ainsi comment une modeste cité du Latium s'est imposée aux cités voisines puis à l'Italie et enfin au monde méditerranéen. Des guerres contre les Etrusques aux affrontements avec Carthage, des premières heures de la royauté à l'institution de la République, Catherine Virlouvet et Stéphane Bourdin détaillent les principales étapes de la mise en place de l'entitée politique la plus vaste et la plus durable de l'histoire, qui reste, encore aujourd'hui, une référence incontournable dans la pensée politique moderne.

  • Yann Le Bohec, grand historien militaire, nous livre ici une érudition vaste et authentique, une honnêteté intellectuelle scrupuleuse et un anti conformisme qui signe une pensée dynamique, et une passion pour l'histoire de Rome.
    Cet ouvrage part de l'histoire militaire pour proposer une nouvelle compréhension de l'histoire générale (histoire politique, économique, sociale, culturelle et religieuse). Il se présente comme un complément de La Guerre romaine parue en 2014.
    L'auteur a cherché à décrire puis à expliquer les succès de l'armée romaine sur dix siècles, et son échec final.
    Il a trouvé des guerres et des batailles oubliées par ses prédécesseurs.
    Il décrit les guerres et les batailles, menées par les Romains et aussi en tenant compte de leurs ennemis ; ces derniers ont été jadis négligés et pourtant il est indispensable de les connaître si l'on veut comprendre l'histoire.

    Le livre comprend 11 cartes et 57 planches, dont des inédits, qui permettront de comprendre le texte.

  • L'histoire de Rome est inséparable de ses guerres. De 509 à 338 av. J.-C., la cité mena un « struggle for life ». Puis, elle s'empara, de 338 av. J.-C. à 106 ap. J.-C., de tout le bassin méditerranéen, et elle finit par contrôler un domaine immense. En 406-410 ap. J.-C., elle le perdit.
    Ce livre présente les guerres que Rome a gagnées grâce à un outil militaire exceptionnel, et celles qui ont été perdues. Il montre la supériorité des techniques de combat, de l'armement, de l'organisation et d'un art du commandement sans faille, qui s'est peu à peu éteinte au sein d'un empire confronté à de nouveaux ennemis. En étudiant les sources, les textes, l'épigraphie et les dernières découvertes de l'archéologie, Yann Le Bohec exhume des batailles inconnues et des guerres oubliées, et fait le vivant récit d'une milice de paysans qui a fini par dominer le monde.

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  • Paul Veyne est un savant hors pair : un immense historien de Rome, un très grand latiniste, doublé d'un intellectuel inclassable, déroutant, non conformiste, épris de liberté et étincelant d'humour.
    Cet ouvrage permet de découvrir l'univers d'un homme curieux de tout, de suivre les cheminements de l'écrivain, de l'historien virtuose. La profusion des idées, les notations ou les éreintements jubilatoires, la phrase qui tranche net, le regard à l'affût des sujets les plus divers, l'appétit de savoir, les positions qui s'imbriquent et se superposent sont autant d'ingrédients d'une oeuvre originale, irriguée par la vivacité d'un style libre et inventif.
    Derrière l'apparence trompeuse d'une légèreté parfois déconcertante, la pensée avance, toujours plus subtile. Sur des thèmes volontiers ardus, et abordés avec toutes les ressources de l'érudition, Paul Veyne offre au lecteur des points d'accroche chaque fois saisissants, par leur fantaisie, leur incongruité, leurs anachronismes réfléchis. Il finit ainsi par établir une sorte de familiarité avec des mondes et des hommes à première vue très éloignés de nous.
    Mêlant autobiographie, études d'histoire antique, extraits de traductions de poésie latine et témoignages d'amitié, cet ensemble d'une exceptionnelle densité embrasse la majeure partie de l'histoire et de la littérature du monde gréco-romain, sans cesser d'être en dialogue avec nos poètes et philosophes contemporains.

  • César et la guerre : études d'histoire militaire Nouv.

    La fascination publique pour César semble éternelle. Personnalité hors norme, faiseur de mondes, il a suscité une littérature immense souvent bien éloignée de la réalité du personnage. L'historien Yann Le Bohec, grand spécialiste de l'armée romaine, réunit et met à jour ici ses recherches sur le fameux chef de guerre.
    Ni biographie, ni étude globale, ce livre s'attache à la seule facette militaire du pontifex maximus. S'appuyant sur une immense connaissance des textes anciens, l'auteur met à profit les études et les fouilles des sites les plus récentes, afin d'affiner la chronologie et de mieux connaître les parties en présence, leurs forces matérielles et morales.
    Yann Le Bohec nous offre ainsi des mises au point magistrales sur la manière dont César a conduit ses troupes, avec une force psychologique rare et le soutien des dieux et du droit. Suivant d'abord la chronologie, il explore ensuite certains aspects primordiaux de la guerre?: la poliorcétique, le rôle des esclaves, la guérilla... sans oublier, bien sûr, Vercingétorix et Alésia. Il apporte enfin des éléments pour contribuer à l'histoire militaire de la guerre civile, qui opposa César à Pompée.

    Un livre pour redécouvrir César, stratège et meneurs d'hommes.

  • Un ouvrage unique en son genre, relation écrite par l'acteur principal du drame qu'elle fait revivre, et publiée pendant cette guerre de huit ans, à des fins de propagande personnelle : un tour de force, qui ne fut jamais répété. Cette histoire d'un conflit prolongé est un livre de combat, en même temps que le témoignage le plus ancien et le plus important sur les origines de la France, la Belgique, la Suisse, l'Allemagne rhénane et la Grande-Bretagne.
    C'est bien un grand peuple celtique en pleine évolution que César a gagné à la civilisation latine, ce fut aussi une culture dont nous commençons à entrevoir l'originalité et le raffinement.

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  • L'expansion de Rome entraîna une forme particulière d'organisation sociale : la cité romaine. Dans la continuité de la culture de la cité-Etat méditerranéenne, la civitas fut en effet une modalité territoriale formée par un ou plusieurs centres urbains et son territoire, dont l'adjonction structurait tout l'Empire. Organisée autour d'une communauté de citoyens qui la dirigeait elle-même, le populus, elle jouissait d'une certaine autonomie sous un même droit de cité.
    Matérialisations de cette communauté, édifices et monuments représentaient par excellence l'urbanitas, la vie urbaine. L'urbs fut donc un lieu de socialisation, mais aussi un centre de décisions. En jeu ? La res publica, c'est-à-dire les biens et les intérêts communs de la cité, eux-mêmes fonction des intérêts du reste de l'Empire. Remontant aux origines de notre propre conception de la citoyenneté, Ricardo González-Villaescusa fait renaître de leurs ruines ces lieux centraux qui facilitaient la circulation des personnes, des marchandises et de l'information, ayant créé un grand réseau urbain et, dans les périphéries de l'Empire, une multitude de petites Rome.

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  • Tout à la fois archéologue et homme de télévision, l'Italien Alberto Angela reprend la formule du "docufiction sur papier", qui a fait le succès d'«Empire» (Payot, 2016), pour nous offrir un reportage au coeur du quotidien de Pompéi durant les deux jours ayant précédé le réveil du Vésuve, en 79 de notre ère, puis pour nous décrire la colère destructrice du volcan dans un film catastrophe qui durera l'équivalent d"une troisième journée. Un livre d'histoire qui brise bien des idées reçues à partir des dernières découvertes scientifiques (la catastrophe aurait eu lieu à l'automne et non en août), mais qui possède aussi un tel souffle romanesque qu'on se croirait embarqués à bord d'un «Titanic» de l'Antiquité.

  • Jamais encore l'histoire de Rome n'avait été pensée et racontée ainsi, par le recours à la datavisualisation, à l'infographie. Nourri par l'érudition de John Scheid, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, et extraordinairement mis en musique par Nicolas Guillerat, ce livre offre à tous les publics, avec des niveaux de lectures adaptés à chacun, une plongée dans la Rome antique, de la naissance de l'Empire aux guerres puniques, du système politique romain à l'économie de l'Urbs. Dans une démarche historienne rigoureuse et en puisant aux meilleures sources internationales, mais avec le souci constant de la clarté, les auteurs proposent un livre unique au monde, aussi important par la masse de données qu'il rassemble que par son exceptionnelle proposition graphique. L'histoire, par l'infographie, se voit ainsi offrir un nouveau mode de narration capable de séduire des lecteurs de tous âges et horizons.

  • Rome et le monde romain comme on ne vous les a pas racontés, et comme les manuels ne peuvent pas les raconter.
    Depuis Romulus jusqu'à la chute de l'empire, ce livre secoue nos certitudes et tend parfois un miroir à nos préoccupations contemporaines, parlant de fake news et de politique-spectacle, d'accès à la citoyenneté entre asile généralisé et fermeture, d'images paradoxales de l'Urbs, de génocides étalés avec complaisance à côté de quelques discours humanitaires, d'une hostilité prétendue au progrès scientifique, de représentations du limes construites en fait au XIXe siècle, d'une extraordinaire et bien réelle capacité à gérer de terribles défaites (parlera-t-on de résilience ?), de l'escamotage des langues de l'empire autres que le latin et le grec, du moins jusqu'aux prêcheurs chrétiens, de l'importance des prodiges et de la multiplicité des cultes locaux, ou encore des « invasions barbares » et du foisonnement des hypothèses sur la chute de l'empire... L'érudition et la familiarité s'associent en un récit passionnant et décapant.

  • En 212, l'empereur Caracalla confère par édit la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'Empire. Cette mesure couronne une évolution séculaire vers un empire à la fois politiquement unifié et culturellement universel. En 527, les élites romaines prennent conscience que les royaumes gothiques ont achevé de tuer l'Empire d'Occident. Le passage de témoin à l'Empire byzantin se réalise dans un V siècle qui se termine lorsque l'empereur Justinien tente de reconstituer une unité impériale universelle, sur des bases devenues profondément différentes de celles qui avaient fondé l'Empire romain.
    La longue période qui va de 212 à 527 a ainsi vu se produire des transformations impressionnantes : la fin d'une société d'ordres, la fusion des populations barbares et des populations provinciales, la déconstruction politique de l'Empire romain, la diffusion du christianisme. L'Antiquité tardive est aujourd'hui le sujet de vifs débats entre les historiens qui veulent réactiver la notion de déclin de la civilisation.

  • Une journée dans la Rome antique ; sur les  pas d'un Romain, dans la capitale du plus puissant des empires Nouv.

    Une journée dans la Rome antique sous le règne de Trajan, quart d'heure par quart d'heure, par l'auteur d'«Empire» et des «Trois Jours de Pompéi; »après ces deux succès et avec un même talent de conteur, Alberto Angela immerge si bien ses lecteurs dans l'Antiquité romaine qu'il fait presque d'eux des Romains afin qu'ils la comprennent mieux. Un livre qui s'est vendu à plus de 500 000 ex. en Italie.

  • Connaissez-vous la triste fin de Jules César ? les goûts littéraires et culinaires d'Auguste ? Savez-vous que Néron, pendant le grand incendie qui ravagea Rome en 64 après J.-C., récitait des vers sur la prise de Troie ? Caligula a-t-il vraiment fait consul son cheval ?
    Fourmillant de détails et d'anecdotes croustillantes, les Vies des douze Césars, rédigées par Suétone vers 120 après J.-C., retracent l'existence des douze premiers empereurs : leur naissance et leur mort, leur avènement, leurs guerres, leurs crimes, leurs moeurs et les événements marquants de leur règne.
    Tout à la fois oeuvre d'historien et oeuvre littéraire, elles se sont imposées comme un véritable modèle pour les historiographes des siècles suivants.

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  • « La mythologie est évidemment une série de mensonges. Mais ces mensonges ont été, durant de longs siècles, des sujets de croyance. Ils ont eu, dans l'esprit des Grecs et des Latins, la valeur de dogmes et de réalités. À ce titre ils ont inspiré les hommes, soutenu des institutions parfois très respectables, suggéré aux artistes, aux poètes, aux littérateurs l'idée de créations et même d'admirables chefs-d'oeuvre. » Commelin.

    Ces magnifiques et magiques mensonges que sont les mythes, Commelin nous les restitue avec respect et exactitude. Son précis de mythologie est, depuis des générations, la référence en la matière.

    Édition illustrée.

  • Il n'est certes pas facile d'être à la fois Montaigne (1533-1592) et Rousseau (1712-1778). C'est pourtant ce que je me propose de faire ici, parce que ce livre - personnel - est le fruit de nombreuses lectures et de non moins nombreux voyages, tous ponctués d'images, fixes ou mobiles, chacun à des moments différents de mon existence, dans des circonstances différentes et avec des gens différents. Aucun de ces voyages à Pompéi ne ressembla aux autres, aucun ne fut simplement banal. Chacun d'entre eux eut son charme particulier. Rousseau soit. Et Montaigne ? Tout simplement parce que le plaisir partagé n'en a que plus de prix, parce que les derniers rayons du soleil peuvent encore réchauffer le coeur et les sens et que le seul héritage qu'un amoureux de Pompéi puisse transmettre c'est justement cet amour, sous toutes ses formes, y compris et surtout celles qu'on n'attendrait pas. Promenades insolites, promenades que le visiteur de Pompéi n'a pas l'habitude de faire, et dont le promeneur solidaire que j'ai envie d'incarner (le lecteur, toujours indulgent, pardonnera ce mauvais calembour) se fera le guide. De tous ceux qui, par manque de temps ou de connaissances, seraient passés à travers des aspects méconnus de Pompéi et n'auraient pu voir, au-delà d'une visite formatée, les richesses inépuisables de cette petite cité provinciale à laquelle un destin brutal et tragique donna le statut de mythe.

  • L'histoire de Rome que dépeint ce volume est celle de l'apogée d'un empire « mondial ».
    Comment une petite cité est-elle parvenue à dominer un ensemble de terres s'étendant de l'Écosse et du Danube au désert africain, de l'Atlantique au Proche-Orient, et à établir cette domination de manière assez durable pour marquer profondément l'histoire de tous ces territoires ?
    Le succès de la domination romaine tient pour une bonne part à une conception ouverte de la citoyenneté. Le recensement de 70 av. J.-C. régla un conflit qui avait opposé Rome aux Italiens, une vingtaine d'années auparavant. Tous les hommes libres de la péninsule formèrent désormais le populus Romanus. Près de trois siècles plus tard, en 212 apr. J.-C., Caracalla attribua le bénéfice de la civitas Romana à tous les habitants libres de l'empire. Or, durant la période délimitée par ces deux mesures, les possessions romaines s'étaient étendues bien au-delà des rivages de la Méditerranée.
    Cette expansion fut l'oeuvre collective des soldats romains et de leurs chefs.
    Garants d'une domination qui se prétendait universelle, et qui avait pour siège la plus grande ville de l'Antiquité, les princes adaptèrent la Cité au gouvernement du monde.
    L'ouvrage retrace cette histoire et restitue la cohérence d'une construction impériale singulière, qui servit - plus tard - de modèle à bien d'autres empires.

  • Et si la formation de l'Empire romain résultait autant de ses victoires que de ses défaites ?
    Dans cet ouvrage, Pierre Cosme retrace le récit de dix batailles romaines parmi les plus emblématiques. Ces batailles sont passées à la postérité parce qu'elles ont représenté de véritables tournants dans l'histoire du monde romain. Chaque chapitre permet au lecteur de mieux saisir ce qui a rendu la bataille évoquée décisive. Une telle approche mettra également en évidence certaines originalités de l'histoire militaire romaine.
    Alors que les légions de Rome sont volontiers présentées comme invincibles, le livre aboutira à une vision plus nuancée de la formation de l'Empire romain, qui n'a pas été un phénomène continu et irréversible. Mais il abordera aussi, par le biais militaire, deux questions qui font depuis longtemps l'objet de débats incessants : la place des barbares dans l'armée romaine et la disparition de l'Empire en Occident.

  • Yann Le Bohec nous plonge dans la vie quotidienne des soldats romains à l'apogée de l'empire, de 31 av. J.-C. à 235 ap. J.-C. : qui étaient les hommes recrutés pour faire la guerre, comment se déroulait une journée au camp, comment les soldats conciliaient leur religion et leur métier, leur vie familiale et leurs loisirs, quelles étaient les punitions, corvées, récompenses...
    À partir des sources disponibles (les textes des grands auteurs, l'épigraphie, la papyrologie et la numismatique), et des nombreuses et récentes découvertes des archéologues, notamment les ostraka, les papyrus et les tablettes, l'auteur nous permet de comprendre pourquoi l'armée romaine du Principat a atteint un niveau d'excellence sans exemple dans l'histoire.
    Avec ce nouvel ouvrage, Yann Le Bohec, le grand spécialiste de l'armée romaine, apporte une contribution précieuse et originale à l'histoire militaire.

  • Le 25 octobre 79 pourrait être la nouvelle date officielle de l'éruption du Vésuve - et non le 24 août comme on le supposa fort longtemps - à l'automne plutôt qu'à l'été, quand la lumière décline et que les récoltes sont terminées. C'est l'une des nombreuses découvertes des fouilles entreprises depuis 2018 par Massimo Osanna, le directeur du site archéologique de Pompéi. Car on pensait tout savoir ou presque sur Pompéi, dont la visite offre littéralement un voyage dans le temps, sans imaginer qu'on pouvait encore y découvrir des trésors. Les premiers résultats furent au-delà des espérances, comme en témoignent les demeures magnifiques aux fresques soignées - la maison d'Orion avec ses énigmatiques mosaïques, les inscriptions de la maison du Jardin, ou l'oeuvre évocatrice de Léda et le cygne.
    Grâce aux récentes technologies, on en sait beaucoup plus sur la vie quotidienne, les rituels et les fêtes. C'est cette nouvelle histoire de Pompéi que Massimo Osanna a entrepris de raconter dans un récit qui montre à la fois le travail opéré sur un chantier de fouilles et ses riches enseignements à qui sait les décrypter. Dans les pas du chercheur, le lecteur se faufile partout : dans les maisons aux alcôves équivoques, dans les tavernes des gladiateurs, dans les rues abandonnées brutalement sous le déluge de cendres ardentes, tuant sur le coup les Pompéiens, désormais figés pour l'éternité dans leur course.

  • Renouant avec deux traditions bien antiques - celle des chroniqueurs et celle des itinéraires circulaires -, Giusto Traina propose un tour du monde romain de l'année 428. Les temps changent, imperceptiblement : le crépuscule de l'Antiquité devient l'aube du Moyen Âge.
    428 est une année sans presque autre événement mémorable que la chute du royaume d'Arménie, perdu aux confins d'un Empire romain déclinant. Pourtant, cette année ordinaire est loin d'être une année sans histoire : rien n'est fait, rien n'est joué, tout est en train de se faire. Le paganisme s'étiole avec panache, plusieurs fonctionnaires civils et beaucoup de commandants militaires ont des noms qui quelques années auparavant auraient semblé barbares. Les temps changent, imperceptiblement : le crépuscule de l'Antiquité devient l'aube du Moyen Âge.

    Giusto Traina propose un tour du monde romain en 365 jours, où le lecteur découvre villes, palais, monastères, et surtout, à côté des grands noms comme Saint Augustin, Théodose II, ou le roi des Vandales Genséric, les figures peu banales et hautes en couleur du Sarrasin al-Mundhir, du Copte Chenouté ou encore de l'extraordinaire Galla Placidia, qui fut successivement épouse d'un roi barbare, impératrice d'Occident, et enfin reine mère du jeune Valentinien III.

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  • Les Romains étaient-ils vraiment les bons vivants éclairés, libres dans leurs moeurs et dans leurs pensées, comme le laissent imaginer leurs statues, leurs poèmes érotiques et leur réputation de décadents ?

    Paul Veyne présente plutôt une société puritaine, dans laquelle on ne fait l'amour que la nuit sans allumer les lampes de peur de souiller le soleil, et qui semble avoir inventé le mariage chrétien avant les chrétiens ! Il n'en reste pas moins que les tabous existent pour être transgressés et que toutes les formes de perversion (sexuelles ou sociales), ainsi que la corruption politique, font partie intégrante de la vie des Romains dans l'Antiquité. C'est tout cela que nous pouvons découvrir à travers ce recueil de textes qui traitent entre autres de l'éloge de la virilité, de l'avortement, de l'homosexualité, des gladiateurs ou encore de la corruption...

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  • La conquête romaine est un fait majeur de l'Antiquité. Pourtant, la dimension fiscale de cette histoire, bien que tout à fait essentielle, n'a jamais donné lieu à une étude particulière et approfondie. C'est chose faite avec ce livre, appelé à devenir un ouvrage de référence. Comment la cité de Rome a-t-elle utilisé l'arme fiscale pour mobiliser des capacités militaires et financières sans équivalent pour l'époque ? Peut-on mesurer ce que la conquête a rapporté et quel a été son coût ? Les Romains n'ont-ils fait que mener une entreprise de pillage à grande échelle, ou bien se sont-ils efforcés de construire un empire dans lequel le consentement fiscal a eu sa place, dans le droit fil de leur expérience civique ? Par quels moyens, enfin, ont-ils réussi à concilier l'adhésion des populations sujettes avec le maintien de leur rente fiscale ? Ce sont autant de questions, parmi bien d'autres, auxquelles Tribut apporte une réponse.
    C'est donc dans une enquête captivante que le lecteur est conduit, revenant sur nombre d'idées reçues et débouchant sur une vision inédite de l'Empire romain. Plus largement, ce livre s'adresse aussi à tous ceux qui, à travers l'ensemble des périodes historiques, s'intéressent à l'analyse des grands régimes de domination.

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